‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 168 sur 470 · ERYSIMUM VELAR · texte numérisé non relu

ERYSIMUM VELAR

carbone, do V hyd7'ogène, àe Voxygène, ûeXazote, de l’^brfe, du so?</>-e et du ;)/<osphore.

Elle contient une ^'^■asse et cède àl’eau une petite quantité Xi iode, qu’elle renferme, sans doute, à l’état d’iodure alcalin.

On a trouvé encore dans l’éponge beaucoup de carbonate et de phosphate de chaux, du sulfate de chaux, du sel marin, de la silice, de la magnésie, de Valumme et de V oxyde de fer.

Usasfos. — On fait un grand usage des éponges dans l’économie domestique. En pharmacie, les éponges fines sont employées comme médicament; lorsqu’elles ont été bridées ou calcinées en vases clos, elles sont employées avec avantage pour la guérison des goitres. L’éponge calcinée fait partie de la poudre de Sancy. Les éponges préparées dites à la cire, à la ficelle, servent à dilater les plaies.

Falsiflcations. — Les éponges sont le plus ordinairement fraudées par l’introduction de cailloux, de sable' (1), dans leurs mailles, ce qu’un examen attentif permet de reconnaître aisément. Il suffit, du reste, de les agiter au sein de l’eau ou de les battre assez fortement pour en dégager la plus grande partie des substances étrangères qu’elles recèlent. Elles ne doivent pas faire effervescence par l’acide chlorhydrique.

Elles sont souvent blanchies artificiellement, soit à l’aide du chlore, soit au moyen des hyposulfites et d’un acide, ou par l’acide sulfureux lui-même, ou par ce dernier précédé de l’action d’un bain de permanganate de potasse. Ce procédé, qu’on met souvent en pratique aujourd’hui, laisse dans les éponges un peu d’un sel de manganèse qu’il est facile d’enlever par l’acide chlorhydrique. En chassant l’excès de celui-ci par évaporation, on pourra caractériser le manganèse dans la solution, par les sulfures alcalins qui donnent avec lui un précipité couleur de chair.

Le blanchiment artificiel les altère et les rend faciles à déchirer.

On imite aujourd'hui les éponges à l’aide de la gutta-percha qu’on rend poreuse par insufflation d’air dans sa masse à demi fondue. Ces produits sont distincts de l'éponge parleur couleur, leur moindre souplesse et parce qu’ils ne sont pas azotés ; aussi ne dégagent-ils pas d’ammoniaque lorsqu’on les chauffe avec un alcali [Er.B.).

Les éponges calcinées sont additionnées quelquefois de tem'e, de pierres, afin d'en augmenter le poids. Cette fraude grossière est facilement reconnue. Pour l’éviter, le pharmacien doit torréfier lui-même des éponges convenablement choisies.

ESPRIT-DE-BOIS, — V. Alcool métuylique.

ESPRIT-DE-VIN. — V. Alcool.

ERYSIMUM VELAR. — L’ erysimum velar [Sysimbrium officinale, Crucifères) est une plante annuelle dont la lige rameuse haute de 40 à 60 centimètres, part d'une rosette de feuilles radicales. Ses rameaux disposés horizontale-

(1) En 18G0, nous avons pu extraire jusqu’à 4i p. 100 de sable contenu dans certaines éponges fines du commerce. Quelques personnes prétendent que l’eau gommée sert d’intermédiaire pour fixer le produit qui doit augmenter le poids de cette marchandise (A. Ch.).

ESSENCES

ment, portent des feuilles dont les inférieures sont roncinées, tandis que les supérieures sont hastées. Ses fleurs sont petites, jaunes, en grappes au sommet des rameaux. Les siliques qui leur succèdent sont courtement pédicellées et appliquées contre l’axe.

C’est une plante commune que l’on rencontre le long des chemins et des murs et près des habitations.

Falsiflcations. — M. Timhal-Lagrave a fait remarquer qu’on lui substituait souvent aujourd’hui le Raphanus landra (Crucifères) ; mais celui-ci s’en distingue par ses racines vivaces émettant plusieurs tiges rameuses dès la base, lesquelles sont hérissées de poils raides. Les feuilles inférieures sont lyrées, à 9 ou 10 segments décroissants de haut en bas, entremêlés de petits lobes. Celles des rameaux sont plus simples et peu nombreuses. Les fleurs présentent une corolle assez grande, jaune de soufre veinée de violet. Les siliques sont étalées, renflées aux points correspondant aux graines.

La Scabieuse maritime (Dipsacées), qu’on lui a substituée également, a des feuilles caulinaires, pinnatifides, à lobe terminal beaucoup plus large et denté. La corolle est à cinq divisions violettes, etc.

ESSENCES. — Les essences, ou huiles volatiles, huiles essentielles, sont des corps volatils contenus dans les plantes, le plus souvent dans la fleur, le fruit ou la feuille, rarement dans la tige ou la racine, et que l’on peut extraire par distillation ou, pour quelques-unes [essence de citron), par expression. 11 en est qui ne préexistent pas chez les végétaux, mais qui se forment par réaction chimique (essences d'amandes amères, de mouta?'de).

Ce sont des substances qui ont une odeur forte et caractéristique (celle des plantes qui les ont fournies), une saveur âcre et brûlante. Elles sont solides ou liquides : on appelle stéarop>tènes les essences solides, et élæoptènes celles qui sont liquides. Le plus grand nombre des essences, dans l’état où on les retire des plantes, sont un mélange de plusieurs huiles volatiles différentes, soit d’élæoptènes ou de stéaroptènes entre eux, soit d’élæoptènes et de stéaroptènes.

Les essences sont tantôt plus légères, tantôt plus pesantes que l’eau ; leur densité varie de 0,847 à 1,S42 ; leur point d’ébullition a lieu depuis 160“ jusqu'à 260“. On remarque que leur volatilité est en raison inverse de leur poids spécifique, de telle sorte que les plus denses sont les moins volatiles. Les huiles lourdes sont ordinairement celles des plantes venues dans des climats trèschauds, exemple : les essences de cannelle, de girofle, de sassafras, etc. Les essences indigènes sont, en général, plus légères que l’eau.

Leur indice de réfraction varie de l’une à l’autre, ainsi que leur pouvoir rotatoire dextrogyre ou lévogyre : quelques-unes cependant sont inactives.

La couleur des essences est variée, mais elle ne leur est pas propre ; elle paraît due aux matières qu’elles tiennent en dissolution. Elles sont tantôt incolores, tantôt jaunes, rouges ou brunes; quelques-unes sont vertes, d’autres bleues (1). Elles sont très-inflammables, plus que les huiles grasses, et brûlent avec une flamme fuligineuse. A la température ordinaire, elles absorbent l’oxygène ; il se forme souvent alors un peu d’acide carbonique. Cette oxydation produit une sorte de matière résineuse qui épaissit l’huile et la colore.

(1) M. Piesse a isolé, des essences colorées, un principe bleu {azutène) et un principe jaune qui suffisent à expliquer leurs colorations diverses.

ESSENCES

L’action de la lumière donne également de la couleur aux essences, les altère et hâte leur épaississement. 11 faut donc les conserver dans des flacons bien bouchés, couverts de papier noir, et mettre ceux-ci dans des lieux obscurs et aérés. Il paraîtrait même que, lorsque les vases sont mal bouchés, l’absorption d’oxygène peut vicier l'air et le rendre dangereux à respirer.

Les essences sont peu solubles dans l’eau; toutefois, elles lui communiquent leur odeur ; elles sont très-solubles dans l’alcool, d’autant plus que ce dernier est plus concentré ; elles se dissolvent aussi très-bien dans l’acide acétique et dans quelques autres acides végétaux.

Toutes les essences dissolvent le phosphore, le soufre, les huiles fixes, les résines, le caoutchouc, la cire, etc.

Par rapport à leur composition élémentaire, on les divise en essences exemptes (V oxygène ou hydrocarhonées (essences de térébenthine, de citron, éi orange, de genièvre, etc.) ; en essences oxygénées (essences éi amandes amères, éianis, ÔL aspic, de bergamote, de cajeput, de camomille, de cannelle, de girofle, de lavande, de romarin, de sassafras,eXc,.)\ en essences sulfurées (essences A^moutarde noire, à! ail, etc.). Mais cette classification ne correspond en aucune façon aux diverses fonctions chimiques que nous offrent ces corps. Ils ne sont groupés ici, en dehors de leur composition élémentaire, que par leur commune origine, leur mode d’obtention, leurs caractères physiques, mais nullement par leurs propriétés chimiques fondamentales.

Usa^ea. — Les essences sont très-usitées dans l’art du parfumeur ; dans l’industrie, on en emploie quelques-unes pour dissoudre les résines et former des vernis. En médecine, on les prescrit rarement seules ; on les applique pures sur les dents cariées ; quelquefois on s’en sert en frictions excitantes. On les utilise plutôt sous forme de pastilles et de tablettes, de sirops, d’émulsions, d’électuaires, de solutions aqueuses {eaux distillées) et de solutions alcooliques [alcoolats, esprits).

Altérationa. Faiaificationa. — Dans le commerce, il n’est pas de produits plus falsifiés que les essences. Les falsifications les plus ordinaires consistent dans l’addition de Y alcool, d’une huile grasse, de résines ; dans le mélange avec d’autres essences de moindre valeur, telles que l’essence de térébenthine. On leur a ajouté quelquefois de la teinture de savon, àwchloi'o forme. Enfin elles peuvent être altérées par le contact prolongé de Vair qui les colore et les résinifie et par la présence d’un peu à.' eau.

Air. — Lorsque les essences ont vieilli à l’air et à la lumière, elles sont plus colorées, plus épaisses, plus odorantes, mais d’une odeur moins agréable et en quelque sorte irritante. Elles laissent à l’éva- 'lubé pour poration un résidu fixe résinoïde plus ou moins abondant. d,eXi’ai-

Eau. — Celle-ci rend les essences plus ou moins troubles et lou- cooi dans ches. C’est ce qui leur arrive surtout lorsqu’on y ajoute plusieurs fois leur volume de benzine, les gouttelettes d’eau qui se séparent alors produisent un trouble d’autant plus marqué qu’il y a plus de liquide aqueux dans l’huile essentielle [Lauchs).

Alcool. — Pour reconnaître la présence de Yalcool, on devra agiter avec de Veau, dans un tube de verre gradué, une quantité déterminée d’essence : si elle contient une proportion d’alcool un peu forte, l'eau s’en empare, prend une Chevalliek et Baudbimont, 5' édit. 24

sol

go

iO

ESSENCES

apparence laiteuse, et l’essence diminue de volume, ce que le tube gradué permet d’apprécier (fig. 79).

Borsarelli a proposé l’emploi du chlorure de calcium, et Wülstein et Bernouilli celui de X acétate de potasse, pour reconnaître la présence de l’alcool dans les essences. On prend un tube de verre gradué, et fermé :\ l’une de ses extrémités; on le remplit aux deux tiers avec l’essence suspecte, et on y ajoute peu à peu, et à plusieurs reprises, des fragments de chlorure de calcium sec ou d’acétate de potasse en poudre; on bouche et l’on chauffe au bain-marie, pendant quatre à cinq minutes, en agitant de temps en temps, puis on laisse refroidir lentement. Si l’essence est pure, la surface du chlorure ne change point; si, au contraire, l’essence contient de l’alcool, il se forme une couche inférieure liquide, qui est une solution alcoolique de chlorure de calcium ou d’acétate de potasse. Quand le sel cesse de se dissoudre, le volume d’essence restant indique par différence la proportion d’alcool qui se trouvait dans le mélange ; s’il n’y a que très-peu d’alcool, le chlorure prend seulement l’aspect d’une masse blanche et adhérente.

Un moyen préférable consiste à soumettre l’essence à l’action du bain-marie dans un appareil distillatoire (fig. 80) ; l’alcool passe avec une faible quantité

Fig. 80. — Distillation au bain-marie. Appareil pour rechercher l’alcool dans les essences.

d’essence, et l’essai par l’acétate de potasse donne des résultats plus positifs. On agite ensuite le produit distillé avec un peu d’acétate, et on y ajoute de l’acide sulfurique; en chauffant, il se développe immédiatement une odeur d’éther acétique (Silva).

M. Oherdorffer a recommandé autrefois l’emploi du noir de platine, mis (sous une cloche auprès d’une soucoupe contenant l’essence à essayer, pour produire, par le concours Je l’oxygène atmosphérique, de l'acide acétique aux dépens de l’alcool qu’elle peut contenir : un papier bleu de tournesol placé sur le noir indique la transformation.

ESSENCES

Autrefois aussi Béral avait proposé l’emploi d’un globule de potassium pour essayer les essences : celles qui sont simplement hydrocarbonées ne dégagent d’hydrogène avec ce métal que lorsqu’elles sont additionnées d’alcool. Mais le potassium a l’inconvénient d’agir sur un grand nombre d’essences oxygénées et surtout sur l’eau qu’elles peuvent toujours retenir, ce qui rend cet essai incertain.

Suivant l'uscher, les essences mélangées d’alcool dissolvent la fuchsine en se colorant, ce qu’elles ne font pas à l'état de pureté : on y reconnaîtrait ainsi 1 p. 100 d’alcool. Mais, d’après M. Massignon, ce mode d’essai n’est pas exempt d’erreur, puisque les essences de géranium et de cannelle peuvent dissoudre un peu de cette matière colorante.

D’après Righini, Y huile d‘ olive agitée avec une essence pure s’y dissout sans en rien séparer. Contient-elle de l’alcool, celui-ci vient alors surnager leur mélange. C’est le contraire qui se produit, suivant Dœttger, lorsqu’on agite une essence avec son volume de glycérine de 1,25 de densité : le mélange se sépare en deux couches égales si l’essence est pure ; s’il y a de l’alcool, il se dissoudra dans la glycérine dont il augmentera le volume proportionnellement au sien.

Huiles grasses et résines. — Lorsque les essences contiennent des huiles grasses, elles sont moins fluides ; par l’agitation, on voit des bulles d’air adhérer à la surface du liquide. Pour reconnaître la présence de ces huiles, on peut mêler l’essence avec huit fois son volume d’alcool à 96® : si elle est pure, elle s’y dissout entièrement; dans le cas contraire, on aperçoit deux couches. Ce moyen ne permettrait pas de reconnaître l’huile de ricin (1), qui se dissout également dans l’alcool; mais la fraude serait facilement dévoilée par l’épreuve au moyen de la chaleur, applicable au mélange des autres huiles grasses ou des résines avec les essences, et qui consiste à verser sur du papier buvard quelques gouttes de l’essence à essayer : on chaulfe ; l’essence se volatilise, et l’huile fixe ou la résine tachent le papier. Si c’est de la résine, l’alcool enlève la tache, qui persiste dans le cas contraire. Enfin, une essence portée au milieu de l’eau en ébullition se volatilisera totalement en ne laissant qu’un peu de résine ou en abandonnant l’huile grasse qu’elle pouvait renfermer et qu’on saponifiera ensuite par un alcali.

Draper a proposé le moyen suivant pour constater la présence de Y huile de ricin dans une essence : versez 20 gouttes de l'huile suspecte dans une petite capsule en porcelaine, et chauffez au bain de sable jusqu’à ce que l’odeur particulière à cette huile cesse d’être sensible. Au résidu, s’il y en a, ajoutez 5 ou 6 gouttes d’acide nitrique, et, après l’action, diluez avec une solution de carbonate de soude : s’il y a de l’huile de ricin, l’odeur de l’acide œnanthylique (2) sera immédiatement perçue.

Aleoolé de savon. — La teinture de savon se reconnaît à l’écume qui se forme par l’agitation brusque du produit. De plus, l’addition d’un acide y détermine la précipitation d'un corps graisseux, parfois solide, lequel surnage la couche aqueuse où restent en dissolution l’alcali du savon et l’acide ajouté.

(1) Cette huile, d’ailleurs, est trop visqueuse pour pouvoir servir à ce genre de fraude.

(2) Cet acide résulte de l’action de l’acide azotique sur l’huile de ricin.

ESSENCES

Huiles volatiles étrangères. — La falsification des essences par d’autres de moindre valeur ou de qualité inférieure est très-difficile à reconnaître : par cela même, on la pratique souvent. Ce n’est que par comparaison avec des essences reconnues pures qu’on parvient à constater ces adultérations : on évapore doucement un peu d’essence et on compare l’odeur à divers moments ; mais quand le mélange a été fait avec des essences d’odeur analogue, il faut la plus grande habitude pour découvrir la fraude.

En 18“29, MM. Violet et Guenot, parfumeurs à Paris, ont inventé un pèseessences, ou aréomètre portant deux échelles, l’une ascendante, pour les essences plus légères que l'eau, l’autre descendante, pour les essences plus lourdes : dans ce dernier cas, on fixe à l'extrémité inférieure de l’instrument un petit poids qui lui sert de lest et que l’on enlève après l’expérience. A l’aide de cet appareil, on peut apprécier la pureté relative de quelques essences {bergamote, citron, fleurs d’oranger, girofle, rose, etc.). MM. Violet et Guenot ont dressé une table indiquant la pesanteur spécifique d’un certain nombre d’entre elles à divers degrés de température (1).

On a proposé l’emploi du nitro-prussiate de cuivre bien sec (qu’on prépare en précipitant le sulfate de cuivre par le nitro-prussiate de soude) pour distinguer les essences hydrocarhonées des essences oxygénées. Pour cela, on les lait bouillir pendant deux ou trois minutes avec un peu de ce réactif, qui donne un précipité vert-bleuâtre dans les premières, sans les colorer, tandis qu'il devient noirverdâtre ou brun dans les essences oxygénées, en les colorant en jaune-brun ou en vert {JJoppe). Le premier groupe comprend les huiles volatiles de citron, de genièvre, de néroli, d’orange, de sabine, de térébenthine, ainsi que celles d’amandes amères et de moutarde. Le deuxième groupe renferme les essences d’absinthe, de cajeput, de cannelle, de carvi, de fenouil, de girolle, de lavande, de marjolaine, de mélisse, de menthe, de rue, de sauge et de semencontra.

Niepce de Saint- Victor divise les essences en deux catégories :

1“ Les unes troublent les éthers sulfurique, acétique; 2® les autres troublent la benzine et l’huile de naphte.

Celles qui troublent les éthers ne troublent pas la benzine, et celles qui troublent la benzine ne troublent pas les éthers.

Essences troublant les éthers.

r« CATÉGOniE.

2“ Catégorie.

Esse?ices troubtant la benzine.

Absinthe.

Aneth.

Angélique.

Anis.

Badiane.

Bigarade.

Bois de cèdre.

— de sassafras.

Camomille R.

Cardamome petit.

Carvi.

Cédrat.

Céleri.

Cliervi.

Citron.

Copaliu.

Cumin.

Estragon,

Amandes amères. Aspic.

Basilic

Bergamote.

Cajeput.

Calamus Cannelle Ceylan.

Géranium.

Girofle.

Lavande.

— fleurs.

Laurier-cerise.

— franc.

Marjolaine.

Mélisse.

Mentlie pure.

Patchouli.

Piment Jamaïque.

Fenouil amer.

— doux.

Genièvre.

Gingembre.

— Giroflée.

Coriandre.

Cubèbe.

— Chine.

(1) Journ, de pliarm., t. XV, p. 385.

ESSENCES

1'® Catégorie.

Essences troublant les éthers.

2' Catégorie.

Essences troublant la be7tzhie.

Hysope.

Macis.

Muscade.

Myrte.

Néroli.

Petits grains.

Poivre.

Rue.

Sarriette.

Sabine.

Pouliot.

Romarin.

Rose d’Orient.

Sauge.

Semen-contra.

Serpolet.

Tamarin.

Thym.

Verveine.

Vétiver.

Vin.

Wintergreen.

Oranger de Portugal. Térébenthine.

Persil,

Valériane.

Les quati'e liquides suivants troublent

Les trois liquides suivants troublent la benzine.

les éthers.

Benzine.

Chloroforme.

Huile de naphte rectifiée.

Sulfure de carbone.

Alcool.

Esprit de bois.

Les éthers.

« On peut facilement, d’après ce tableau, distinguer si une essence de la première catégorie est pure ou mélangée avec une de la seconde ; de même pour celles de la deuxième catégorie.»

« Il est bien important, pour faire ces expériences, d’opérer sur des essences pures et non pas rectifiées ou distillées, surtout pour celles de la deuxième catégorie, qui par la distillation perdent la propriété de troubler la benzine ; mais si une essence de cette catégorie contient une essence de la première, elle troublera les éthers, quoique ayant été rectifiée.

D’après un travail de M. Gault, les essences hydrocarbonées ne se dissolvent qu’en faible proportion dans l’alcool à 86", employées dans le rapport de 1 à 3 p. d’alcool. Au contraire, les essences oxygénées ou sulfureuses se dissolvent plus ou moins rapidement dans le même alcool employé dans les mêmes proportions. Le mélange des essences de la première catégorie avec celles de la seconde, même dans la proportion de I/IO, donne lieu à un dépôt globulaire.

Recherche de l'essence de térébenthine. — Les essences des labiées (essences à'aspic, de lavande, de marjolaine, de menthe poivrée, de romarin, de sauge, etc.) sont ordinairement falsifiées avec l’essence de térébenthine ; pour cela, on distille les deux essences ensemble, en y ajoutant un peu d'essence de lavande, pour mieux masquer l’odeur de térébenthine. Souvent encore, on ajoute l’essence de térébenthine au moment même de la distillation des plantes. Cette dernière se reconnaît, en général, à son odeur, qui se manifeste lorsqu’on fait évaporer dans le creux de la main quelques gouttes d’huile suspecte, ou en y trempant un papier et l’exposant à l’air. Mais ce moyen n’est plus applicable lorsque l’essence de térébenthine se trouve en faible proportion dans l’huile volatile, ou que celle-ci a une odeur capable de masquer celle de la première.

En 1838, M. Méro a fait connaître un procédé propre à déceler le mélange de l’essence de térébenthine avec les essences de labiées. Ce procédé est basé sur la propriété qu’elle possède de dissoudre les huiles fixes avec une grande facilité. On prend 3 grammes environ A'huile d’œillette, que l’on met dans un tube gradué; ensuite on ajoute une quantité égale de l’essence à essayer. On agite le mélange, qui devient laiteux et ne s’éclaircit qu’après plusieurs jours de repos si l’essence est pure ; tandis qu’il reste transparent s’il y a de l’es-

ESSENCES

sence de térébenthine. M. Méro a pu de cette manière reconnaître des mélanges ne contenant que 5 p. 100 d’essence étrangère, et assigner trèsapproximativement les proportions de ces mélanges. Mais ce procédé n’est pas propre à faire retrouver l’essence de térébenthine dans celles de thym et de romarin.

Lorsque les huiles essentielles sont additionnées à'essence de térébenthine, celle-ci décolore la teinture d’indigo qu’on lui ajoute. Mais cette propriété est partagée par les huiles volatiles d’orange, d’aneth, d’angélique, de cédrat, de cassie, de menthe poivrée, de lavande, de genièvre, de sabine, de sauge et de sarriette ; tandis que les essences d’anis, girofle, carvi, cajeput, bergamote, calamus, fenouil, hysope, persil, serpolet, romarin, thym et valériane ne possèdent pas ce caractère {FrederMng).

On peut avoir i-ecoui s à Valcool n 80“ pour rechercher l’essence de térében-

Fig. 81. — Flacon pour pren- Fig. 82. — Appareil pour la détermination du point d’ébullition des liquides: t, dre le poids spécifique des thermomètre; r, réfrigérant dans lequel le tube s agit eomme siphon,

liquides.

thine en mélange dans les autres huiles essentielles, parce qu’elle y est moins soluble : en agitant ces liquides i\ volume égal elle se dépose en gouttelettes globulaires (Hager).

Pour découvrir les mélanges d’essences diverses avec celle de térébenthine, on a encore recommandé l’emploi de la matière colorante du bois de santal {Vogel) que l’essence de térébenthine ne dissout pas; celui de l’iode qui s’échauffe et détone avec cette dernière, ce qui n’a pas lieu avec les autres (/Jage?').

Chloroforme. — Les huiles essentielles ont été quelquefois fraudées à l’aide du chloroforme. Voici le procédé décrit par Hager pour reconnaître celui-cî : à 15 gouttes d’essence on ajoute 45 à 90 gouttes d’alcool rectifié et 30 à 40 gouttes d’acide sulfurique rectifié ; on introduit dans le mélange de la grenaille de zinc.

ESSENCES

et l’on chauffe jusqu’à dégagement rapide d’hydrogène. Puis on agite et l’on chauffe à plusieurs reprises. Après 20 à 23 minutes, on étend le mélange d’eau distillée ; on jette la liqueur sur un filtre mouillé qui retient l’essence ; et le liquide filtré donne un précipité de chlorure d’argent, par l’addition d’azotate acide de ce métal.

IL serait plus simple d’isoler le chloroforme par distillation : son odeur et l’action que tapotasse exerce sur lui le feraient facilement reconnaître [Er. B.).

Quoi qu'il en soit, tous ces moyens restent inefficaces ou au moins insuffisants

Tableau de la densité, du point d’ébullition et du pouvoir rotatoire des hydrocarbures fournis par les essences [Gladstone).

HYDnOCA HEURES des essences de

DENSITÉ

POINT

d'ébullitiou.

ROTATION >üur 254ï«'».

Orange (Écorce d’j

0,8 i CO

— de Florence

Cédrat

Citron e

Bergamote

— de Florence

Néroli

Orangettes

Carvi de Hambourg (1" dist.)

Fenouil

Cascarille

Sureau

Laurier (Baies de)

Gaulthérie (Gaulthérilènc)

Noix muscades

— de Penang

Carvène

Carvi de Hambourg (2* dist )

Absinthe

Térébène

Anis

Menthe

— poivrée

Térébenthine de laïuier

Thym

Térébenthine I

Eucalyptus amygdalina

Myrte

Persil

Romarin

Girofle

Bois de rose

Cubèbc

Acore

— de Hambourg

Cascarille

Patchouly

— de Penang

— de France

Colophène

lorsqu’il s’agit d’examiner des mélanges d’essences analogues entre elles et quelquefois presque identiques. C’est alors qu’il devient nécessaire, pour faire ces vérifications, de s’adresser à leurs propriétés physiques les plus stables,

ESSENCES

propriétés dont Tutilité a été si bien mise en relief par les savants travaux de Buignet, dans ses Aiyplicaliom de la physique à la solution de quelques problèmes de chimie et de pharmacie {i) : poids spécifique, le point d'ébullition, Y indice de

Tableau de quelques propriétés physiques des principales essences (Buignet).

ESSENCES

DENSITÉ

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