‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 196 sur 470 · FER · texte numérisé non relu

FER

D’après un travail publié par M. Bondonneau, les causes les plus fréquentes d’altération ou de falsification des fécules du commerce seraient :

1® La fermentation ;

2® La dessiccation à une trop haute température, donnant naissance à des grains d’empois ;

3® La présence de débris de cellulose ou de sable provenant d’une mauvaise fabrication ;

4® La falsification du produit par son mélange avec des quantités variables de pulpe de pomme de terre pulvérisée. Or, le féculomètre, exact pour les deux premiers cas, peut causer une erreur de 3 p. 100 dans les deux derniers. 11 est donc nécessaire d’examiner préalablement la fécule afin de savoir si on peut l’essayer à l’aide de cet instrument. Pour cela M. Bondonneau en prend O grammes qu’il délaye dans 100®® d’eau environ ; ensuite, il ajoute 3 à 4®® de solution concentrée de soude caustique, qui dissout la fécule, en formant une matière translucide et incolore, si elle est pure, tandis que la liqueur sera louche et plus ou moins jaune, si elle est impure. En l’additionnant alors d'un fort excès d’acide chlorhydrique, toute la masse se fluidifie, et on obtient, après quelque temps, un dépôt qu’on devra examiner au microscope {sable ou débris ligneux). L’essai au féculomètre n’étant pas possible dans ces conditions, on devra avoir recours au procédé plus long mais sûr de la dessiccation à l’étuve ou delà saccharification par l’acide sulfurique.

C’est là, à peu de chose près, le procédé publié par Payen en 1837, pour la découverte de la farine dans la fécule de pomme de terre. Du reste, on peut employer à cet égard les nombreux procédés décrits, pour l’examen de ces mélanges, à l’article Farine.

Dosag'e de la fécule et des matières amylacées. — Après avoir desséché complètement la partie de plante ou le mélange dans lequel on veut doser le principe amylacé, on en pèse 2 à 3 grammes qu’on fait digérer pendant 18 ou 30 heures dans 23 grammes d’une solution alcoolique d’hydrate de potasse pur à 5 p. 100 d’alcool absolu. On dissout ainsi toutes les matières autres que la fécule, le tissu cellulaire, l’albumine et la plupart des sels minéraux. On recueille le résidu sur un filtre taré ; on le lave à l’alcool fort et bouillant, puis à l’alcool froid, puis à l’eau froide : on le sèche et on le pèse. On le traite ensuite par l’acide chlorhydrique étendu (à 3 p. 100) et à chaud, ou par l’extrait de malt, jusqu’à saccharification complète, c’est-à-dire jusqu’à ce que les réactions de l’amidon par l’iode et de la dextrine par l’alcool aient disparu. On lave le résidu par décantation, on le sèche et on le pèse : il représente la cellulose et l’albumine, les matières terreuses ayant été dissoutes par l’acide. La diflFérence entre ce poids et le premier poids obtenu, est celui de la matière féculente, plus celui des matières terreuses. Mais en évaporant le liquide et en incinérant le résidu, on a les éléments minéraux qu’on pèse et dont la déduction donne enfin le poids de la fécule {Dragendorf).

FER (Limaille de) : Fe = 28. — La limaille de fer est employée en médecine comme tonique et fortifiante : on la recommande dans les cas de débilité, et surtout contre la chlorose, la leucorrhée, le rachitisme, le scorbut, etc. Suivant qu’elle est à l’état de poudre grossière ou de poudre très-fine, elle porte le nom de limaille de fer préparée ou de limaille de fer porphyrisée.

Page 1