‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 198 sur 470 · FER RÉDUIT · texte numérisé non relu

FER RÉDUIT

lore, tandis que la limaille d’acier laisse pour résidu le cci7'bone Qi le silicium, après qu’on a lavé la matière avec de l’eau de potasse pour enlever l’excès d’iode. On peut également suivre le procédé de M. Boussingault, qui traite la limaille par l’acide sulfurique étendu de 6 fois son poids d’eau ; le fer se dissout, ainsi que l’acier, mais le carbone et le silicium de celui-ci restent indissous.

11 faut rejeter la limaille atteinte de la. l'ouüle ; on y reconnaît facilement celle-ci à la couleur ocreuse qu’elle laisse sur le papier blanc.

Le barreau aimanté n’est aussi qu’un moyen de séparation incomplet, lorsque la limaille de fer est salie par de la limaille de zinc, surtout si elle provient de travaux à la lime exécutés sur du fer zingué ou galvanisé.

La présence du zinc dans la limaille de fer est indiquée en traitant celle-ci par l’acide sulfurique ; le sulfate est soumis à l’action d’un courant d’hydrogène sulfuré, qui précipite le zinc à l’état de sulfure, et ne précipite pas le fer, si la liqueiü' n est pas acide. On doit plutôt verser dans le sulfate un peu de chlore pour amener le fer au maximum d’oxydation, puis un excès d’ammoniaque qui précipite l’oxyde de fer et redissout l’oxyde de zinc ; celui-ci se dépose ensuite en magma blanc lorsqu’on fait bouillir le liquide pour chasser l’excès d’ammoniaque; ou mieux lorsqu’on l’additionne d’hydrogène sulfuré qui le transforme en sulfure de zinc blanc.

La sciu)'e de bois se trouve facilement à l’aide de la loupe, ou par la combustion au contact de l’air, ou bien en jetant une pincée de limaille à la surface d’un verre plein d’eau : le fer tombe, la sciure surnage. On la retrouve encore, ainsi que la tei're et le sable, en attaquant la limaille par l’iode ou le brôme, en présence de l’eau : ces deux corps ont l’avantage d’attaquer le fer et de le dissoudre, sans toucher aux substances étrangères qu’il peut contenir.

Les coi'ps gi'as provenant de la lime donnent à la limaille une odeur rance très-désagréable et lui enlèvent la propriété d’être mouillée par l’eau. On peut les extraire en la lavant à l’aide de l’éther ; par son évaporation, il laisse la matière grasse comme résidu.

Dans tous les cas, il est préférable de voir les pharmaciens préparer euxmêmes la limaille destinée à servir de médicament ; il suffit pour cela de soumettre à l’action d’une grosse lime un barreau de fer doux, solidement fixé.

FER RÉDUIT par l’hydrogène. — Ainsi que l’indique son nom, ce produit est le résultat de la réduction du fer sesquioxydé, par l’hydrogène, à une température élevée. Son aspect, son degré de ténuité, sa couleur, etc., varient avec les circonstances qui ont présidé à sa préparation. 11 est noir ou grisâtre, en poudre excessivement ténue ou en grains irréguliers, léger ou dense ; il est très-promptement altérable à l’air humide. Tous les acides l’attaquent et le dissolvent, notamment Tacide sulfurique étendu, en dégageant de l’hydrogène pur et inodore, s’il est lui-même exempt de soufre, de phosphore et d’arsenic : cette dissolution doit se faire sans résidu.

Usages. — Il est destiné à l’usage interne pour régénérer le sang trop pauvre en matière colorante.

Altérations. — Non-seulement le fer réduit peut retenir du soufre, du jjhosphoi-e, de la soude ou de la potasse, de la chaux, de la silice, du cuivre, provenant de l’oxyde qui a servi à sa préparation ; mais il peut encore recevoir du soufre, du phosphoi'e, de Y arsenic et du cai'bone, tous provenant de l’hydrogène qui sert à

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