FIGUES
cade. Leur odeur et leur saveur sont analogues à celles de cette dernière et du sassafras, ce qui probablement a fait croire qu’ils en étaient le fruit. On aperçoit presque toujours à leur surface une efflorescence blanche, qui se répand même sur les parois des vases où on les tient renfermés ; ce principe cristallin est dû à une huile volatile concrète {camp/u'e des pichurines) ou à un acide aromatique.
La seconde sorte, dite fève pichw'im bâtarde^ est toujours plus courte que la précédente ; elle est oblongue, arrondie, quelquefois ronde, d’une longueur variable de 0'",020 à 0"',034, et d’une largeur de 0'",013 à 0“,020. Elle est souvent entière et recouverte d’un épiderme rugueux d’un gris rougeâtre. Au-dessous de cet épiderme, la surface est presque noire. Son odeur est à peine sensible, à moins qu’on ne la râpe ; elle ne présente pas de cristaux, soit à sa superficie, soit sur les parois des vases où on la conserve.
Les fèves pichurim renferment, suivant Bonasù'e, une huile essentielle particulière, de la résine, de la gomme, de la fécule, du sucre, une graisse butyreuse, et une matière grasse concrète, qui, d’après les recherches de M. Sthamer, est identique avec la graisse solide, ou laurostéarine, trouvée par M. Mai'sson dans les baies de laurier.
Dans le commerce, la deuxième sorte est quelquefois donnée pour la première. Quelques auteurs prétendent, en outre, qu’on lui substitue une certaine fève provenant d’Amérique, moitié plus grosse que la véritable fève pichurim, plus ridée et plus pâle extérieurement, tandis qu’à l’intérieur elle est plus amère et moins aromatique que la deuxième sorte de fève pichurim.
FIGUES. — La figue, ou fruit du figuier {Ficus carica), de la famille des Morées, est formée de petits fruits secs réunis en grand nombre sur un réceptacle charnu et succulent. La figue est sucrée et mucilagineuse.
Les figues sont employées comme aliment ; en médecine, elles servent comme béebiques et adoucissantes. On en prépare des tisanes contre les rhumes, des gargarismes, des conserves. On les associe ordinairement avec d’autres fruits béchiques, tels que les dattes, les jujubes et les raisins secs.
La figue, desséchée et préparée, fait l’objet d’un commerce assez important pour l’Espagne, l’Italie elles départements méridionaux de la France.
La culture a fait naître un très-grand nombre de variétés de figues. Mais le commerce en distingue trois sortes : les fgues blanches ou marseillaises ou figues du Midi;\es, fgues grasses o\x jaunâtres ; les fgues violettes. La première sorte est destinée particulièrement à être servie sur nos tables ; les deux autres sortes sont employées en pharmacie.
Les figues blanches sont divisées en figues fines, demi- fines, ordinaires ou communes, pelloises et grasses.
Les fgues fines, qui viennent principalement de la Provence, doivent être rondes, plates, assez régulières, de la grosseur d’une grosse prune de reine- Glaude, à chair jaunâtre. Leur peau est fine, recouverte d’une efflorescence blanchâtre ; leur goût est doux, sucré et délicat.
Les fgues demi-fines et communes sont plus irrégulières ; elles ont une peau plus dure et une saveur moins agréable.
Les fgues pelloises ne sont ni rondes ni plates; elles ont conservé une partie (Je la forme naturelle du fruit.
. Les fgues grasses viennent d’Espagne et de Provence : elles sont grosses,