‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 201 sur 470 · FLEURS PECTORALES · texte numérisé non relu

FLEURS PECTORALES

molles, sucrées; leur peau est quelquefois assez fine, mais sans consistance.

Les figues violettes diffèrent des blanches par la couleur et le goût. Elles sont globuleuses, assez grosses, striées, d’un violet foncé à l’extérieur, et d’un rouge vineux à l’intérieur.

Les figues vieilles, rances, ou piquées des. vers, souvent très-amères, doivent être rejetées. On ne doit choisir que les figues récentes, un peu molles, visqueuses, et d’un goût agréable.

FLEURAGE. — On donne le nom de Fleurage à une substance formée de son ou de féveroles, qui sert à recouvrir la pâte avant la cuisson, afin de l’empêcher d’adhérer à la pelle.

Cette préparation a été remplacée autrefois par un mélange de sciure de bois et de sable avec un peu de fécule {A. Chevallier, 1855).

FLEURS DE BENJOIN. — V. Acide benzoïque.

FLEURS DE PÊCHER. — Elles proviennent du Persica vulgaris (Rosacées) ou pêcher cultivé. Lorsqu’elles sont sèches, elles présentent : un calice brunâtre, gamosépale, à cinq lobes ovales, obtus ; une corolle quelquefois encore en bouton, à cinq pétales obovales, d’une couleur blanc-jaunâtre, rosés sur les bords ; une vingtaine d’étamines adhérentes au calice. Ces fleurs sèches sont amères, à odeur douce. Elles sont calmantes et laxatives.

M. Ducros a reconnu qu’on leur substituait quelquefois dans le midi de la France les fleurs du gainier ou arbre de Judée {Cercis siliquasù-um, Papillonacées). Mais leur corolle irrégulière, papillonacée, à pétales d’un rose uniforme, et leurs dix étamines libres, ne permettent pas de les confondre avec les fleurs.de pêcher. Celles du gainier sont de plus astringentes, un peu acerbes et inodores.

FLEURS PECTORALES. — On nomme Fleurs ou Espèces pectorales un mélange connu autrefois sous le nom de Quatre-fleurs et qui se compose de fleurs de bouillon-blanc, de coquelicot, de guimauve, de mauve, de pied-dechat, de tussilage et de violettes, à parties égales.

Dans ces derniers temps (1876) M. Gérard a signalé à l’attention des pharmaciens, la substitution, dan« ces espèces pectorales, des pétales de pivoine h. ceux de coquelicot, et des fleurs de genêt à celles de bouillon-blanc. La fleur du genêt [Genista Unc^oria. Papillonacées), avec sa corolle papillonacée et ses dix étamines monadelphes, ne saurait être confondue, malgré sa couleur jaune, avec la corolle monopétale, à cinq lobes inégaux, portant cinq étamines, qui caractérise le bouillon-blanc.

Quant aux pétales de pivoine {Pæonia officinalis, Pæoniées), leurs pétales séchés sont pourpre foncé, obovales, un peu crénelés sur les bords, de 3 à 4 centimètres de long, sur 2.5 à 3 centimètres de large, avec de nombreuses veinules très-foncées s’épanouissant de la base au sommet du pétale. L’odeur en est un peu musquée, la saveur douceâtre et astringente. Leur infusion noircit le perchlorure de fer.

Les pétales de coquelicot (Pa/)ayer Rhœas, Papavéracées), beaucoup plus mous et chiffonnés, à odeur narcotique, à saveur mucilagineuse, portent très-souvent une tache noire â leur base. Leur infusion ne colore pas sensiblement la solution d’un sel ferrique.

Page 1