GG
1,2 GO
manque.
Si l’on prend le degré des glycérines à l’aide de l’aréomètre de Baumé, il est ensuite possible de connaître les proportions d’eau qu’elles renferment au moyen de la table ci-contre dont on rapportera les densités au tableau précédent :
(1) Les chiffres du tableau de Schweickert diffèrent un peu de ceux-ci, ainsi que les nombres du tableau dresse par MM. Champion et Pellet {Monit. sc., 1873, p. 1035).
GLYCÉRINE
Table indiquant le rapport entre les degrés de l’aréomètre et les densités :
Densités.
Degrés Baumé.
Densités.
Degrés Baumé.
La densité de la glycérine n’étant pas toujours prise à + 13", température à laquelle les tableaux précédents ont été dressés, on peut la ramener toujours à -j- 15“ à l’aide de la formule de correction proposée par M. Batlendkr :
p'=p + 0,OOOG {t— 15),
dans laquelle p est la densité trouvée à t°, et;/ sera la densité à-|- 15". Le chiffre 0,0006 est la diminution de densité de la glycérine pour 1".
On n’aura plus qu’à remplacer p par p', soit dans la formule de Voqel, soit dans la table de Fuchs, pour connaître la proportion d’eau contenue dans la glycérine.
On exige ordinairement que ce liquide marque 1,23 ou 28" Baumé à -|- 15", ce qui correspond à 11 p. 100 d’eau.
A tous ces essais, on doit ajouter celui-ci : la glycérine pure ne doit laisser aucun résidu fixe après sa combustion complète dans une capsule de platine portée au rouge [Regnauld).
Falsifications. — La glycérine est quelquefois mélangée frauduleusement à du sû'op de suci'e, à du glucose, de la dextrme, du miel.
Toutes ces substances agissant sur la lumière polarisée tandis que la glycérine pure est inactive vis-à-vis d'elle, l’essai au polarimètre suffira pour indiquer leur présence et pour apprécier les proportions de ces principes sucrés.
M. Palm y reconnaît le sucre de canne en ajoutant quelques gouttes d’acide sulfurique à la glycérine et en chauffant au bain-marie ; après concentration suffisante, le liquide prend alors une teinte noire. A ce procédé qui peut induire en erreur, on a proposé de substituer celui qui consiste à agiter la glycérine avec son volume de chloroforme : ce dernier sépare peu à peu le sucre de la glycérine, sous forme d’un dépôt blanc et cristallin qu’il faut recueillir et examiner.
Ce moyen ne donne pas de résultat satisfaisant. Il est bien plus simple d’essayer la glycérine en la chauffant d’abord avec le réactif cupro-potassique {liqueur de Frommherz) qu’elle ne réduit pas quand elle est pure. S’étant assuré de cela, on prend une nouvelle dose de glycérine qu’on fait bouillir pendant quelques instants avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique étendu d'eau. Celui-ci intervertit le sucre s’il y en a dans la glycérine, c’est-à-dire, le change en suci’es réducteurs; il suffit donc, après cela, de saturer l’acide par un léger excès de potasse, laquelle déjà brunira la liqueur, puis d’ajouter le réactif cuprique et de faire bouillir, ce qui amènera sa décoloration en môme temps que la fcrmation d’un précipité jaune d’hydrate de protoxyde de cuivre [Er. B.).
GOMME ADRÂGANTE.
oOl
On constatera la présence du glucose ou de son sirop, ou du miel, en faisant bouillir la glycérine avec le tiers de son volume d’une solution de potasse au cinquième : elle ne brunira que si elle a été mélangée à ces matières sucrées. La dextrinej est dénoncée par le même procédé, ou par l’emploi de l’alcool fort qui la précipite à l’état de flocons blancs, épais, se réunissant en une couche sirupeuse que l’iode rend fortement violette {Er. B.).
D’après Hager, les sucres et la de.vtrine sont également reconnus en prenant 5 gouttes de glycérine étendues de 120 gouttes d’eau distillée ; on y ajoute 3 ou 4 centigrammes de molybdate d’ammoniaque et une goutte d’acide azotique, puis on fait bouillir pendant deux minutes : la solution ne devient alors bleue que sous l’influence de ces matières étrangères.
MM. Champion et Pellet ont proposé une méthode d’analyse des glycérines commerciales, reposant sur la proportion de nitroglycérine qu’elles peuvent fournir d’après leur état de pureté : la glycérine pure rend pour 100 parties, 190 de nitroglycérine. Nous croyons que le procédé n’est pas sans offrir quelque danger, à cause de l’odeur si irritante de ce produit et de sa facilité à détoner violemment.
Dans une deuxième note publiée par les mêmes chimistes dans le Moniteur scientifique (1873), il est dit que l'essai quantitatif d’une glycérine doit comprendre :1e dosage de l’eau, celui des matières étrangères organiques, et enfin, ceux de la chaux et de la glycérine.
Le dosage de l'eau est obtenu en déterminant la densité du produit. Celui des matières organiques est fourni parleur précipitation à l’aide du sous-acétate de plonrb. La chaux est dosée par l’oxalate d’ammoniaque, et la proportion de glycérine est appréciée au moyen de sa transformation en nitroglycérine.
GOMME ADRAGANTE. — La gomme adragante découle des Astragalus verus, creticus, ai'istatus, etc., arbrisseaux de la famille des Légumineuses, qui croissent en Égypte, dans l’Arabie, la Perse, l’île de Crète.
Le commerce nous la présente sous deux formes : la gomme adragante vermiculée est en filets contournés, d’aspect corné, d’un blanc grisâtre sale, ou jaunâtre. Elle se gonfle assez rapidement dans l’eau froide, mais n’est pas complètement soluble dans l’eau bouillante; elle laisse un résidu de cellulose et d’amidon; son mucilage est bleui par l’iode ; 2“ la gomme adragante en plaques est en morceaux assez plats, marqués d’élévations arquées ou concentriques, translucides, blancs ou jaunâtres, se gonflant dans l’eau plus lentement que la précédente, en donnant un mucilage plus consistant; elle est presque entièrement soluble et se colore à peine par l’iode.
La gomme adragante a une sorte d’élasticité qui la rend peu friable ; aussi sa pulvérisation est-elle longue et difficile. Chauffée entre 40® et 50°, elle se réduit plus facilement en poudre qu’â la température ordinaire.
Composition. — D’après on croyait que la gomme adragante était composée de deux espèces de principes gommeux : l’un, Varabine, soluble dans l’eau froide; l’autre, Vadragantine, insoluble dans l’eau, mais s’y gonflant beaucoup. Mais M. F. Giraud (de Dijon) a démontré que l’adragantine n’existait pas, et qu’on avait donné ce nom â un principe /jecOÿi/e (probablement la pectose), associé, dans la gomme adragante, à d’autres principes dont voici l’énumération ;