HUILE DE LIN
Quant à l’adultération par la colophane, voici le procédé indiqué par Dœllger, pour la constater : l’huile, agitée avec 12 fois son volume d’éther acétique (D =0,89) et ramenée à + 17", ne doit pas être trouble après une minute; autrement, c’est qu’il y a de la résine.
HUILE DE HOUILLE. — V. Pétrole.
HUILE DE LAURIER. —L’huile de laurier s’extrait, par pression, des baies de laurier [Laurus nobilis), de la famille des Laurinées, qui en fournissent à peine I/o de leur poids; elle est verte, d’une cd^isistance butyreuse et légèrement grenue, analogue à celle de l’huile d’olive demi-figée; elle a une saveur amère et contient, à l’état de mélange, une huile volatile qui lui donne une odeur particulière désagréable ; elle entre en fusion à la chaleur de la main; l’alcool en extrait l’huile volatile et la couleur verte, et laisse une huile incolore semblable au spif. La partie solide de cette huile a reçu le nom de /narine.
Cette huile se fabrique principalemant en Hollande et en Suisse. Cette dernière est moins estimée.
Usagées. — Elle est surtout en usage dans la médecine vétérinaire.
Falsincations. — L’huile de laui'ier est rarement pure dans le commerce; on lui substitue soit un mélange à'a.xonge,àe curcuma, à' indigo, auquel on ajoute un peu d’huile de laurier, afin de lui communiquer l’odeur aromatique propre à cette huile; soit delà graisse colorée avec un sel de cuivre ; ÿ,o\l de Vaxonge ou du beurre que l’on a fait macérer pendant longtemps, au bain-marie, avec des baies et feuilles de pilées, ou des feuilles de sabine.
Le premier mélange donne à l’eau une teinte bleue verdâtre, due à la présence du curcuma et de l’indigo ; le second mélange, brûlé dans un creuset ou dans une cuiller de fer, laisse des cendres dans lesquelles il est facile de retrouver le cuivre, à l aide d’un traitement à chaud par l’acide nitrique ; le troisième mélange a une faible odeur et une couleur peu intense ; il n’a pas une consistance grenue comme l’huile véritable, et son poids est peu diminué par un traitement avec cinq à six fois son poids d’alcool froid.
Un bon moyen pour reconnaître les corps gras dans l’huile de laurier consiste à dissoudre l’huile suspecte dans l'élher, et à verser quelques gouttes de cette solution éthérée dans un peu d’alcool fort : la séparation immédiate de gouttelettes huileuses accuse toujours la fraude.
HUILE DE LIN. — L’huile de lin se relire des semences du Linum usiiatissimum ou lin cultivé. Elle est jaune clair ou brunâtre, assez épaisse, d’odeur et de saveur particulières ; c’est une huile essentiellement siccative. Sa densité, à -j- 12", est de 0,939.'). Un grand froid affaiblit sa couleur et la solidifie â — 27". Elle est soluble dans 40 parties d’alcool froid, dans 3 parties d’alcool bouillant et dans 1 partie d’éther. Elle renferme un acide particulier, \ acide linoléique.
Usagées. — Elle est surtout employée en peinture à cause de sa prompte solidification.
Falsifications. — Ou la mélange aux huiles de colza, de cameline, de cliènevis et de poissons. Son degré de pureté est facilement indiqué par les réactifs généraux, surtout par ceux de M. Chateau. Si on l’a additionnée à' huile de cliènevis, le