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TITRE
correspondant.
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TITRE
correspondant.
CHLORURE
employé.
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CHLORURE
employé.
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15ti
Le procédé chlorométrique de Lassaigne l’epose sur la connaissance exacte de la proportion de chlore gazeux sec qui peut décomposer un poids déterminé à'iodure de potassium, pour le transformer entièrement en chlorure de potassium et en perchlorure d’iode dont la solution aqueuse est incolore.
D’après la théorie, 1 litre de chlore gazeux à 0® et à 0“,76 de pression, pesant décompose 2®'',4G0 d’iodure de potassium. Cette quantité d’iodure
est dissoute dans un litre d’eau distillée; elle constitue la solution titrée. Un volume connu de cette dernière, soit 10'% introduit dans le vase à précipitation du chloromètre de Gay-Lussac, est additionné d’une petite quantité de solution
qu’une très-petite quantité de cette liqueur pour arriver au môme résultat. Dans les journées les plus chaudes de l’été, un quart d’heure d’exposition au soleil suffit pour amener cette transformation à être complète. MM. Forclos et Gélis se sont assurés que l’hypochlorite se change alors en chlorite, qui peut réagir sur les matières colorantes, en raison de l’oxygène de son acide, mais qui n’est plus sensible à l’action immédiate de l’acide arsénieux.
IIYPOCHLORITES.
de fécule (1), puis l’on y verse goutte à goutte, à l’aide d’une burette graduée en dixièmes de centimètre cube, la solution de chlore ou d’bypochlorite dont on veut déterminer le titre. Dès que la première goutte tombe, il se produit de l’iodure d’amidon bleu, dont l’intensité augmente peu à peu, par suite de l’iode mis en liberté; mais bientôt l’iodure est à son tour décomposé, et la liqueur se colore successivement en bleu, violet, vert, rouge et jaune, tant qu’il reste- la plus petite portion d’iode libre. Dès que la décomposition est terminée, la liqueur d’épreuve décolorée reprend la transparence et la limpidité de l’eau distillée (2).
Les quantités de solution d'hypochlorite employées dans l’opération, pour arriver à cette décoloration complète, sont en raison inverse des proportions de chlore qu’elles contiennent. On les calcule, comme précédemment, à l’aide d’une proportion inverse.
On prend, du reste, dans la pratique de ce procédé, les mêmes précautions que celles qui ont été déjà indiquées pour celui qu’a imaginé Gay-Lussac.
La méthode chlorométrique de Gay Lussac, exécutée avec soin, peut conduire à de très-bons résultats. Mais comme les hypochlorites se transforment partiellement en chlorites sous l’influence de la lumière, et comme ces derniers, quoique décolorants, ne peuvent agir sur la solution arsénieuse, MM. Fordos et Géh's ont substitué à celle-ci une liqueur contenant par litre 2®'', 77 à.' hyposulfite de sonde, sel qui offre l’avantage d’être attaqué par les chlorites comme par les hypochlorites. On fait usage de cette solution titrée en l’acidulant légèrement avec de l’acide chlorhydrique, au moment de l’essai, et en l’étendant de 100"= d’eau distillée par lO'*' de liqueur mise en réaction. On l’emploie absolument comme la liqueur chlorométrique ordinaire.
D’autres méthodes chlorométriques spéciales ont encore été proposées ; telles sont celles de Penot, modifiée par d/o/;r, de Bunsen, etc. (3).
La méthode de Penot, dite méthode à la touche, exige d’abord la préparation d’un papier ioduré amidonné, devant servir de réactif témoin. Pour l’obtenir, on dissoudra 1 partie d’iodure de potassium dans 20 parties d’eau. On y broiera
(1) Cette solution se prépare en dissolvant à chaud 1 gramme de fécule dans 100 grammes d'eau distillée, laissant refroidir et filtrant.
(2) La coloration jaune orangé que prend la solution d’iodure de potassium, et sa décoloration au moment où l’opération est terminée, peuvent servir de guide et dispenser d'employer la solution de fécule.
(;j) Les substances capables d'absorber le cidore, qu'on peut substituer à l’acide arsénieux, dans la cblorométrie, sont le cyanure jaune, Vazntate de protoxyde de mercure, le protochlorure de manganèse, proposé par M. Morin ; X ammoniaque liquide ou un sel ammoniacal, par Ure, puis par Henry fils et l'iisson; le sulfure de baryum, par Penot; la poudre d’argent, obtenue par précipitation, par MarcellinPouiUet ; le protochlorure de /'er, par Runge; Xalizarine, en solution alcoolique, par Zenneck; le sulfocyanure de fer, par Duflos; le prolochlorure d'élain, par Coltereau fils; Xhyposulfite de soude, par MM. Fordos et Gélis, etc.
Le cyanure jaune passe à l'état de cyanure rouge ; on reconnaît le terme de la saturation, quand la solution primitivement jaune, et qu’on a rendue verte par quelques gouttes d'indigo, redevient subitement jaune.
L’azotate de protoxyde de mercure indiqué par M. Dalland, de Toul, donne, par l’action du cldorure décolorant, un précipité insoluble de protochlorure de mercure qui, par une addition suffisante de solution de chlorure, se transforme en bichlorure de mercure, et se dissout complètement. Ce procédé chlorométrique a été modifié par Gay-Lussac et Marozeau.
Le sulfate de protoxyde de fer, proposé d’abord par Dalton, est transformé par le chlore en sulfate de peroxyde; ce procédé a été perfectionné par M. Olto.
HYPOCHLORITES.
1 partie d’amidon. La liqueur sera ensuite portée à l’ébullition pour dissoudre le principe amylacé ; puis, après refi'oidissement, on y trempera des bandes de papier blanc non collé qui seront ensuite séchées et enfermées dans des üacons bouchés.
11 faut après cela préparer une solution arsénieuse titrée. Elle est obtenue en dissolvant 4®'',436 {Penot) d’acide arsénieux pur, avec 13 grammes de carbonate de soude pur dans 600 à 700“' d’eau distillée. On chauffe doucement, et lorsque la liqueur est devenue limpide et sans dépôt, on la laisse refroidir et on lui ajoute assez d’eau pour faire 1 litre de liquide. Chaque centimètre cube de ce liquide correspond à 1/1003 de litre de chlore.
Si maintenant on dissout 1 gramme où 10 grammes de l’hypochlorite à essayer, dans 100" ou dans 1000" d’eau pour avoir une solution au 100°, il suffit alors de verser 50" de celle ci (même trouble, mais le sel étant parfaitement délayé) dans un vase conique à essai ; puis on y laisse tomber goutte à goutte, et en agitant, la liqueur arsénieuse dont on a rempli une burette décime, jusqu’à ce qu’une goutte du liquide mélangé, prise avec un agitateur et mise sur une bande de papier ioduré amidonné, ne puisse plus le bleuir. C’est là le seul inconvénient de ce procédé qui est très-exact, très-sensible, mais qui prend un temps assez considérable en raison de cette manipulation répétée. Arrivé à ce point, on lit la dépense faite en liqueur arsénieuse, soit 40", et comme elle ne correspond qu’à 30" d’hypochlorite, c’est-à-dire à G®Lo0, on multiplie cette dépense par 2, ce qui donne 80" qui représentent 80" de chlore que contiendrait 1 gramme d’hypochlorite, soit 80 litres au kilogramme. Multipliant 80 par le poids du litre de chlore = 3,1776 [Penot], on a ainsi le poids du chlore contenu dans 1 kilogramme d’hypocblorite, soit 80 X 3,1776 = 234®'', 208. Il faut répéter plusieurs fois cet essai pour avoir une bonne moyenne.
Hypochlorite de potasse ou eau de Javelle. — L’eau de Javelle, ainsi appelée du nom du village de Javelle, près Paris, où on l’a d’abord préparée, est aussi désignée sous le nom ül hypochlorite de potasse, chlorure de potasse, chlorure d’oxyde de potassium. Elle est le résultat de l’action du chlore sur la potasse ou oxyde de potassium.
L’.eau de Javelle bien préparée devrait être incolore; mais elle est colorée en rose plus ou moins foncé. Cette couleur, primitivement due à un accident, parce qu’une partie du résidu (sulfate ou chlorure de manganèse) passait dans l’hypochlorite de potasse à la fin de l’opération, est maintenant communiquée à volonté, pour lui donner ce qu’on appelle l’aspect commercial. On obtient cette coloration du liquide en y versant un peu de solution de caméléon minéral préparée d’avance, jusqu'à ce que l’on ait obtenu la teinte rosée exigée.
Usngr<‘8. — L’eau de Javelle est employée principalement pour blanchir le linge de ménage, pour enlever les taches de fruits, de vin, d’encre, etc. A défaut de chlorure de soude ou de chaux, on peut l’employer comme désinfectant.
Altérations. — La véritable eau de Javelle est à base de potasse, mais trèssouvent, dans le commerce, on vend sous ce nom de V hypochlorite de soude; cette substitution se reconnaît en ce que l’eau à base de soude ne présente pas les réactions caractéristiques des sels de potasse (précipité jaune-serin avec le chlorure de platine, lorsqu’elle a été préalablement concentrée par évaporation).
HYPOPHOSPHITES.
Souvent aussi l'eau de Javelle est faible en degré et contient un grand excès de carbonate de potasse. Quelques fabricants ont fait leur eau de Javelle en soumettant à un léger courant de chlore les eaux mères de chlorate de potasse • préalablement étendues d’eau. Ces altérations se reconnaissent à l’aide de l’aréomètre (1); mais il est bien préférable d’avoir recours aux procédés chlorométriques, qui font connaître la quantité de chlore contenue dans l’eau de Javelle, pour un poids ou un volume déterminé. (Voyez CiiLOROMiixRiE, page 586.)
HYPOPHOSPHITES de chaux et de soude. — L’hypophosphite de chaux, CaO,PO, est un sel solide, blanc, pulvérulent ou en petits cristaux brillants. Il est déliquescent, très-soluble dans l’eau en totalité, et soluble dans l’alcool bouillant. 11 réduit les sels d’argent et est précipité par l’oxalate d’ammoniaque. Chauffé à sec dans un tube à essais, il dégage de l’hydrogène phosphoré spontanément inflammable. ^
hypophosphite de soude, NaO, PO, H^O^, est un sel blanc, amorphe ou cristallin, déliquescent, complètement soluble à froid dans 2 parties d’eau, ainsi que dans 15 parties d’alcool à 90\ Il possède les caractères des sels de soude et ceux des hypophosphites. Comme ces derniers, il réduit les sels de mercure et ceux d’argent, surtout dans une liqueur acide, en donnant du mercure métallique et un mélange d’argent métallique et de phosphure du même métal.
Usagées. — Ces sels sont usités en médecine pour combattre la phthisie pulmonaire.
Altérations. — L’hypophospliite de chaux, qui n’est pas complètement soluble dans l’eau, contient du phosphate de chaux. — L’hypophosphite de soude contient quelquefois du sulfate, du carbonate ou du chlorure de sodium. Il précipite alors par le chlorure de baryum, s’il contient l’un des deux premiers sels ; mais le précipité restera insoluble dans l’acide azotique, si l’on a affaire à du sulfate de baryte ; il s’y dissoudra au contraire avec effervescence, s’il est formé de carbonate de baryte. L’azotate d’argent servira à la recherche du chlorure; mais on devra reprendre par un excès d’ammoniaque le précipité obtenu pour le séparer du phosphure d’argent produit. La liqueur filtrée et saturée par l’acide azotique déposera le chlorure d’argent.
M. Ch, Patj'ouülard iLmàicpiélQ procédé suivant pour l’examen de l’hypophosphite de soude. Il traite ce sel par l’alcool qui le dissout en totalité s’il est pur; s’il laisse un résidu insoluble, c’est qu’il contient ou du sulfate, ou du
(1) La table suivante indique les divers degrés 'que marque, ii l’aréomètre de Baumé, l'eau de Javelle du commerce :
Eau de Javelle forte du commi'rce 18"
32 d’eau de Javelle 8 d’eau 14"