IPÉCACUANHA
l’eau pour amener la liqueur à 100". On laisse le précipité se déposer. Puis on prend 10" de la liqueur, ce qui représente O®'",! d’iodure de potassium. On la met dans un vase à précipités, et on y ajoute goutte à goutte une solution de bichlorure de mercure pur au 100"’°, jusqu’à l’apparition permanente d’un léger trouble rosé. Le bichlorure étant dans une burette graduée en lO*”" de centimètre cube, on lit la dépense de liqueur titrée ; si elle est de 41 divisions = 4", 1 (il en faudrait exactement 40^,7), c’est que l’iodure est pur. S’il en faut moins, la richesse de ce sel sera proportionnelle à cette dépense et l’on aura : 41 divisions : n divisions trouvées : : 0’’',10 d’iodure depotassium : x. Qu’on ait dépensé, par exemple, 33 divisions de bichlorure, on aura : 41 : 33 : : 0,10 : x= 0,082; ce qui veut dire que le sel soumis à l’essai renferme 82 p. 100 d’iodure de potassium [Er. B.).
M. Personne a rendu cette méthode d’essai encore plus pratique en préparant une liqueur d' épreuve avec IS^^SS de bichlorure de mercure et 8 ou 10 grammes de chlorure de potassium qu’on dissout dans assez d’eau distillée pour en faire 1 litre. D’autre part on dissout 3“’',32 de l’iodure de potassium à essayer dans suffisante quantité d’eau pour former 100" de solution. Si l’on prélève alors 10" de celle-ci qu’on place dans un petit vase en verre, et si on y fait tomber goutte à goutte, en agitant sans cesse, la dissolution mercurielle contenue dans une burette décime, jusqu’à apparition d’un précipité rouge sensible et persistant, il suffira alors de lire sur la burette le nombre de divisions de liqueur d’épreuve employé pour connaître la richesse de l’iodure essayé; ainsi, 94 divisions indiquent un iodure riche à 94 p. 100.
IPÉCACUANHA. — La racine d’ipécacuanha est produite par différentes plantes des genres Cephaelis, Psychoüna, Rkhardsonia, de la famille des Rubiacées. Elle doit ses propriétés à \ émétine, alcaloïde qui se trouve principalement dans l’écorce de la racine {Pelletier).
On connaît, dans le commerce, trois sortes principales d’ipécacuanha : Vannelé, le strié ou ipécacuanha noir, V ondulé ou ipécacuanha blanc.
L’ipécacuanha annelé {Cephaelis ipécacuanha) : nous vient du Brésil il est en racines de la grosseur d’une plume à écrire, allongées, irrégulières, rugueuses, contournées et coudées, simples ou rameuses, formant de petits anneaux saillants, inégaux, très-rapprochés et d’environ O"", 002 d’étendue, séparés par des enfoncements circulaires moins larges. Ces racines sont poui'vues d’un axe ligneux grêle, d’une couche corticale très-volumineuse, dont la cassure est trèsrésineuse et de couleur brun-gris ou rougeâtre ; leur saveur est herbacée, âcri*, un peu amère ; leur odeur, nauséabonde; leur écorce contient environ 17 p. 100 d’émétine (1). Cet ipécacuanha comprend trois variétés : 1° et V ipécacuanha officinal ou annelé mineur, qui se partage en ipécacuanha annelé gris noirâtre ou brun de Lemery, et en ipécacuanha annelé ^ns rougeâtre; 3° l’ipécacuanha annelé majeur ou gris-blanc, de Mérat, dénomination due à la couleur de l’épiderme.
L’ipécacuanha strié ou noir présente deux variétés : la première est en racines cylindriques, grosses de 0"’,002 à 0“,007 ou 0”,009, longues de 0"’,027 à O™, 018, légèrement sinueuses, striées longitudinalement, non rugueuses, offrant aussi
(1) L’ipécacuanfia choisi du commerce fournit, en moyenne, 6 à 7 p. 100 d’cmotine pure {Leprat).