‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 262 sur 470 · IRIS DE FLORENCE · texte numérisé non relu

IRIS DE FLORENCE

clair. Sa cassure récente, vue à la loupe, paraît criblée de petits trous, comme la tige d’un jonc; son odeur et sa saveur sont nulles. 11 ne contient pas d’amidon.

Le troisième, ou lonidium itouboa, assez semblable au précédent, est moins long, beaucoup plus tortueux, plus foncé extérieurement, plus blanc à l’intérieur.

L’ipécacuanha faux de l’île Bourbon, ipécacuanha blanc de Lémerij {Tylophora asthmatica), est blanc, ligneux, gros comme le petit doigt, muni de radicelles filiformes et cylindriques ; son odeur se rapproche de celle du séné de la Faite ; sa saveur, d’abord nulle, devient, au bout de quelque temps, très-âcre et irritante (1).

On rencontre encore un faux ipécacuanha du Brésil provenant de X'Ioiiidium parviflorum ; un faux ipécacuanha de l’Amérique septentrionale [Euphorbia ipecacuanha) ; un faux ipécacuanha des Antilles [Asclepias curassavica) et un faux ipécacuanha de Xîle Bourbon {Periploca mauritanica, Apocynées), qui ne valent pas la peine d’ôtre décrits. M. Ch. Ménier fait également mention d’un faux ipécacuanha de la Chine.

11 faut choisir la racine d’ipécacuanha avec le moins possible de chevelu, de ,.tiges, de menu et de poussière ; elle doit avoir une odeur nauséeuse, et non l’odeur de moisi; sa cassure doit être nette et demi-transparente, et non blanchâtre et farineuse.

M. Delobe a constaté qu’un ipécacuanha non mondé lui avait donné, sur oOO grammes, 135 grammes de terre et de débris, auxquels il a fallu ajouter encore 93 grammes de radicelles et de portions de rhizome de la plante, ce qui réduisait à 273 grammes les parties utiles.

L’ipécacuanha vrai, réduit en poudre, a une couleur d’un gris fauve, une odeur nauséabonde, désagréable, une saveur âcre et amère qui s’attache à la gorge. Cette poudre est plus active que la racine, lorsqu’on en a séparé le méditullium. La difficulté de reconnaître un mélange dans la poudre d’ipécacuanha est telle, que les pharmaciens doivent toujours la préparer eux-mêmes.

Dans cette opération, il serait bon de rejeter la partie ligneuse et de ne conserver que la couche corticale, qui possède seule les propriétés actives de l’ipécacuanha.

En 1874, M. J. Mercer a constaté la présence de poudre d’amandes amères dans la poudre d’ipécacuanha. L’action que l’eau exerçait sur ce mélange dévoilait la fraude en développant l’odeur si caractéristique d’essence d’amandes amères.

IRIS DE FLORENCE. — La racine d’iris de Florence {Iris florentina) est • grosse comme le pouce, genouillée, très-compacte et pesante, blanche et parsemée de points brunâtres. Elle a une saveur âcre et une odeur de violette trèsprononcée (2).

llh'is florentina présente, d’après Vogel, la composition suivante: gomme; ext?'ait brun; amidon ; huile grasse très-âcre et très-ambre ; huile volatile ; ligneux ; silice.

(1) M. Pedro7ii fils a eu l'occasion d'examiner un ipécacuanha composé d'ipécacuanlia faux de l'ile Bourbon et de racine réelle.

(2) D'après O. Berg Vh-is pallida fournirait la sorte commerciale connue sous le nom d'irw de Livourne, plus grosse et d'odeur plus fine que la précédente.

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