‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 283 sur 470 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

Le Itanunculus acris a des feuilles semblables aux précédentes, mais légèrement pubescentes {Montané).

MERCURE : Hg = 100, — Le mercure est le seul métal qui soit liquide à la température ordinaire ; il est d’un blanc d’argent, à surface polie, possédant un éclat très-vif; ses globules ne peuvent être saisis entre les doigts ; de là son nom vulgaire de vif-argent. Le mercure se solidifie à — 40“ ; sa densité est de 13,595. Il bout à 360“, et se volatilise sans résidu. L’acide azotique à 1,42 de densité le dissout facilement en le transformant en azotate soluble possédant les caractères des sels de mercure. (Voy. page 5.)

On connaît des gisements de mercure en Portugal, en Toscane, en Autriche, en Espagne, au Mexique, au Pérou, dans la Californie et en Chine; mais jusqu’en 1850, tout le mercure consommé a été tiré seulement de l’Espagne et de l’Autriche. Les mines d’Almaden, en Andalousie, bien qu’exploitées depuis l’antiquité, senties plus riches du monde entier; celles d’idria, en Autriche, sont exploitées depuis le quinzième siècle.

En 1850, on a découvert en Californie, à 27 kilomètres de San-Francisco, un riche gisement de mercure, qu’on a appelé Nouvelle- Almaden ; il a donné, en 1855, près de 1,000,000 de kilogrammes de mercure; on en a exporté en 1856 plus de 1,500,000 kilogrammes. Depuis, le mercure californien est presque exclusivement utilisé pour l’exploitation des mines d’argent du Mexique, du Pérou et du Chili.

Usagées. — Le mercure est très-employé en médecine : il fait la base d'un grand nombre de préparations pharmaceutiques ; il est d’un usage très-généi'al contre les maladies syphilitiques. Dans les arts, il sert à l’extraction de l’argent, à rétamage des glaces, à la confection de beaucoup d’appareils de physique, tels que baromètres, thermomètres, manomètres, etc. En chimie, il est d’un emploi très-fréquent pour recueillir les gaz solubles dans l’eau.

Altérations. — Le mercure est quelquefois sali par des corps étrangers qui ne s’y trouvent qu’à l’état de suspension; pour l’en débarrasser, il suffit de le passer au travers d’une peau de chamois.

S’il est sali par des matières grasses, on le met en contact, pendant quelques heures, avec une solution faible de potasse ou de soude caustiques ; puis on le lave avec de l’eau, que l’on enlève en promenant à la surface du bain métallique, quelques doubles de papier buvard.

FalsiflcatioiiH. — Le mercure du commerce contient souvent des métaux étrangers avec lesquels il s'allie facilement, tels que le plomb, le zinc, V étain et quelquefois le bismuth. Mais on doit croire que la présence de ces métaux constitue une altération plutôt qu’une falsification du mercure, car ils ne sausaient s’y amalgamer en quantité notable sans lui communiquer une viscosité et une apparence telles qu’il serait impossible de se tromper sur un pareil genre de fraude : un millième seulement de ces corps étrangers fait perdre au mercure son aspect brillant ; il se recouvre alors d’une pellicule mince, terne et grisâtre et acquiert la propriété de faire la queue, c’est-à-dire de laisser des traînées métalliques à la surface des assiettes ou soucoupes sur lesquelles on le fait glisser; au contraire, lorsqu’il est pur, il se divise sur ces surfaces en globules arrondis, brillants, qui n’adhèrent nullement à celles-ci.

Quand ce métal offre les indices d’une certaine impureté, il faut le soumettre

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