PASTILLES DE GOMME
recouvert d’émeri pulvérisé, fixé de la même façon que la poudre de verre, et qui sert à polir les métaux.
On fixe également le verre ou l’émeri sur de la toile préparée à cet effet. Ce mode est préférable dans certains cas, la toile étant moins susceptible de se déchirer que le papier.
Ces sortes de papier et de toile sont souvent l’objet de deux genres de falsification. Le premier consiste à remplacer le verre pilé par du grès ou du sable qiiartzeux, et le second à remplacer l’émeri par un mélange de scories de fer ou de grès cérame brun pulvérisés. Cette dernière falsification est préjudiciable aux consommateurs, parce que, dans aucun cas, elle ne peut donner un résultat égal à celui que l’on obtient avec l’émeri. Quant au remplacement du verre pilé par le grès pulvérisé et parle sable quartzeux, il peut exister sans inconvénient lorsqu’on a besoin d'un agent polisseur qui n’ait pas beaucoup de mordant, comme, par exemple, lorsqu’il s’agit de polir des pièces d’ébénisterie revêtues d’un placage mince, ayant souvent moins d’un millimètre d’épaisseur. On conçoit que le verre, ayant plus de mordant, pourrait ronger ce placage entièrement, au lieu d’en polir seulement la surface. Quoi qu’il en soit, ü y a falsification lorsqu’on vend du papier sablé pour du papier verré^ ou du papier revêtu de scories de fer pour du papier émerisé.
Au reste, la substitution du grès et du sable au verre pilé est facile à reconnaître tant à l’aspect qu’au toucher, car chaque grain de verre pulvérisé a les facettes plus vitreuses, plus multipliées et les angles plus aigus, ce qui lui donne plus de mordant que le grès ou le sable. La substitution à l’émeri du mélange de scories de fer et de grès cérame pulvérisés est plus difficile à reconnaître ; mais comme il est d’usage, dans l’industrie des papiers de verre, que chaque fabricant marque ses produits, on peut s'en rapporter à la marque, l’expérience ayant démontré que c’était encore le meilleur procédé.
PARFUMS. — Les parfums résultent de l’application à la toilette des matières agréablement odorantes, tirées des trois règnes de la nature, mais principalement des végétaux. Ils entrent dans la composition plus ou moins complexe des pommades et huiles parfumées, des poudres et dentifrices, essences et esprits, teintures et cosmétiques, savons et vinaigres de toilette, etc.
Les falsifications de tous ces mélanges pouvant porter, et sur les mélanges eux-mêmes, et sur leurs matières premières, il faudra consulter en particulier chacune des substances qui sont employées dans l’art du parfumeur. (Voir : Alcool, Amidons, Axonge, Cosmétiques, Couleurs, Eaux distillées, Glycérine, Huiles grasses. Savons, Vinaigres, etc.
PASTILLES DE GOMME. — Ces pastilles, dites aussi boules de gomme, doivent être faites avec le sucre de canne et une solution concentrée de gomme arabique qui reste encore en partie fluide au centre des boules. Celles-ci fondent rapidement dans la bouche, s’attachent peu ou point aux dents et se dissolvent dans l’eau sans résidu sensible. Leur solution se trouble au contact de l’alcool fort, et non à celui du tannin qui la colore à peine en jaune, sans la précipiter. Elle ne se colore pas en brun par la potasse à l’ébullition et ne réduit pas le tartrate cupro-potassique.
Faisiflcations. — On y remplace souvent le sucre de canne en partie par celui