‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 337 sur 470 · PEINTURE EN BATIMENT · texte numérisé non relu

PEINTURE EN BATIMENT

3° Poser du verre sur châssis de toit sans être à bain de mastic;

4° Fournir du verre demi-blanc pour du verre blanc, quels que soient l’épaisseur et le choix.

Pour la dorure :

1“ Faire payer des travaux préparatoires qu’on n’exécute pas;

2® Fournir de l’or à un titre et à un poids différents de ceux convenus, et même, dans certains cas, fournir du cuivre (or d' Allemagne) à la place d’or.

Pour la tenture :

1“ Faire payer certains apprêts qu’on ne fait pas ;

2® Fournir des papiers d’un prix différent de celui convenu.

Quelques-unes de ces fraudes peuvent être facilement reconnues lorsqu’il s’agit d’un produit chimique mélangé à un autre. (Voy. Céruse, Oxyde de zinc, etc.) Mais il est des tromperies qui déroutent souvent les experts à moins d’un examen comparatif des plus attentifs. Ainsi, lorsqu’on soupçonne qu’on a été trompé sur la nature de l’enduit ou de la peinture, pour lesquels on aurait employé la colle à la place de l’huile, il faut détacher une certaine surface enduite de peinture, du mur (plâtre ou pierre) ou du bois sur lequel elle a été étendue ; alors on y recherche les corps gras à l'aide de l’éther, et puis Vamidon, c’est-à-dire la colle, à l’aide de l’eau chaude. Si l’éther enlève une huile grasse, on obtiendra cette dernière par l'évaporation au bain-marie. Si l'eau rencontre de l’amidon, la liqueur sera colorée en bleu par l’eau iodée. Y a t-il de la gélatine, un traitement par l’eau chaude enlèvera cette dernière, qui sera reconnue à l’aide du tannin. Lorsqu’on a imbibé les plâtres ou les pierres de savon, c’est encore à l’aide de l'eau qu’on pourra retrouver celui-ci. En effet, l’éther n’ayant rien enlevé, on traitera la matière par l’eau, laquelle, filtrée et évaporée presque à siccité, laissera un résidu alcalin, d’où les acides élimineront des acides gras solubles dans l'éther.

Lorsqu’on a à vérifier le nombre de couches, il faut nécessairement faire un essai comparatif. Pour cela, on peint une certaine surface de plâtre ou de pierre, ou de bois (suivant le cas") d’un nombre de couches égal à celui dont on prétend avoir recouvert la partie en litige ; puis on mesure ensuite des surfaces égales de la partie qu’on a peinte soi-même et de celle sur laquelle on doit expertiser; on la gratte pour les enlever à une même profondeur, et on y dose le corps gras d’une part, et la substance colorante de l’autre; le tout comparativement. 11 est évident que les résultats qu’on obtient ainsi peuvent éclaircir suffisamment l’expert.

Lorsqu’il s’agit d’examiner la valeur des céruses ou blancs de zinc qui sont déjà appliqués en couches sur une surface donnée afin d’y rechercher la présence de la craie ou du sulfate de baryte, etc., comme il n’est pas possible d’opérer le grattage de la peinture (à moins qu’elle ne soit sur bois) lorsqu’elle est sur plâtre, et surtout sur pierre, sans risquer d’entraîner du sulfate ou du carbonate de chaux, il faut alors recourir au stratagème suivant : on met quelques charbons ardents dans une coquille en fonte et on approche celle-ci de la partie dont on veut détacher la peinture de façon à chauffer assez cette dernière pour la faire cloquer, tout en évitant de la brûler. On fait tomber ensuite les écailles des cloques sur du papier, puis on les analyse.

Lorsque cela est possible, on saisit des échantillons de peinture dans les seaux en bois qui les recèlent, en pratiquant cette saisie pendant le travail

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