ACIDE OXALIQUE
l’azotate de baryte : 100 parties de ce sel correspondent à 48,28 d’acide azotique monohydraté ou à 41,37 d’acide anhydre.
A la méthode par les pesées, on peut substituer la méthode volumétrique, en déterminant la proportion de baryte contenue dans 10“^® de liqueur (après saturation), au moyen d’acide sulfurique titré : la dépense de ce dernier est proportionnelle il celle de l’acide azotique saturé. Leurs équivalents sont entre eux comme 49 = SO^,HO : 63 = AzO^,HO.
ACIDE OLÉIQUE : = C3«H330=i,H0. — Cet acide, qui prend dans
le commerce le nom 6.' huile de suif, est liquide, incolore, inodore, insipide; il se solidifie à -f- 4“; mais il n’entre ensuite en fusion qu’à -\- 14®. Sa densité est égale à 0,808 à -)- 19®. Il est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, trèssoluble dans l’éther. Le contact de l’air lui fait éprouver rapidement la rancidité ; il prend alors une saveur âcre, et rougit le tournesol. Il est monobasique et se combine facilement aux oxydes métalliques : l’oléate de plomb est soluble dans l’éther. Une température élevée décompose l’acide oléique avec production d’acide sébacique. L’acide nitreux le solidifie en le convertissant en son isomère, l’acide élaïdique.
Usages. — Il est employé dans la fabrication du savon et pour l’ensimage de la laine dans les fabriques de draps ; on en frotte les cuirs pour leur donner de la souplesse, etc.
Altérations. — Suivant qu’il est le résultat d’une saponification calcaire, ou d’une saponification aqueuse sous pression, il peut présenter des caractères différents : celui-ci n’est pas solidifié par 1 /25 de son poids d’acide nitrique nitreux, tandis que le premier se prend en masse consistante par ce réactif. Au contraire c’est l’acide oléique de distillation qui se solidifiera au contact d’un centième de chaux hydratée, tandis que l’acide de saponification calcaire restera fluide.
L’acide oléique du commerce ou huile de suif est brun rougeâtre, d’odeui' rance, de saveur âcre. Sa densité est égale à 0,9003 à -f- 15®. Il retient souvent des acides stéarique et margarique qu’il dépose en masse cristalline sous l’influence d'un froid ménagé. Lorsqu’il est pur, il donne avec la litharge un oléate que l’éther dissout complètement.
ACIDE OXALIQUE : C^H^O»; 4 aq. ouC203,HO; 2 aq. — Cet acide, connu autrefois sous les dénominations à’ acide de l'oseille, acide du sucre, acide oxysaccharique, est solide, cristallisé en prismes obliques à quatre pans terminés par des sommets dièdres ; il est efflorescentà l’air ; sa densité est 1 ,50 ; il est inodore, d’une saveur très-acide, soluble dans 8 parties d’eau froide, très-soluble aussi dans l’alcool. A i 15®, il se décompose en dégageant de l’acide carbonique et de l’o.xyde de carbone, en même temps qu’il se sublime de l’acide oxalique normal à un seul équivalent d’eau (20 p. 100).
Caractères. — Il se distingue des autres acides végétaux par les caractères suivants : il ne se charbonne pas lorsqu’il est chauffé sur une lame de platine, mais il y disparaît complètement en brûlant avec une flamme bleue. Il précipite la chaux de ses dissolutions et ne redissout pas le précipité ; enfin, il réduit le chlorure d’or. (Voir page 17.)
Quand on verse de l’eau froide sur les cristaux d’acide oxalique, ils font