‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 36 sur 470 · ACIDE OXALIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE OXALIQUE

entendre un bruit particulier; ce caractère peut servir, dans quelques cas, à le distinguer des autres acides végétaux (1).

Composition. — 11 est composé de : caréone, 32,33 ; oxygène, 66,67 ; cristallisé, il peut contenir de 20 à 43 p. 100 d’eau.

Usagées. — L’acide oxalique est employé dans la fabrication des toiles peintes ; il sert à enlever les taches d’encre, à détruire les taches de rouille. On l’emploie aussi comme médicament : à faibles doses, il est rafraîchissant, légèrement diurétique ; on l’administre en limonades et mêlé au sucre, sous forme de tablettes, de pastilles, de poudres. A dose élevée, c’est un violent poison.

Altérations. — L’acide oxalique obtenu par Vacide nitrique retient quelquefois un peu de ce dernier ; on le reconnaît en lavant rapidement les cristaux avec de l’eau, saturant celle-ci par la potasse; si l’on trempe alors dans le liquide des bandes de papier et qu’on les allume après dessiccation préalable, elles brûlent avec une scintillation due au nitrate de potasse qui s’est formé. On peut encore faire évaporer ce liquide et essayer directement son résidu par l’action de la chaleur, ou au moyen de l’acide sulfurique et de la tournure de cuivre qui donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantes. D’ailleurs, l’acide oxalique contenant de l’acide nitrique jaunit le bouchon de liège des flacons qui le contiennent.

A ces genres d’essais, il est préférable de substituer le moyen suivant ; après avoir dissous un peu d’acide oxalique dans de l’eau, on neutralise la liqueur par un lait de chaux, on filtre pour retenir l’oxalate de chaux insoluble qui s’est formé, et, concentrant les liqueurs, on y cherche l’acide nitrique par la brucine et l’acide sulfurique. {Er. B.)

D’après le mode employé pour l’obtenir, l’acide oxalique peut aussi renfermer de l'acide sulfurique, des sels de cuivre, de fer, de plomb, de potasse et de chaux.

Vacide sulfurique est décelé par le précipité blanc, insoluble dans l'acide nitrique, que produit le chlorure de baryum étendu d’eau, dans une solution aqueuse de l’acide suspecté.

Le cuivre se reconnaît par l’ammoniaque, le cyanure jaune; le fer, par le cyanure jaune; le, plomb, par l’acide sulfhydrique, l’iodure de potassium, le chrômate de potasse. L’acide oxalique qui contient de la chaux à l’état d’oxalate abandonne un précipité blanc d’oxalate de chaux, lors de sa dissolution dans l’eau. Lorsqu’il contient de Xoxalate de potasse, il laisse à la calcination un résidu de carbonate de cette base.

Falsifications. — Dans le commerce, on rencontre quelquefois l’acide oxalique mêlé de sel d’oseille, à.’ acide tartrique, Ae sulfate de potasse, de sidfate de magnésie, A'alun. Ces diverses sophistications se reconnaissent de la manière suivante :

Le sel d’oseille laisse par la calcination un résidu de carbonate de potasse alcalin aux papiers réactifs. On détermine par la quantité d’alcali carbonaté celle de l’oxalate qui existait dans le mélange.

he sulfate dépotasse, le sulfate de magnésie sont recherchés au moyen de l’alcool qui dissout l’acide oxalique seul, et laisse intactes les matières étrangères, que l’on soumet ensuite à un essai spécial.

Vacide tartrique se reconnaît : à la carbonisation qu’éprouverait le mélange

(1) Voyez : Grandin, Monograpliie de l'acide oxalique. Thèse. École de pliarmacie, 1872.

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