RÉSINE DE JALAP
de jalap contient de la résine de gayac, le papier prend une coloration bleue ; dans le cas contraire, il ne change pas de couleur.
M. de Malte a proposé l’emploi de l’iode, de l’acide nitrique, de l’acide sulfurique, de l’ammoniaque liquide :
t partie de résine de jalap mêlée par trituration avec 1/6 de son poids d’iode, puis additionnée de quelques gouttes d’alcool, se colore en bleu si elle renferme de la résine de gayac.
La même résine ainsi falsifiée, triturée dans un mortier de porcelaine avec quelques gouttes d’acide nitrique, développe une couleur vert bleuâtre qui passe rapidement au jaune ; on n’observe pas de coloration semblable avec la résine de jalap pure. Ce procédé permet de reconnaître l’existence de 1/40 de résine de gayac.
On peut encore dissoudre la résine à essayer dans de l’alcool fort ou dans du chloroforme. En répandant la solution sur du papier blanc à filtre, celle-ci, une fois évaporée, y laisse un enduit qui prend une teinte rouge vif en le touchant avec un agitateur imprégné d’acide azotique [J. Regnauld).
L’acide sulfurique, versé sur une partie de résine de jalap pulvérisée contenant du gayac, la colore en rouge cramoisi et dégage en même temps une odeur propre à cette dernière résine. En ajoutant de l’eau à ce mélange, la couleur rouge disparaît, et il se forme un précipité d’un noir bleuâtre. La résine de jalap pure donne, dans les mêmes circonstances, une coloration jaune pâle qui disparaît par une addition d’eau pure. L’acide sulfurique peut déceler 1/30 de résine de gayac, et même \.IÇ>t){Henrard).
La résine de jalap est insoluble dans l’ammoniaque, tandis que celle de gayac s’y dissout et communique à l’alcali une couleur verdâtre et la propriété de mousser par l’agitation. Cette difiérence de propriétés fournit un moyen de reconnaître le gayac dans le jalap.
M. Pellier, de Doué, a indiqué l’emploi d’une solution de chlore, qui, ajoutée à une teinture alcoolique de jalap mêlé de gayac, y produit une coloration bleue ; le chlorure de calcium donne lieu à une couleur d’un beau vert pâle.
Le même pharmacien a proposé également l’emploi de l’essence de térébenthine. Ce liquide dissout la résine de jalap sans attaquer la résine de gayac, ce qui permet d’en faire le dosage.
M. de Smedt aîné préfère les hypochlorites de potasse et de soude, qui offrent assez de sensibilité pour signaler 1/320 de résine de gayac dans le jalap; la coloration est d’un vert foncé, au lieu d'être bleue comme avec le chlore pur.
M. Ch. Pasquier- Nalinne , pharmacien à Fleurus, a proposé l’emploi du bichlorure de mercure (1) et du savon amygdalin pour caractériser la résine de gayac mêlée, même en quantité très-minime, de résine de jalap : si l’on met en contact avec 0®",0o de la résine suspecte un mélange de bichlorure de mercure et de 0s",20 savon amygdalin, une coloration bleue très-intense se manifeste par la présence de la plus petite quantité de résine de gayac.
Lorsqu’on mélange de résine de gayac avec 0«'',20 d’oxyde noir de cuivre et 15 à 20 gouttes d’alcool, ce mélange prend rapidement une coloration vert-pomme par sa trituration avec 15 gouttes d’ammoniaque. La résine de
(I) Le précipité rougo, lo pvolochlorurc de mercvire, n'exercent aucune action sur la résine de gayac.