‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 400 sur 470 · C AUM IN · texte numérisé non relu

C AUM IN

PHYTOLAGCA.

l’ohseille.

Ouate agitée avec le sirop mêlé d’eau.

Décolorée par le lavage à l’eau.

Reste colorée après le lavage à l’eau.

Décolorée par le lavage à l’eau.

Décolorée par le lavage à l’eau.

Reste colorée après le lavage à l’eau.

Sous - acétate de plomb.

Précipité grisardoise.

Liqueur filtrée bleuâtre.

Précipité grisrougeâtre.

Liqueur filtrée rose.

Précipité rougeâtre.

id.

id.

Carbonate de soude.

Teinte bruneardoisée.

Teinte rougeviolette.

Teinte rouge.

Teinte violette.

Teinte violette.

Ammoniaque.

Teinte brune légèrement violacée.

Teinte rouge.

Teinte brune 1 é g è r e m e nt violacée.

Teinte violette.

Alcool amylique.

Il reste incolore.

Il se colore en rose.

11 reste incolore.

id.

Il se colore en rose.

Sirop additionné de carbonate de soude et précipité par le sousacétate de plomb.

Précipité grisardoise.

Précipité roserouge.

Précipité blanc rosé.

SIROP DE GUIMAUVE. — Ce sirop se prépare avec un macéré de racine de guimauve (A offidnalis) ei du sirop simple, d’après la formule suivante:

Racine de guimauve incisée 100

Eau froide 600

Sirop de sucre 3000

Il contient 43 grammes de guimauve pour 1000 grammes de sirop ; il ne doit pas être sensiblement coloré.

Le sirop de guimauve a l’odeur et la saveur caractéristiques de la racine de guimauve. L’alcool le trouble à peine en en séparant quelques flocons. Si le sirop

1018 SIROP d’ipécacuanha.

avait été préparé par la décoction de la racine, l’iode lui ferait prendre une couleur violacée {Soubetran).

Usages. — Le sirop de guimauve, en raison de son mucilage, est donné comme calmant et émollient pectoral : on en fait usage dans les rhumes, les inflammations intestinales, la fièvre, etc.

Falsifications. — Sous le prétexte que le sirop de guimauve dans lequel on fait entrer de la guimauve est sujet à s’altérer, on livre dans le commerce du Sirop de sucre coloré, ou du sirop de sucre glucose, aromatisé avec une petite quantité d’eau de fleurs d’oranger, auquel on donne gratuitement le nom de sirop de guimauve. La vente d’un semblable produit est une fraude qui peut être nuisible au malade. Le sirop de guimauve bien préparé doit se conserver assez longtemps.

On reconnaît que le sirop de guimauve est bien préparé : 1“ par dégustation; 2° à l’aide d’une solution alcaline. Par le premier moyen, on retrouve la saveur particulière à la guimauve ; par une solution alcaline de potasse ou d’ammoniaque, le sirop de guimauve prend une coM/ewr/aw/je verdâtre. Pour faire ce dernier essai, il faut éviter que le sirop soit déjà coloré, ce qui peut tenir à l’emploi d’un sucre de qualité inférieure, ou à l’usage d’un sirop dans lequel ont macéré certains fruits ; les sirops provenant du traitement des fruits ne devant point servir à la préparation d’autres sirops déstinés à recevoir un nom caractéristique servant à indiquer leur origine.

Le sirop de guimauve glucosé brunit lorsqu’on le traité par la potasse, à l’aide de la chaleur.

D’après Dorvault, on remplace quelquefois la guimauve par de la racine de consoude, ou bien on substitue le sh'op de consolide à celui de guimauve. Or, le sirop de consoude, renfermant naturellement un peu de tannin, prend par les sels de fer au maximum une teinte verdâtre tirant sur le noir, ce qui permet de reconnaître la substitution.

SIROP D’IODURE DE FER. — On en reconnaîtra la pureté par les mêmes moyens que ceux qui ont été appliqués à l’examen des dragées d’iodure de fer.

Quelquespharmacienscroient pouvoir employer sansinconvénientdelalimaille cuivreuse, se basant sur ce que l’iodure cuivreux est insoluble, et sur ce que le fer en excès précipite le cuivre. M. Battandier s’est assuré que l’iodure ferreux préparé ainsi contient beaucoup de cuivre.

SIROP D’IPÉCACUANHA. — Ce sirop, fait avec l’extrait alcoolique d’ipécacuanha dissous dans de l’eau distillée et additionné de sirop simple (I), est un médicament qui ne doit être préparé que par le pharmacien.

Usages. — Destiné surtout aux enfants, il est le plus souvent administré comme vomitif. On l'utilise pour débarrasser l’estomac des sécrétions muqueuses de la poitrine, que l’enfant avale et ne rejette pas, comme le fait l’adulte.

Falsifications. — Le sirop d’ipécacuanha a été falsifié. Nous avons eu à examiner un sirop qui portait ce nom, et que l’analyse a fait reconnaître pour être préparé avec du sucre impur, et dans lequel on avait fait dissoudre de Vémétique.

(I) 30 grammes de sirop d’ipccacuanha contiennent 0'^'',20 d’extrait.

SIROP d’orgeat.

On reconnaît cette falsification : 1“ en étendant le sirop d’eau pure, et en y faisant passer un courant d’acide sulfhydrique ; l’antimoine, dans ce cas, est précipité à l’état de sulfure, on le recueille, et on constate sa nature ; 2° en faisant évaporer le sirop, carbonisant et incinérant, traitant les cendres obtenues par l’eau régale, faisant évaporer pour chasser l’excès d’acide ; puis, après addition d’acide tartrique, on fait bouillir, on filtre et on introduit dans l’appareil de Marsh ; 3“ en carbonisant le sirop à l’aide de l’acide sulfurique, traitant le charbon obtenu par l’eau et l’acide tartrique, faisant bouillir, filtrant la liqueur, et l’introduisant dans un appareil de Marsh fonctionnant à blanc : si le sirop a été additionné d’émétique, on obtient alors des taches antimoniales, dont on constate les caractères chimiques {A. Ch.).

SIROP DE LIMAÇONS. — 11 est épais, mucilagineux, filant quand on le transvase, d’une couleur un peu ambrée, d’une odeur sut generis.

On le remplace souvent par les sirops de guimauve, de fucus, de capillaire, de gomme et de sucre plus ou moins aromatisés. M. Labiche, pharmacien à Louviers, a dressé un tableau des réactions différentielles que présentent ces divers sirops ; celui de limaçons est facilement troublé par l’alcool, le tannin, le sous-acétate de plomb qui le décolore ; par le chlore qui donne des flocons blancs que l'ammoniaque peut redissoudre.

SIROPS DE LIMONS et D’ORANGES. — Le sirop de limons se prépare avec le suc dépuré des limons {Citrus limonum) et le sucre blanc. On prépare de même le sirop d'oranges avec le suc de ce fruit.

Usages. — Les sirops de limons et d’oranges sont antiseptiques, rafraîchissants; on les prescrit dans diverses maladies, contre les vomissements, le scorbut, les fièvres putrides.

Altérations. — On substitue quelquefois Yacide tartrique au suc de limons ou d’oranges. On reconnaît cette substitution en traitant le sirop soupçonné par une solution concentrée de chlorure de potassium qui, au bout de quelques heures, donne un dépôt grenu et cristallin de crème de tartre, si le sirop contient de l’acide tartrique.

Ebermayer dit qu’on a quelquefois substitué le vinaigre au suc de limons, mais qu’on s’aperçoit de cette substitution à l’odeur acétique que répand le sirop ainsi préparé. On pourrait, à l’aide de la distillation, séparer une partie du vinaigre employé.

SIROP DE NERPRUN. — V. Nerprun.

SIROP D’ORGEAT. — Ce sirop, qui s’obtient avec une émulsion dans la préparation de laquelle on fait entrer des amandes douces, des.amandes amères, du sucre et de l’eau de fleurs d’oranger, est une des préparations sucrées les plus agréables lorsqu’il est bien confectionné. Il est opalin, d’un blanc jaunâtre. La matière émulsionnée se sépare souvent du liquide par le repos; on est forcé de l’agiter lorsqu’on veut s’en servir.

Le sirop d’orgeat étendu d'eau doit fournir une émulsion agréable, sucrée et aromatisée. Préparé suivant la formule du Codex, il marque 34“ à l’aréomètre ; étendu de 9 fois son volume d’eau, il marque 43“ au lactoscope de M. Donné.

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