STÉARINE
valent à boucher les trous : la dissolution, évaporée à siccité et reprise par l’eau distillée, serait ensuite essayée par le sulfhydrate d’ammoniaque, Tiodure de potassium, l’acide sulfurique, etc.
Les pharmaciens ne doivent jamais acheter la squine en poudre.
STAPHISAIGRE (Semences de). — Les semences de staphisaigre {Delphinium staphysagria, famille des Renonculacées) ont une forme triangulaire; leur surface est d’un brun noirâtre et criblée de petites cavités; leur intérieur a un aspect blanc et huileux.
Composition. — Elles renferment : stéarine, huile grasse peu soluble dans Veau, huile grasse très-soluble dans l'alcool, gomme, amidon, matière azotée, albumine, delphine, acide volatil; sulfates et phosphates de potasse, de chaux et de magnésie.
Usages. — On les emploie en pharmacie, sous forme de poudre, en lotion, teinture et pommade.
Falsifications. — En 1836, M. Odepli a signalé une falsification des semences de staphisaigre par 33 p. 100 de myrobalans indiens [Myrobalans chebula ou Terminalia chebulia). Ce fruit est noir, a la forme des cynorrhodons, mais il est moins gros. Il présente des rides longitudinales très-marquées, est dur, luisant, à cassure nette, à texture très-serrée.
L’infusion préparée avec sa poudre donne avec le sulfate de fer un abondant précipité noir très-intense de tannate de fer : la liqueur surnageante est d’un noir violet assez foncé. L’infusion préparée avec la poudre de staphisaigre ne donne aucun précipité avec le même réactif.
STÉARINE : Ceiiso^, (C36H='®0*)3. — La stéarine naturelle ou
tristéarine, qui existe dans beaucoup de corps gras animaux ou végétaux (suifs de bœuf et de mouton), est en lamelles blanches, nacrées, insipides et inodores. Sa densité s’élève avec son point de fusion. Ce dernier a lieu vers 63 ou 64°, 2 {Dufly)-, mais il varie suivant la température à laquelle on porte préalablement la stéarine. Elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther bouillants. Les alcalis la dédoublent en glycérine et stéarate alcalin. La stéarine est essentiellement combustible.
Usages. — A l’état de mélanges naturels avec l’oléine et la margarine, elle sert à la préparation de l’acide stéarique pour bougies. Lorsqu’elle est pure, on la substitue quelquefois, mais à tort, au blanc de baleine pour la confection du cold-cream et du cérat blanc.
Falsifications. — M. Donath y a trouvé de la paraffine. Voici comment il y dose cette dernière substance :
6 grammes du mélange sont chauffés pendant une demi-heure avec 200 ou 300 grammes de lessive de potasse caustique à I,1S de densité. Après saponification, on ajoute assez de chlorure de calcium dissous pour entraîner tout le corps gras à l’état de savon calcaire insoluble; on ajoute de plus du carbonate de soude qui précipite l’excès de sel calcaire et rend ainsi le dépôt plus pulvérulent : \di paraffine y reste emprisonnée. On jette le tout sur un filtre, on lave le précipité à l’eau bouillante; puis on le dessèche à 100°. Le résidu est ensuite pulvérisé et épuisé, dans un appareil à déplacement, par l’essence de pétrole [cérésoUne). La solution obtenue est alors évaporée : le résidu, séché à 100°, est la paraffine.