‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 412 sur 470 · de bœuf · texte numérisé non relu

de bœuf

Italie 19. — de Florence

Autriche 20. — de Vienne

Composition. — Ces matières sont formées par un mélange de stéarine, de margarine et d’o/étne, en proportions variables. Elles sont d’autant plus consistantes qu'elles renferment plus de stéarine et moins d’oléine.

lisages. — Les suifs servent à la fabrication des chandelles et surtout à celle des bougies stéariques. On en fait aussi des savons.

Falsifications. — Elles ont été indiquées à l’article Graisses animales ; c’est pourquoi nous nous bornerons à reproduire ici le procédé de M. Dalican (1) pour l’essai ou titrage des suifs, afin d’élablir leur richesse en acides stéarique et oléique.

Essai des suifs ou titrage des matières grasses. - 1" Après avoir soutiré à l’aide d’une sonde quelques dizaines de grammes de suif pris, au hasard, sur le quart environ des pains ou des fûts à analyser, on en forme, par voie de fusion, un échantillon moyen. On en pèse 50 grammes qu’on chauffe presque jusqu'à 200°, dans une capsule émaillée, d’un litre de capacité.

D’autre part, on mélange dans un petit flacon 40" de lessive des savonniers à 36“ Baumé (soude caustique) avec 30" d’alcool à 93 “. Après avoir secoué le tout, on en verse une partie sur le corps gras fondu, mais retiré du feu, en agitant vivement à l’aide d’une spatule ; on ajoute le reste en continuant d’agiter jusqu’à ce que la matière se soit prise en masse. On la fait bouillir pendant cinquante minutes avec un litre d’eau; puis on verse par petites portions, dans la solution savonneuse, 60" d’acide sulfurique à 25“ Baumé. Continuant l'ébullition, les acides gras mis en liberté et devenus bientôt limpides, surnagent le liquide aqueux.

On cesse de chauffer ; on enlève toute l’eau à l’aide d’une pipette, puis on décante l’acide gras dans une petite soucoupe.

2“ On prend un tube à essai de 10 à 12 centimètres de longueur sur 2 centimètres de diamètre; on le remplit aux deux tiers de l’acide gras sans dépasser la température nécessaire à sa fusion. Lorsqu’elle est complète, on maintient ce tube suspendu dans un flacon à l’aide d’un bouchon ; puis on plonge dans la masse fondue un bon thermomètre divisé en cinquièmes de degré et suspendu lui-même à un étrier (flg, 229).

«Lorsque la matière commence à se solidifier au bas du tube, il importe d’ob-

(I) Dalican et F. Jean. Méthodes chimiques servant à déterminer la valeur commerciale des matières grasses, 1872.

Fig. 229. — Appareil pour déterminer le joint de fusion des acides gras.

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server attentivement le thermomètre. » « La cristallisation ayant gagné le tour du tube, l’opérateur agite légèrement l’acide gras, en imprimant au thermomètre un mouvement circulaire, trois fois à droite, trois fois à gauche. »

« Si l’on a pris note du degré que marquait le thermomètre avant l’agitation, on remarquera, après celle-ci, que le mercure est descendu de plusieurs fractions de degré, puis a remonté rapidement au-dessus du premier point noté, pour y rester stationnaire au moins deux minutes. C’est ce dernier degré qui est pris pour le titre du suif (1). »

On répète l’essai deux ou trois fois comme moyen de contrôle ; puis, le point de fusion une fois bien établi, on consulte le tableau suivant dressé par M. />«/«can, lequel indique, pour chaque degré du thermomètre, la quantité d’acides stéarique et oléique contenue dans le suif (2).

DEGIÎÉS

du

thermomètre.

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