TOURTEAUX
Dans le premier cas le bleu peut être de Y indigo ou du bleu de Prusse ; on épuise la matière jaune par l’alcool, puis on traite l’échantillon bleui par le chlorure de chaux, qui détruit l’indigo, tandis qu’il n’altère pas le bleu de Prusse. Pour déterminer la nature de la couleur jaune dissoute dans l’alcool, on suit la marche indiquée ci-dessus.
Dans le deuxième cas, on a affaire à un mélange de bleu d’aniline et de jaune, ou bien à l’un des deux verts d’aniline. Pour distinguer ces trois cas, on fait bouillir l’étoffe avec acide chlorhydrique étendu. Si la couleur devient rose ou lilas ; vert d'aniline à Viode ; si le tissu se décolore ou devient jaunâtre : vert à l'aldéhyde ; ewŸm, si le liquide se colore en jaune tandis que la couleur du tissu passe au bleu : mélange de bleu d'aniline et de jaune. Dans ce cas le jaune peut être caractérisé comme ci-dessus.
Violet. — Les couleurs principales sont : violet d’aniline, violet à l’iode, violet de garance, d’alkana, d’orseille, de campêche, de cochenille. Si la couleur résiste à l’action du chlorure de chaux, elle est due à Yalkana. Si elle est détruite, on fait un essai au jus de citron. Si la couleur est avivée, on a affaire à l’un des deux violets d’aniline; si elle vire au rouge ou au jaune, il faut rechercher les autres violets.
L’étoffe plongée dans du chlorure de chaux, lavée à l’eau et traitée par le cyanure jaune se colore en bleu, ce qui indique la présence d’un mordant de fer qui a servi à teindre en ga7'ance ou en cochenille. Ces deux matières se reconnaissent à ce que le chlorure de chaux colore l’étoffe en jaune dans le cas de la garance, et la décolore complètement dans le cas de la cochenille.
Un échantillon plongé dans un lait de chaux devient gris et finalement presque incolore : violet au campêche; devient bleu-violet : oi'seille.
On plonge l’étoffe dans de l’acide chlorhydrique étendu de trois volumes d’eau ; elle se colore en bleu-violet et devient rougeâtre après lavage : violet d'aniline ordinaù'e. Elle devient verdâtre et lilas pâle ou grise après lavage : violet à l'iode.
L’examen des cendres fournit aussi des indications précises : si elles renferment de l’oxyde de fer, c’est un indice de la teinture en garance ou cochenille, avec mordant de fer ; si les cendres sont blanches ; orseille ou campêche. S’il n’y a pas de cendres autres que celles que fournit le tissu : violets d’aniline.
En général, l’examen des cendres est très-utile, car il fait connaître la nature du mordant, ce qui permet d’arriver à la connaissance de la matière colorante elle-même (Fohl). »
TOURTEAUX. — Les semences oléagineuses dont on exirait l’huile par la pression laissent des résidus qui reçoivent le nom de tourteaux. Ils sont trèsriches comme engrais et sont quelquefois employés à la nourriture des bestiaux.
La composition d’un certain nombre d’entre eux a été établie autrefois par les analyses de MM. Girardin, Soubeiran et Meurein. En voici le tableau :
TABLEAU