VANILLE
lier, portant un grand nombre de fibres blanches, longues, droites, à peu près de même diamètre dans toute leur longueur. De plus, elle n’a pas d’odeur ni de saveur sensibles.
On a vendu, comme racine de valériane officinale, la racine de grande valériane {Valeriana phu), la racine de Valeriana dioïca. La première se distingue par la plus grande dimension de toutes ses parties, par la présence d’un rhizome, portant inférieurement les fibres et supérieurement les traces des tiges annuelles ; elle a une saveur moins âcre et plus amère que celle de la valériane officinale. La seconde a ses filaments moins volumineux, une couleur plus blanche, une odeur et une saveur plus faibles.
Des racines épuisées, qui ont servi à l’extraction de l'huile essentielle ou à celle de l’acide valérianique, sont quelquefois remises dans le commerce. Elles se reconnaissent à leur couleur noire, à leur odeur et à leur saveur plus faibles.
VANILLE. — La vanille est la capsule de plusieurs espèces du genre Vanilla (Orchidées), plantes grimpantes et sarmenteuses originaires du Mexique, de la Colombie, de la Guyane et qu’on cultive aujourd’hui â l’île de la Réunion.
Le commerce fournit trois sortes de vanille :
ha. vanille lec ou légitime {Vanilla saliva, de Schiede). Elle est siliquiforme, longue de 16 à 20 centimètres, épaisse de 7 à 9 millimètres, à surface ridée et sillonnée longitudinalement, rétrécie à ses deux extrémités, et recourbée en crosse à sa base. Elle est onctueuse, souple sans être molle, d’un brun noirâtre et d’une odeur des plus suaves, analogue à celle du baume du Pérou. Elle se couvre peu à.peu d’une espèce de giime formé de cristaux aiguillés et brillants de vanilline ou acide vanillique qui y est contenu, dit-on, naturellement. On la désigne alors sous le nom de vanille givrée : c’est la plus estimée.
2“ La vanille simarouna ou bâtarde {Vanilla sylvestris). Elle semble n’être qu’une variété de la première ; seulement elle est plus courte, moins épaisse, plus pâle et plus sèche ; elle est aussi moins aromatique et ne se givre pas.
3® Le vandlon {Vanilla pompona) est en gousses très-courtes de H à 19 centimètres et d’une grosseur triple de celle de la vanille, très-foncées en couleur, d’une odeur forte, mais non balsamique; elles sont presque toujours ouvertes, visqueuses et enveloppées d’un liquide épais et noirâtre.
La vanille de bonne qualité est lourde, d’un brun rougeâtre ; elle possède une odeur suave, balsamique; l’intérieur doit être rempli d’un grand nombre de petites graines d’un beau noir brillant.
Composition. — D’après Bucholz, la vanille contient : huile grasse, résine molle, extrait un peu amer, extrait particulier, apothème, sucre, substance amyloïde, acide benzoïque, fibre.
Suivant M. Stokkeby, la vanille contiendrait: résine, cire, huile grasse, tannin verdissant les sels de fer, gomme, sucre, acides humique et oxalique ; vanilline ou acide vanillique ; phosphates et sulfates. On n’y rencontrerait ni albumine ni fécule. Elle doit sans doute son arôme à une huile volatile et à la vanilline.
Csag^cB. — La vanille est très-employée comme aromate dans la parfumerie, dans la fabrication du chocolat, des liqueurs de tahle. Elle est stimulante, aphrodisiaque. On l’emploie quelquefois en médecine comme un excitant énergique, sous forme de poudre, de tablettes, de teinture, d’alcoolat.
Falsifications. — On givre la vanille artificiellement en la roulant dans