‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 457 sur 470 · UU VASE EN FER · texte numérisé non relu

UU VASE EN FER

galvanisé.

gr-

gr-

vinaigre

Lait

Vin

Eau salée

Eau-de-vie

Bouillon gras

Bouillon maigre

Eau de fleurs d’oranger

Eau de Seltz

Eau distillée

Traces.

Traces.

Eau commune

Bien.

Traces.

Huile d’olive

Bien.

Bien.

Tous ces précipités d’oxyde de zinc renfermaient du fer ; mais ceux produits par les liquides qui ax’aient séjourné dans les vases de fer 'galvanisé étaient bien plus ferrugineux que les autres.

Ces résultats semblent indiquer que, dans le fer galvanisé, plus attaquable que le zinc, l’action s’exerce aussi bien sur le fer que sur le zinc.

Bien, que, d’après les expériences de M. Schaeu/fèle, l’huile d’olive ne soit pas chargée d’oxyde de zinc, nous rappellerons néanmoins qu’il résulte, au contraire, des recherches de M. L.-V. Audouard, de Béziers, sur le même sujet, que l'huile d’olive mise en contact avec le zinc se charge à froid d’une quantité assez considérable de ce métal, en formant avec lui des oléates et des margarates insolubles, il est vrai, mais pouvant être facilement décomposés et transformés en sels solubles par les acides contenus soit dans l’estomac, soit dans les aliments pour la préparation desquels l’huile est employée.

ZINC

réduit en petits lingots ou en lames minces, il sert à précipiter divers métaux (cuivre, plomb, étain, cadmium, antimoine, argent, etc.) de leurs dissolutions salines.

Enfin, le zinc est la base de plusieurs préparations (oxyde, chlorure, sulfate, acétate, lactate, valérianate) usitées en médecine.

L’usage du zinc se répand tous les jours davantage, et sa consommation a beaucoup augmenté depuis quelques années.

Altérations. — Le zinc du commerce n’est jamais pur, il contient du fer, du plomb, du cuivre, du manganèse (1), de Vétain, de Vantimoine, du cadmium, du soufre, des traces de charbon et de Y arsenic (2).

D’après les recherches de MM. Elliot et Sto7'er, les matières étrangères que l’on rencontre dans le zinc n’y sont pas dans des proportions constantes. On y trouve toujours le plomb ; l’étain y est à dose très-minime ; le cadmium y est encore plus rarement; le cuivre n’y existe presque jamais ; le carbone s’y trouve par accident ; l’arsenic s’y montre plus rarement qu’on ne paraît le croire ; quant au fer et au soufre, ils s’y rencontrent constamment.

Nous savons en outre que, en 1836, un jugement rendu par la Cour royale de Toulouse fit connaître que l’on avait employé des pompes et des tuyaux en zinc pour tirer et conduire les eaux minérales (salino-gazeuses) d’Encausse (Haute-Garonne) ; mais que ces eaux avaient tellement réagi sur le métal, qu’au bout de six ans, les pompes et les tuyaux étaient hors de service.

Enfin, nous avons mentionné {Journ. de chim. méd., 1838, p. 2C5) un cas d’empoisonnement occasionné par du vin qui avait séjourné pendant quelques heures dans un vase de zinc {A. Ch.).

(1) La présence du manganèse a été constatée, en 1847, par M. A. Larocque. Ce chimiste attribue en grande partie au fer et au manganèse la couleur ocracée que prend l’oxyde de zinc lorsqu’on le prépare au moyen des procédés ordinaires.

Ces métaux étrangers se retrouvent dans le résidu noirâtre que laissent les zincs du commerce, lors de leur traitement par les acides sulfurique, chlorhydrique ou acétique.

Ce résidu noir a été l'objet des recherches de plusieurs chimistes ; les résultats qu’ils ont obtenus portent à croire que sa composition varie avec celle du métal qui lui a donné naissance. D’après Vogel, cette matière noire ne serait que du plomb et du cuivre ; d’autres la considèrent comme un carbure de zinc; Houton-Labillardière, Réveil, y ont trouvé des traces d’étain et de fer; M. Malenfant l’a trouvé formé de sulfure de plomb ou de sous-sulfate mêlé de plomb métallique, et quelquefois aussi de sulfure de cuivre. Enfin, plus récemment encore, M. Rodwell y a reconnu du charbon, du sulfate de plomb et des traces de fer.

(2) Les quantités d’arsenic trouvées par M. Schaeuffèle, dans divers zincs du commerce, sont les suivantes :

ARSliNIC OBTENU de 1 kllog de zinc de :

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