‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 458 sur 470 · SUIVANT LA MÉTHODE DE M. JACQUELAIN · texte numérisé non relu

SUIVANT LA MÉTHODE DE M. JACQUELAIN

France

Oe',019

Silésie

Vieille-Montagne

Corfali

D’après les expériences de M. Villuin, 0®'',001 d’acide arsénieux, ou 0®'',00075 d’arsenic, peut fournir à l’appareil de Marsh 226 taches arsenicales de O™, 002 de diamètre.

La méthode de M. Jacquelain consiste à doser l'arsenic à l’état de sulfure. Le gaz hydrogène

ZINC

Pour reconnaître la présence de ces métaux étrangers, on dissout une quantité donnée de zinc dans l’acide nitrique pur. Le fer, le cuivre, le plomb, le cadmium, le soufre et l’arsenic se trouvent ainsi dissous en même temps que le zinc. L’étain seul, s'il s"en trouve dans le métal analysé, se dépose à l’état d’acide stannique. Cet acide, recueilli sur un filtre, lavé et chauffé au rouge, permet de calculer le poids de l’étain pur.

Si le zinc renferme de l’antimoine, l’acide stannique est mêlé d’acide antimonieux; la séparation de ces deux corps a lieu en opérant leur dissolution dans l’acide chlorhydrique pur, et chauffant pendant longtemps après y avoir plongé une lame d’étain pur; l’antimoine se précipite alors sous forme de poudre noire; il est recueilli sur un filtre, lavé, séché et pesé. On dose l’étain par différence.

Dans une partie de la dissolution, on verse un excès de chlorure de baryum qui précipite, à l’état de sulfate de baryte insoluble, l’acide sulfurique formé aux dépens du soufre que le zinc renfermait. Le précipité, recueilli sur un filtre, est lavé, séché et pesé.

Lorsque le zinc renferme beaucoup de soufre et de plomb, l’acide sulfurique produit par le traitement nitrique donne du sulfate de plomb, que l’on retrouve alors en mélange avec l’acide stannique.

Dans une seconde partie de la liqueur, on verse un excès d’ammoniaque qui ne précipite que le fer et le plomb à l’état d’oxydes, et laisse en dissolution le zinc, le cuivre, le cadmium et l’arsenic.

Le précipité d’oxydes de fer et de plomb est dissous dans l’acide nitrique pur et étendu; puis on précipite le plomb par le sulfate de potasse ou de soude ; le précipité de sulfate de plomb est lavé, séché et pesé : son poids permet de connaître celui du plomb. Le fer resté en dissolution est précipité par l’ammoniaque. On verse un excès d’acide chlorhydrique dans la dissolution ammoniacale de zinc, de cuivre, de cadmium et d’arsenic, et l’on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré qui précipite l’arsenic, le cuivre, le cadmium et qui laisse en dissolution le zinc, facile à séparer au moyen du sulfhydrate d’ammoniaque. On lave le précipité de sulfure de zinc, qui est ensuite redissous dans l’acide chlorhydrique et précipité à chaud par le carbonate de soude; le précipité de carbonate de zinc est calciné et pesé ; du poids de l’oxyde de zinc on déduit facilement celui du zinc.

dégagé par le zinc traverse une dissolution de chlorure d’or; ce sel est réduit si l’hydrogène est arsénié. Il sé produit en même temps de l’acide chlorhydrique et du chlorure d’arsenic qui se décompose sous l’influence de l’eau, en donnant lieu à de l’acide arsénieux qui reste en dissolution avec l’excès de chlorure d’or non décomposé. Lorsque le dégagement de gaz est terminé, on achève, au moyen de l’acide sulfureux, la réduction de tout l’or renfermé dans le chlorure ; on fait bouillir pour chasser l’excès d’acide sulfureux, on filtre, et on fait passer dans la liqueur filtrée un courant do gaz acide sulfliydrique lavé, qui détermine la formation d’un précipité de sulfure d’arsenic.

11 résulte de ces recherches de M. Schaeuffèle : 1° que le zinc de France, le plus arsenical de tous, doit être exclu pour certains usages ; 2” que, sous le rapport de la petite quantité d’arsenic, les zincs de Silésie et de la Vieille-Montagne sont susceptibles d’un usage plus général ; 3° que le zinc de là mine de Corfali, plus riche en métaux étrangers et plus rapidement soluble dans l’eau acidulée que les autres zincs, est le plus pur, sous le rapport de l’arsenic : il pourrait donc servir, dans les recherches médico-légales, sans purification préalable. Il ne laisserait rien à désirer, si, à cette absence d’arsenic, il joignait les propriétés physiques des autres zincs du commerce. Il a, en effet, un défaut que ne présentent pas les autres variétés : il renferme une certaine quantité de fer qui le rend très-cassant et impropre au laminage.

ZINC

Quant aux sulfures de cuivre, de cadmium et d’arsenic précipités par l’acide sulfhydrique, on les redissout dans l’acide nitrique ; la dissolution est additionnée d’un excès de carbonate d’ammoniaque qui ne dissout que le cuivre et l’arsenic ; le carbonate de cadmium est recueilli, lavé et calciné ; le poids du résidu d’oxyde fait connaître celui du métal. Le cuivre est séparé de la dissolution au moyen de la potasse caustique qui le précipite à l’état d’hydrate et de bioxyde ; celui-ci est lavé, calciné et pesé ; de là on arrive au poids du métal.

On peut alors rechercher l’arsenic dans les liqueurs séparées du cuivre ; mais il est préférable d’agir sur le zinc métallique lui-même, et de le dissoudre dans de l’acide sulfurique affaibli, en ayant la précaution de faire passer le gaz hydrogène qui en résulte dans une dissolution de nitrate d’argent qui fixe l’arsenic à l’état d’acide arsénieux; ou bien on emploie soit la méthode de M. Jacquelain, indiquée ci-dessus, soit un appareil de Marsh, qui sert à obtenir l’anneau et les taches arsenicales.. Par ce dernier moyen on peut, en outre, constater la présence de l’antimoine, en soumettant les taches aux réactions qui permettent de distinguer si elles proviennent de l’antimoine ou de l’arsenic.

Pour clore ce Dictionnaire, nous croyons utile de faire figurer ici les Lois et Ordonnances concernant les falsifications.

Voici le texte de la loi qui fut votée par l’Assemblée législative, en mars 1851 . sur la proposition de MM. Morlimer-Timaux et Riche, représentants du peuple, loi dont nous ne cessions de réclamer l’urgence, depuis plus de douze ans, dans plusieurs pétitions que nous avions présentées aux Chambres, et, en dernier lieu, à l Assemblée constituante. (A. Cu.)

Page 1