‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires médicamenteuses et commerciales avec líndication des moyens de les reconnaitreChapitre 53 sur 470 · PS O · texte numérisé non relu

PS O

POIDS

DU LITRE

D’après les auteurs, cette table peut servir, non-seulement pour des liquides dont la température est égale à 12°, 5 mais aussi pour des liquides dont la température ne diffère pas beaucoup de 12°, 5 parce qu’alors la dilatation de l’aréomètre est négligeable.

Vérification des aréomètres. — Ceci connu, les auteurs ont proposé l’emploi de deux méthodes également bonnes pour la vérification des aréomètres. La première, que nous donnerons seule ici comme étant la plus simple, consiste à s’assurer d’abord que, dans l’eau distillée à -j- 12°, 5, l’aréomètre marque zéro. Puis on détermine directement dans l’air le poids du litre de liquides de différentes densités, à environ 12°,5, de telle sorte qu’en plongeant ensuite suc-

AUGExNT.

cessivement dans chacun d’eux l’aréomètre à vérifier, il doit y marquer les degrés correspondant à leurs densités et correspondant également à ceux qu'indique la table précédente : ainsi, par exemple, l’aréomètre devra marquer 68“ dans un acide sulfurique à 1,842 de densité (1).

Vérification tics alcoomètres* — On compose trois OU quatre mélanges alcooliques de diverses forces de telle sorte que deux de-ces mélanges correspon- .dent à peu près aux degrés extrêmes que porte l’alcoomètre et les deux autres mélanges aux degrés intermédiaires. On pèse très-exactement un litre ou cent centimètres cubes de chacun de ces mélanges pris à-f- 15“ ; on ajoute au poids obtenu le poids du volume d'air déplacé (2) et on a la densité du mélange (5) à -{- lo“. Cherchant alors dans la table le degré alcoométrique correspondant à cette densité, il est ensuite facile de voir par expérience, si l’alcoomètre plonge au même degré dans ce liquide.

Mode ti’cmpioi. — L’emploi des aréomètres exige certaines précautions. Pour éviter le plus possible les causes d’erreurs auxquelles ces instruments donnent lieu, voici, suivant M. Coulier, comment il convient d’opérer IA) :

1“ Employer de gros instruments ;

2“ Nettoyer avec le plus grand soin la surface du liquide ;

3“ Se servir de larges éprouvettes ;

4“ Remplir ces dernières de manière que le niveau du liquide soit horizontal sur les bords au moment de l’observation, surtout si l’on se sert de petites éprouvettes ;

5“ Lire les indications de l’instrument soit au haut du ménisque, soit sur la prolongation du niveau extérieur du liquide, suivant qu’il a été gradué de l’une ou de l’autre manière. A défaut d’indication à cet égard, on peut faire soi-même une observation, et voir par exemple si, dans l’eau, le zéro correspond au haut ou au bas du ménisque.

D’après ce qui vient d’être dit relativement à la vérification des degrés d’un aréomètre, on voit qu’il n’est possible d’y arriver qu’à l’aide d’opérations délicates, exécutées dans des conditions précises et toujours identiques. On aurait donc avantage à abandonner ces instruments pour s’en rapporter uniquement aux densités prises, soit par la méthode du flacon, soit à l’aide du demimetre.

ARGENT : Ag = 108. — L’argent, appelé autrefois Diane, Lune à cause de son éclat, est un métal d’un blanc très-pur, susceptible d’un beau poli, malléa-

(1) La moindre erreur dans la graduation de l'aréomètre de Baume se répercute surtout sur les degrés supérieurs. Ainsi, une erreur de 1/2 degré depuis 0 jusqu’à 15", devient trois fois plus forte, c’est-à-dire de 1 degré 1/2 au 45". Or, comme la densité de la solution de sel marin qui sert à fixer le 15' degré, peut varier avec l’état du sel lui-même, Guy-Lussac, au moins pour les pèse-acides, avait adopté un autre point de départ, un autre mode de graduation : déterminant toujours le zéro de l’échelle à l’aide de l’eau distillée à -f- 15", il employait l’acide sulfurique à 1,8427 de densité et à cette même température de 15" pour y plonger l’aréomètre et marquer 66" au point où il s’arrêtait dans ce liquide. Il divisait ensuite l’espace compris entre ces deux points extrêmes, en G6 parties qu’il continuait d’établir sur le reste de la tige. Dans ces conditions, une légère erreur commise dans la détermination du point fixe supérieur (66") s’atténue, au lieu de s’amplifier entre ce point et le zéro de l’instrument. C’est ainsique Collardeau a construit tous les aréomètres hydromajeurs.

(2) Ce poids est de pour un litre et de 0»%13 pour lOü".

(3) Le poids des 100"" doit être, pour cela, multiplié par 10.

(4) Journ. de pharm. 1876, t. XXIII, p. 175.

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