BOUGIES STÉARIQUES
particulières dues à la présence d’une matière étrangère qui révèle leur origine.
On peut rendre les bouchons imperméables par des immersions répétées dans un mélange fondu de cire et de mif ; on les fait ensuite sécher à l’étuve.
On a des bouchons qui gardent le vide, en les trempant dans du caoutchouc fondu, additionné d’une petite quantité de ch-e.
On fait aussi une pâte avec du liéye en poudre ou en raclures, et une solution de caoutchouc dans l’essence de térébenthine ; on coule cette pâte dans des moules, pour lui donner la forme des bouchons ordinaires (1).
BOUGIES STÉARIQUES. — Les bougies stéariques sont formées d'un mélange d’acides stéarique et margarique, additionné d’une petite quantité de ch-e (2 à 4 p. 100 environ), afin de rendre les bougies plus uniformes, moins rugueuses. Les acides stéarique et margarique sont ordinairement extraits du produit de la saponification du suif par la chaux.
jlltérailons. — Plusieurs fabricants obtiennent, non pas les acides stéarique et margarique, mais la stéarine et la margarine par la simple expression du suif; on en sépare ainsi directement l’oléine. Les bougies préparées de cette façon coulent plus que les autres parce que leur point de fusion est moins élevé que celui des vraies bougies, répandent une odeur de suif quand on les touche, tachent les doigts; enfin on ne doit les considérer que comme des chandelles supérieures à celles qui sont répandues dans le commerce.
Parfois les bougies ne sont que des chandelles de suif enrobées avec la stéarine : elles devraient alors être vendues sous le nom de chandelles enrobées.
Autrefois on ajoutait de Vacide arsénieux dans les bougies, afin de rendre, disait-on, les graisses plus combustibles. On s’aperçut de la présence de cette substance toxique à l’odeur alliacée que répandaient ces bougies lors de leur extinction. En outre, plusieurs personnes se plaignirent d’avoir été incommodées et sujettes à des maladies qu’elles attribuèrent à l’emploi de cet éclairage. D’après des expériences faites à Londres, on reconnut que chaque bougie contenait environ 0^'', 30 d’acide arsénieux. Dans diverses parties d’une chambre, on disposa des vases pleins d’eau distillée, et on fit brûler quelquesunes de ces bougies ; au bout de trente-six heures, l’eau, essayée à l'appareil de iVlarsh, décela d’une manière évidente la présence de l’arsenic. 11 fut établi que l’acide arsénieux, dégagé par la combustion des bougies, se condensait et retombait sur les divers objets qui garnissaient la chambre, A Reims, M. Dannecy constata également, dans une bougie pesant 60 grammes et dite huit, la présence de O^^loO d’arsenic.
Tous ces faits ont amené l’autorité à interdire aux fabricants l’emploi de l’acide arsénieux dans la préparation des bougies.
Le moyen le plus simple pour reconnaître cette substance toxique dans les bougies stéariques serait d’en faire brûler une ou deux dans des tubes métalliques, et, lorsque chacune d’elles serait consumée, d’essayer à l’appareil de Marsh l’infusum aqueux du dépôt qui se serait formé dans les tubes.
On peut aussi faire bouillir une bougie à plusieurs reprises avec l’eau distillée ; la décoction filtrée et concentrée par évaporation est essayée à l’appareil
(1) On fait également des bouchons en gutta-percha et en caoutchouc vulcanisé.