BOUILLON BLANC
de Marsh. Un autre procédé consiste à fair^ brûler une bougie dans un tube qui amène les produits de la combustion dans un ballon où ils se condensent; les parties non condensables ou non condensées se rendent, par un autre tube, dans un vase rempli d’eau pure : le corps gras étant consumé, cette eau est essayée à l’appareil de Marsh.
On a aussi employé des substances arsenicales pour en enduire les mèches ; on s’en assurerait en essayant, à l'aide du même appareil, la décoction aqueuse et filtrée de celles-ci.
On a cherché à introduire dans les bougies stéariques un produit retiré des résines; on s’en apercevrait par la fumée noire à laquelle donnerait lieu l'usage d’un pareil mélange.
Une fraude malheureusement assez fréquente consiste dans un déficit dans le poids des paquets de bougies. Or, il ne peut exister deux poids et deux mesures; il n’y a qu’une livre légale, c'est la livre de 500 grammes : une livre de bougies doit peser 500 grammes sans le papier; le poids de ce dernier ne peut couvrir le déficit constaté dans le poids des paquets de 500 grammes vendus par certains fabricants.
Falsifications. — Les bougies stéariques sont souvent fraudées aujourd’hui par leur mélange avec de la paraffine. Pour y découvrir celle-ci et en faire le dosage, M. Donath a proposé le procédé suivant : On fait bouillir pendant une demi-heure environ 6 grammes de la matière à essayer avec 200 à 300'“ de lessive de potasse à 1,15 de densité ; après saponification, on ajoute aux liqueurs un léger excès de chlorure de calcium dissous. Si l’on suppose une forte proportion de paraffine, on fait naître assez de carbonate de chaux dans le liquide, en lui ajoutant du carbonate de soude à la lin de l’opération, pour que le précipité maintienne la paraffine très-divisée. ün recueille ce précipité mixte sur un filtre, on le lave à l’eau chaude et on le sèche à 100®. On pulvérise ensuite la masse qu’on met alors dans un appareil à déplacement; on l’épuise, par l’essence de pétrole [cérosoline], de toute sa paraffine ; on évapore enfin la liqueur obtenue, on sèche le résidu à 100® et on le pèse : il représente très-exactement la proportion de paraffine que contenait la bougie.
Un procédé analogue a été proposé par M. Hock : on saponifie l’acide stéarique par la potasse; on opère le départ du savon par du sel marin ajouté aux liqueurs. On recueille ce savon qu’on lave ensuite à l’eau froide pour le dissoudre : la paraffine restée sur le filtre est reprise par l’éther qu’on chasse enfin pour pouvoir la peser.
Certaines bougies, dit-on, contiendraient de la fécule : la fusion du corps gras au sein de l’eau permettrait à ce produit étranger de se déposer peu à peu. Son examen au microscope et l’action qu’il reçoit de la part de l’eau iodée le caractériseraient suffisamment.
BOUILLON BLANC. — Le bouillon blanc [Verhascum tliapsus, Scrophularinées), appelé aussi molène, cierge de Notre-Dame, fleur de bonhomme, herbe de Saint-Fiacre, est une grande plante herbacée à larges feuilles blanchâtres, molles, cotonneuses; à fleurs jaunes, monopétalées, d’une odeur agréable, d’une saveur douceâtre, niucilagineuse.
Les fleurs de bouillon blanc contiennent, d’après l’analyse de M. Morin, de Rouen : 1® une huile volatile jaunâtre; 2® une matière grasse acide, ayant (juelque