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le calcul de l’anomalie vraie, rend cette anomalie variable. Après une lougue série d'observations, on a trouvé qu'on peut assez bien représenter cette inégalité en la supposaut égale au sinus du double de la distance angulire du soleil à la lune , moins la distance de la lune à son périgée. Son maximum est de 1° 18° 2", 4. L’evection a été découverte par Ptolémée, c’est ce que l’on nomme seconde inégalite de la lune.
La variation, où troisième incgalité de la lune, a été découverte par Tycho-Brahé, elle disparait dans les syzigies et dans les quadratures, et elle est plus grande possible dans les octans ; sa valeur est alors de 1°18°2",4. c’est une inégalité dont la période est d’une demi-révolution synodique ; elle est proportionnelle au sinus du double de la distance anguïaire de la lune au soleil.
L'équation annuelle, dont le maximum est de
est la dernière des inégalités que les observations seules ont fait découvrir ; elle fut indiquée par Tycho-Brahé, et suit exactement la même loi que l'équation du centre du soleil, avec unsigne contraire.
L’evection , la variation et l'équation annuelle auraient été pendant bien long-temps les seules inégalités connues du mouvement de la lune, si la théorie n'était venue au secours de l'observation pour démêler d’abord les causes de ces phénomènes, et pour faire découvrir d’autres inégalités, qui, par leur complication et leur petitesse, devaient demeurer insensibles, Parmi ces dernières, qu'on doit considérer comme autant de corrections à faire aux précédentes, il en est une qu'on nomme l'équation séculaire, et dont la découverte, due à Laplace, a beaucoup contribué aux perfectionnemens des tables luuaires. Les autres se nomment perturbations.
Lorsqu'on a dressé des tables de toutes ces inégalités, le lieu de la lune à un instant donné se trouve aussi facilement que celui du soleil. On suppose à la lune un mouvement régulier et circulaire qui donne le r#ouvement moyen et le lieu approché, puis on corrige celieu en lui ajoutant l'équation du centre; l'évection, la varialion , l'équation annuelle, l'équation séculaire et les perturbations (voy Tavres), et l'on obtient le lieu vrai ou la longitude de la lune.
Sila lune n'était soumise qu'à la force attractive de la terre et qu'aucune autre force ne vint la troubler dans l’ellipse que cette force centrale lui ferait décrire, il suffirait de l'équation du centre pour réduire le mouvement circulaire égal et uniforme , qu'on prend pour point de départ, au mouvement réel elliptique, et aucunce des inégalités dont nous venons de parler ne pourrait se manifester, mais l'attraction étant universelle et réciproque entre tous les corps matériels , la lune ne subit pas seulement l’action de la terre, elle éprouve encore celle du soleil et des planètes , et cette dernt're,
selon qu'el'e agit dans le même sens, eu dans un sens
opposé de la premicre, rapproche où éloigne la lune de la terre, et change conséquemment la forme de son orbite. C’est en considérant toutes les circonstinces des diverses positions que peuvent prendre entreux les corps de notre système solaire que la théorie peut devancer l'observation et donner la construction systématique de ce système par l'équilibre des corps célestes, mais ce grand problème est bien loin d’être résolu , ce n'est jusqu'ici qu’en faisant concourir l'observation avec les résultats fragmentaires obtenus de la loi newtonienne, qu’on peut perfectionner les tables de la lune et représenter ses mouvemens d'une manière sinon exacte, du moins assez approchée pour la pratique. Pour résumerles élémens de la lune il nous reste à mentionner ses diverses révolutions; ce sont: 1°. la révolution synodique, où le retour en coujonction; 2°. la révolution sidérale , ou le retour à la même longitude comptée d’un équinoxe fixe, ou àla mème étoile ; 3°. la revolution tropique, ou le retour à la même longitude comptée de l’équinoxe mobile; 4°. la revolution anomalistique, ou le retour au même point de Pellipse, et 5°. enfin, la revolution draconitique , où le retour au même nœud. Toutes ces révolutions éprouvent par suite des irrégularités du mouvement de la lune des variations dans leurs durées. Voici leurs valeurs moyennes en temps
solaire moyen :
Synodique. . ..29j.33058857215;ou29j.1%".44" 27,87
Sidérale.......27, 32106 1423 27 7 43u1,5 Tropique . . ...27. 32158 2418 27, 07 433 4;17 Anomalistique..27, 55459 950 27 13 18 37,4 Dracoaitique... 27, 21222 22 27 5 536,0 Ë . ; ‘déral — 3232).,575343 Révolutions dupérigée. |" ol 22197904 tropique — 3231, 4751 a — 6796 j., 279 Révolutions du nœud../synodique — 346, GigS51 \éropique = 6785, 5982
La lune décrit, par son mouvement propre vers l'est, En longitude, pour 24 heures moyennnes :
13°, 17639639 , ou 13° 10’ 35”, 027.
En anomalie, pour 24 heures moyennes :
13°, 0649917, ou 13°3"52",97012.
Le mouvemeat relatif de la lune au soleil = 12°, 19075 par jour.
En rapportant les élémens à l’époque du 1‘ jan-
vier 1901,0na
Distance moyenne de laterre.......... 59", 982172 0548442
20 ro!
Longitude moyenne du nœud..,...... 137 93
Exceutricité en parties du demi grand axe 0,
Longitude moyenne du périgée....... 266° 10° 5,2 Lougitude moyenne de la lune........ 118 17 8,3
Jnclinaison moyenne de l’o bite.......
La distance moyenne à la terre est exprimée en rayons équatoriaux de laterre.
Outre sa révolation autour de la terre, la lune tourne encore sur son axe d'Occident en Orient , et elle emploie à faire cette révolution exactement le même temps qu’elle emploie pour sa révolution tropique. C'est ce qui est cause qu'ellenous présente toujoursia mème face: en cfret, il est impossible qu'un homme , par exemple, parcoure la circonférence d'un cercle, en tenant constamment le visage tourné vers le centre , sans faire en même temps un tour sur lui-même. L'axe de la lune fait avec le plan de l'écliptique un angle de 88° 29° 49", etil en résulte que L:s pôles lunaires deviennent alternativement visibles ct invisibles pour nous, selon les diverses positions que cet astre occupe au-dessus Ou au dessous de l'échptique. C'est ce phénomène qu'on appelle dbratron en latitude. (Voy. Lisrarion.)
La lune étant tantôt plus près et tantôt plus éloignée de laterre, doit nous paraitre tautôt plus grande et tautôt plus petite; et vu effet, son diamètre apparent varie avec sa distance ; ses valeurs sont :
Plus grand diamètre apparent... 33°51,1 +. 31.20: 5 Plus petit diamètre apparent..... 20 21, Q
Moyen diamètre apparent.....
Quant à sa parallaxe , voy. ParALLAxE.
La forme de la lune est celle d’un sphéroïde aplati vers ses pôles, dont le rayon moyeu est égal à 0,273,
ou-—,en prenant le rayon moyen de la terre pour unité. Si nous supposons ces deux corps sphériques , le rapjort de leurs volumes sera égal au cube du rapport de leurs rayons, c’est-à-dire à a , ou ee , d'où il ré-
S 1331 49 sulte que le volume de la lune est environ la quaranteneuvième partie du volume de la terre, On a trouvé par la théorie de l'attraction . que la masse de la lune
est —-
GX ” celle de la terre étant prise pour unité, Ce 3 £
J rapport est beaucoup au-dessous de ko La masse de Ja
lune comparée à celle de la terre, n’est donc point daus la proportion de son volume, et par conséquent sa densité est moindre que celle du globe terrestre. Cette densité est donc 4".
la densité de la terre.
ou à peu près les trois quarts de
Quoique nous ne connaissions qu'un peu plus de la moitié de la surface de la lune, la constitution phvsi-
que de cet astre cit beaucoup mieux connue que celle
d'aucun autre corps céleste. La face qu'elle présente
constaminent à la terre est couverte d’un nombre considérable de montagnes, dont quelques unes u’ont pas moins de 800 mètres de hauteur, élévation prodigieuse pour une si petite planète. Ces montagnes sont presque toutes exactement circulaires et présentent des caractères volcaniques, maisil n'est pas bien constaté qu'on ait vu sortir des flammes de leurs cratères, quoique ce fait ait été annoi cé par quelques observateurs, La surface de la lune présente encore de vastes régions parfaitement de niveau, et dont leterrain est semblable à nos terrains d’alluvion; ces parties plus obscures que les autres ont reçu le nom de mers, quoique leurs apparences soient inconcihiables avec l'existence d'une eau profonde. Rien sur cette planète singulière n'indique l'apparence d’une vegétation, ni d’aucuues modificatious dues à l'influence des saisons, et malgré toutes les hypothèses faites sur son atmosphère ; on n'a jamais vu de nuages circuler sur son disque. Si la lune est hubitée, les êtres qui s'y trouvent n'ont point d’analogues parmi ceux que nous pouvons Concevoir, Car sans air, Sans eau et sans végétation la vie animale n’est pas possible.
Nous avons donné PL. 18, fix. 3, une carte de lalune, voici les noms des taches : les cluffresse rapportent aux montagnes et les lettres aux parties basses ou prétendues mers :
1, Grimaldus, 20, Hermes.
o, Galileus. 27. Possidonius.