‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 122 sur 430 · ER · texte numérisé non relu

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tang. 4 — 2. bee À

Sin 29

Cette formule peut se réduire à sin & = sin (45° —+ 4), ainsi « = 45° — 4 4,

On tient compte immédiatement des 36 heures de retard eu remarquant que dans cet intervalle , la lune s’avance d'environ 19°, et qu'il suffit ainsi de changer ® enp— 19° +1, ou en o —20°, comme le fait Bernouilli pour employer un nombre rond, alors les formules deviennent

2,54 cos2/9—20°)

lang d— sue Rp

sin2 9—%0°) po 45 —+ 4

et «converti en temps donne, d’après son signe, le retard

ou l'avance de la haute mer sur l'heure du passage de la lune au méridien.

Ces formules dont on peut tirer une table très-commode pour la pratique, dounent des résultats numériques sensiblement d'accord avec les faits observés, quoique plusieurs élémens très-importans y soient négligés. Laplace, en considérant toutes les circonstances omises par Beruouilli, est parvenu à une formule, sans doute plus exaete, mais tellement compliquée, que la longueur des calculs qu’elle entraîne la rend d'un usage trop difficile, et comme en outre on n’a jamais besoin de connaitre l'heure de la pleine mer qu'a quelques minutes près, puisque plusieurs circonstances accidentelles, comme la direction et la forme des vents, apporteut souvent des variations plus cousidérables, on se contente généralement dela formule de Bernouilli, tout en employant dans son usage d:s valeurs plus précises que celles qu’il donne dans sa table. On trouve dans l'Annuaire du bureau des longinudes, deux petites tables très commodes et des exemples de calcul auxquels nous reliverrons.

La hauteur des marées se mesure en prenant pour terme de comparaison la moyenue entre la haute et la basse mer, c’est cette hauteur moyenne qu’on exprime par l'unité ; comme elle est différente d’après les localités, pour rendre les résultats du calcul applicables un lieu particulier, il faut préalablement décerminer la valeur de l'unité de hauteur pour ce lieu, ce qui ne peut se faire que par une lougue suite d'observations. C’est

ainsi que l’on a trouvé,

Unité de hauteur. Unité de hauteur.

Port de Brest...... 3,"21/Port de St-Malo... 5,"08 Lorientie 20, 24| Audierne. . 2, 00 Cherbourg. 2, 70! Croisic.... 2}:65

Granville. .

6, 35! Dieppe. ... 2, 87

EE

MA

La formule dont on se sert pour calculer la hauteur de la marée ne se rapporte qu'aux marées syzigies, ou aux plus grandes marées, les seules, au reste, où il peut être important de connaître lahauteur absolue des eaux,

elle est due à Laplace; la voici :

z— A0 (à cos D + 31'?cos?D').

Det D’ sont les déclinaisons respectives du soleil et de la lune à l'instant de la syzigie, À est égal à l'unité divisée par le rayon vecteur du soleil ; la valeur moyenne de ce rayon étant 1, et # est la parallaxe horizontale actuelle de la lune divisée par 51” 1” qui en est la valeur moyenne. C'est à l’aide de cette formule qu'on donne chaque année dans la connaïssance des temps, les hauteurs des marées syzigies; il suffit ensuite de multiplier ces hauteurs par l'unité de hauteur d’un lieu, pour avoir la hauteur absolue de la mer. Trouvaut, par exemple, que pour la nouvelle lune de septembre 1836, la hauteur de la marée est 0,93, si l’on veut connaître l'élévation des eaux dans le port de Brest, on multipliera 0.93, par l'unité de hauteur à Brest, c'est-à-dire, par 3,21 ; le produit 2,"9852 sera l'élévation demandée. On voit qu’elle sera au-dessous de la moyenne. En géuéral a étaut l'unité de hauteur d’un port, exprimée en mètres ou en toute autre mesure, az sera la hauteur de la mer dans les marées syzipies.

La plus grande valeur de z, est 1, 178 et sa plus petite o, 67.

MARIOTTE (Eome), l’un des savans les plus remarquables du dix-septième siècle, et l’un des premiers qui aient introduit en France la physique expérimentale, est né dans les environs de Dijon, à une époque qui n’est pas connue. Il avait embrassé l'état ecclésiastique, et était prieur de Saint-Martin-sous-Beaune, lorsqu'àa l’époque de la foudation de l'Académie des sciences, il fut appelé à en faire partie. Plus physicien que géomètre, Mariotte a confirmé par des expérieuces mulupliées la théorie du mouvement des corps et celle de l'hydrostatique qui sont dues au génie de Galilée, Les ouvrages de Mariotte, qui mourut le 12 mai 1684, ont été recueillis en 2 volumes in-4°, publiés a Leyde en 1717, etréimprimés à La Haye eu 1740.0n ytrouve,entreautres dissertations fort utiles et fort savantes, un Traité du Mouvement des eaux , un Traité du Nivellement, un Traité du Mouvement des pendules, et un Traité de La Percussion, dans lequel il a établi, par le raisonnement et l'expérience, les vraies lois du choc des corps, qui avaient été proposées, mais sans démonstration.

MARS. (454.) Nom d’une des planètes de notre système, c’est la quatrième dans l'ordre des distances au soleil, On la représente par le caractère ©,

Cette planète, dont la lumière est rougeâtre et paraît toujours trouble, ce qui indique l'existence d’une atmosphère, exécute sa révolution autour cu soleil dans une période de 686). 23 h. 30° 39". Quoique plus éloigné du soleil que la terre, Mars est beaucoup plus petit que la terre , car son diamètre n’a pas plus de 1603 lieues, de 2,000 toises, et son volume est à peine la sixième parte de celui de la terre. On distingue cependant, sur cette petite planète, des contours qui semblent indiquer des continens et des mers. La fig. 1, PL. 18, représeute Mars tel qu’ou l’a observé à Slough, avec un télescope d’une grande puissance. Les parties qu’on peut regarder comme des coutinens se font distinguer par une couleur rouge qui provient probablement de la teinte ocreuse du sol, tandis que les parties que nous comparons à des mers paraissent verdätres. Ces taches qui tranchent s“insi sur la lumière toujours rutilante que nous renvoie la planète ne sont pas constammert visibles, mais lorsqu'on le; voit, elles présentent toujours la même apparence. [1 parait hors de doute que Mars est environné d'une atmosphère dont les nuages cachent ou découvrent alternativement ces taches. On en remarque de très-distinctes situées vers les pôles et d’un blanc très-brillant qui a fait supposer qu’elles étaient formées par de grand amas de neige. Cette conjecture paraît d'autant plus probable que ces taches dist araissent lorsqu'elles ont été long-temps exposées au soleil, tandis qu'elles atteignent au contraire leurs plus grandes dimensions après les nuits deshivers polaires.

Le jour et la nuit se succèdent sur cette planète à très peu près comme sur la terre, car la durée de sa rotation sur elle-même est de 24 h. 30° 21", 3. Son volume étant représenté par 0,17, et sa masse par o, 13, sa densité moyenne est 0,77; le volume, la masse et la densité de la terre étant l'unité; ainsi sa densité se rapproche assez de celle de la terre, pour fire supposer que tout s'y passe à peu près comme sur la terre.

En prenant pour unité de mesure la lieue de poste ou de 2000 toises, les dimensions de l'orbite de Mars

sont , d’après Delambre :

Grandiaxe}s sou cs socio cie once crc se co 120 5451920 leucs. Excentricilé. . pin co asie 00 vase ice se 5 566 806 Plus grande distance au soleil, ..,......,.., 069 339 856

Plus petite distance au soleil, ......,....... 09 206 064

Cete planète s'éloigne de la terre jusqu'à la distance

de 105 227 117 lieues , et s'en approche jusqu’à celle de 14 318 803 lieues, Voici ses élémens , rapportés au

er

janvier 1801.

Demi grand axe, celui de la lerre élant 1... ,... 1,5236923 0,(933070 0,5170000 Période sidérale moyenne, en jours sol. moyens... 686).,9795458

E\xcenlricilé en parties du demi grand axe... Diamètre équalorial, celui de la terre élant 1...

Inclinaison à l'écliplique, ..,,,,,.. nets ee

206 MA Longitude du nœud ascendant... ss... 48° 0’ 57,5 Longitude du périhélie,, es sssssss cesser... 832 23 90,6

Longitude moyenne de Pépoque... ... ss... 04 22

Mars ne présente pas de phases complètes comme Mercure et Vénus, mais son moyen diamètre apparent qui west que "7 dans ses coujonctions, augmente jusqu’à »9">, dans ses oppositions. Sa parallaxe est près du double de celle du soleil. Le mouvement de Mars, vu de la terre, parait quelque fois rétrograde , inais ce phénomène qui lui est commun avee toutes les planètes plus éloignées du soleil que la terre, sera exposé au mot PLanère, ainsi que toutes les inégalités

réelles où apparentes de son cours. (7 oy. Passacr.)

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