‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 123 sur 430 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

C’est vers le21 de ce mois que le soleil entre dans le

(Calendrier.) Troisième mois de l’année.

signe du bélrer, et que le printemps commence. (Foy.

CALENDRIER et ARMILLAIRE.)

MASKELYNE Névir),astronomeroyald’Augleterre, et l’un des principaux observateurs du XVITI' siècle, naquit à Londresen 1732. Ledésir de se livrer spécialement à l'astronomie lui fut, dit-on, inspiré par la vuedel’éclipse de soleil de 154$, qui fut de dix doigts à Londres. C’est dans ce but qu'il étudia dès lors avec ardeur la géométie, l'algébre et l'optique. Il se lia avec Bradley, et calcula, d’après les observations de ce grand astronome, la table des réfractions, qui a été seule employée pendant un grand nombre d'années. Maskelyne a peu fait pour la théorie de la science , mais il a fait beaucoup pour le perfectionnement des instrumens et des méthodes d'observation. En 1565, il avait remplacé Bliss à l’observatoire de Greenwich ; là, pendant quarante-sept ans, il observa le ciel avec des soins ct une exactitude, dont il existait peu de modèles. Il a noté scrupuleusement, et avec une précision remarquable, les instans positifs du passage des astres au méridien; il s'était imposé la loi de les observer tous aux cinq fils de sa lunette; on lui doit, pour les quarts de cercle, les secteurs et les autres instrumens astronomiques, unesuspension du fil à plomb, beaucoup meilleure ct qui est aujourd’hui généralement adoptée. On lui doit encore la mobilité qu’il sut donner à l’oculaire pour l’amencer successivement vis-à vis chacun des fils de la lunette, et de se prémunir ainsi contre toute parallaxe; et enfin exemple qu'il donne le premier de diviser une seconde de temps en dix parties. Ces obligations, déjà si importantes, ne sont pas les seules que l'on ait à Maskelçne ; jusqu’à lui, toutes les observations restaient enfouies dans les observatoires où elles avaient été faites, et perdaient toute l'importance qu’elles peuvent avoir dans l'intérêt de la science, Il obtint du conseil de la Société royale de Londres, que toutes ses observations seraient imprimées par cahiers, et d'années en années. Maskelyne s’est beaucoup occupé de déter-

MA

miner l’attraction des montagnes. Il fit choix, pour ses expériences, d’une montagne dans le comté de Perth, en Écosse, Il en conclut que la densité de la montagne devait être à peu près moitié dela densité moyenne de la terre , et que la densité de la terre doit être environ quatre à cinq fois celle de l’eau. Ces résultats s'accordent à peu près avec ceux que Cavendish a obtenus par d’autres moyens que ceux employés par Maskelyne. Cet astronome est mort le 9 février 1811, dans un âge avancé. Il a publié divers mémoires dans les Transactions philosophiques et dans le Nautical almanach qu’il a créé. On a encore de lui : L. British mariner's guide, Lond. 1503 ; IL. Tables requisite to be used svith the nautical ephemeris, Lond. 1781. Maskelyne est aussi l'éditeur des tables lunaires de Mayer. (Foy. ce mot.)

MASSE. La masse d’un corps est la quantité réelle de matière qu’il contient,

La rnasse peut être très-petite quoique le volume soit très-grand , cela provient des vides ou interstices nommées pores, qui séparent les molécules des corps. Comme la pesanteur appartient également à toutes les parties de la matière, il est facile de connaitre la masse d’un corps par son poids, et de comparer par ce moyen les masses de plusieurs corps. Par exemple, si un corps a un poids double ou triple de celui d'un autre, il a aussi une masse double ou triple.

Le rapport de la masse d’un corps à son volume est ce qui constitue sa densité, (Foy. ce mot.)

Masses pes PLANÈTES. Les masses des planètes qui ont des satellites peuvent se trouver assez facilement, au moins par approximation , de la manière suivante : soit T, le temps de la révolution sidérale de la planète autour du soleil, & sa moyenne distance, 7 la masse de la planète et M celle du soleil, on a (07. Révoruriow)

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