‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 13 sur 430 · Tome 1H · texte numérisé non relu

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si grande place dans l’histoire de l'esprit humain, car

elle a toujours devancé les autres nations de l'Europe, par ses institutions et ses recherches scientifiques. Dès cemoment, la vie de Flamstead est entièrement acquise à la science, et ses jours, marqués de peu d’événemens, ne se comptent que par ses travaux d'observation auxquels il se livra exclusivement. Le but principal de l’établissement de Greenwich avait été la rectification des lieux des fixes et l'observation de la lune, pour arriver à la production d’uuethéorie exacte de cette planète qui püt favoriser les progrès de la navigation. Flamstead s’occupa avecpersistance de ces deux objets, et recueillit en même temps un nombre considérable d'observations générales. En 1719, l'illustre Halley, qui devait être le successeur de Flamstead, publia sous le titre de Ærstoria cedestis Britannica les observations de ce grand astronome. Cet ouvrage fut imprimé contrele gré du vénérable directeur de Greenwich, qui ne voulut point le reconnaître et qui entreprit lui-même la publication du recueil de ses observatious ; il parut sous le même titre plusieurs années aprèssa mort, en trois volumes in-folio. Cet ouvrage renferme, outre une foule d'observations importantes, des prolégomènes fort remarquables sur l'histoire de l’astronomie. Le catalogue des fixes que Flamstead y donne, est le plus complet de ceux qui avaient paru alors, il contient les lieux de trois mille étoiles, observées par lui et un catalogue particulier de soixaute-sept étoiles zodiacales, dont l’occultation de la lune et des planètes rend l'observation si importante, Ontrouve danslerecueil mathématique deJonas Moore, un mémoire de Flamstead, dans lequel il expose des idées nouvelles sur la sphère etouil donne une méthode pour calculer les éclipses de soleil par la projection de l'ombre de la lune sur le disque de la terre. Flamstead mourut à Londres le 30 décembre 1719 (1720?) Ses écrits peu nombreux sont : [. De æquatione temporis diatriba, Lond. 1672. in-4° WI. /nter opera Horocci: Lond.1659,in-4° HT. Historia celestis britannica. Lond. 1625, 3 vol. in-f°

FLÉAU ( Mec.). Instrument composé de deux bätons de bois dur, assemblés lâchement bout à bout par une courroie , et qui sert à battre le blé.

On nomme aussi fléau, la verge de fer aux extrémités de laquelle sont suspendus les bassins d’une balance. Voyez BaLance, é

FLÈCHE (Géoin.). Nom donné par quelques auteurs au sénus verse d’un arc. /’oy.SIiNUS VERSE.

FLÈCHE (Ast.). Nom d’une constellation boréale. Voy. CONSTELLATION.

FLUENTE (4/g.). Les Anglais, d'après Newton, nomment Æluentes ce que les géomètres du continent appelleut {ntégrales. Foy. Fruxtow et [xrécraz.

FLUIDE ({ydrost). Corps,

dont les molécules

26 FL cèdent à la moindre pression et sont mobiles en tous sens. | Les Fluides se divisent en incompressibles et en élassiques. Les Fluides incompressibles sont ceux auxquels la pression ne peut faire changer de volume ? Tels sont le mercure , l'eau , huile, le vin, etc. Les Fluides élastiques, au contraire, sont ceux dont la compression diminue le volume. Tels sont l’air, les différens gaz, les vapeurs d’eau , etc.

La nature des fluides est du ressort de la physique, les lois de leurs mouvemens constituent deux branches des mathématiques appliquées savoir: l'HSDROSTATIQUE, ou la science des lois de l'équilibre des forces qui meuvent les fluides, l'HypronynawiQue, ou la science des lois de l’action des forces motrices qui meuvent les fluides. { Joy. ces divers mots. )

FLUX ET REFLUX (Æydrog.). Mouvement périodique journalier des eaux de la mer causé par laction combinée des attractions du soleil et de la lune. Voy. Manées.

FLUXION (4{g.). En considérant une étendue quelconque comme engendrée par le mouvement d’une autre étendue, Newton donne le nom de f{uxion à la vitesse avec laquelle chaque partie de la première étendue se trouve décrite.

Cazcuz pes rzuxiows. Ce calcul, l’une des plus brillantes découvertes de l’immortel Newton, est le même en dernier résultat que le GALCUL DIFFÉRENTIEL; Mais sa conception primitive Où sa métaphysique n’en fait réellement qu'une méthode dérivée, qui ne peut être expliquée que par les véritables principes du calcul de l'infini, principes dont nous avons donné l’exposition au mot pirrérenTiEL. C’est ce que nous allons facilement faire comprendre. Précisons d’abord ce que Newton entend par le rapport de deux fuxions.

Si l’on suppose, par exemple, une parabole engendrée par le mouvement d’une droite qui se meut uniformément, parallèlement à elle-même, le long de l'axe des abscisses, tandis qu’un point parcourt cette droite avec une vitesse variable telle que la partie parcourue est toujours moyenne proportionnelle entre une ligne donnée quelconque et la partie correspondante de l'abcisse ; le rapport qu'il y a entre la vitesse variable de ce point à chaque instant et la vitesse uniforme de la droite, est celui de la fuxion de l’ordonnée à la fluxion de labscisse. C'est-à-dire que ce rapport est celui des accroïssemens respectifs de l’ordonnée et de l’abscisse.

On voit donc ici que Newton nomme fluxion ce que, d’après Leïbnitz, nous nommons différence.

Mais, en désignant, comme c’est l’usage, par y l’or-

donnée et par x l’abscisse d’une courbe quelconque, y sera nécessairement

une certaine fonction @gx de

FL V'abscisse, et l'équation de la courbe pourra s'exprimer généralement par (1)

= zx.

Or, toutes les variations de grandeur de y, peuvent être immédiatement tirées de cette équation, à l’aide des variations correspondantes de æ, car en supposant que l'abscisse x croisse de la partie 9, ou devienne æ+9, si nous désignons par A la variation correspon-

dante ou l’accroissement de y, nous aurons (2),

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