DES PREMIÈRES ET DERNIERES RAISONS
Par l'emploi de la raison
réunie à l'entendement,
METHODES 1NDIRECTES.
Telles sont donc, comme le dit M. Wronski, les seules méthodes infinitésimales primitives qui soient possibles. Toutes les autres méthodes infinitésimales ne peuvent être que des méthodes pÉrivées de celle-ci, ou des méthodes £rronfes. Dans la première classe, celle des méthodes infinitésimales dérivées, se rangent l'application ou l'usage infinitésimal de la Aethode des coefficiens indétermines (par exemple, la déduction que nous avons donnée par cette méthode du théorème de Taylor) (voy. Corrriciens), l'Analyse résiduelle de Landen, et même la Methode des fluxions sous la forme de laquelle Newton avait d’abord présenté son nouveau calcul. Dans la seconde classe, celle des méthodes erronées, se trouvent le calcul des évanoutssantes, le système de compensation des erreurs de Carnot, et même la théorie des fonctions analytiques de Lagrange, en la considérant dans son but d’'expli. quer le calcul différentiel.
METON, astronome de l'antiquité, est surtout célèbre dans les fastes de la science par le cycle lunaire de 19 ans, qui porte son nom. En l'an 430 avant Jésus- Christ, Meton avait observé un solstice à l’aide d’un gnomon qu'il avaitélevé sur l’une des placesd'Athènes. Ptolémée à conservé cette ancienne observation, et s’en est même servi pour établir la longueur de l’année solaire. La découverte du cycle de 19 ans, qui ramenait
Subjectivement , comme moyen de l'entendement par la loi de discontinuité indéfinie, — MÉTHODE
\ DE DERIVATION,
la nouvelle lune au même jour de l’année solaire , était une déçouverte assez importante dans ces temps reculés pour immortaliser son auteur. Cette gloire a été disputée à Meton, on en a fait tour-à-tour honneur à Phaïnus, à Geminus, à Philippe et à Callipe, auteur incontesté d’une autre période astronomique ; mais il parait certain qu'Euctemon, compatriote et ami de Meton, est celui des astronomes de son temps qui a eu la part la plus réelie à celui de ses travaux auquel il doit sa renommée. Meton, né à Athènes, vivait dans le v° siècle avant Jésus-Christ.
MÈTRE. Base de notre système métrique. (7oy.
Mesure.)
MICROMÈTRE (de wixpe, petit, et de persos , mesure). C’est un instrument que l’on place dans un télescope au foyer de l’objectif, et qui sert à mesurer de très petits angles ou de très-petites distances, comme les diamètres des planètes. Sa description se trouve dans tous les traités d'astronomie.
MICROSCOPE. (Opr.) (de pixpes, pelit et de s0740, j'examine). Appareil de Dioptrique, qui sert à grossir les objets. Il y a deux espèces de microscopes , le simple et le composé.
Le microscope simple est formé d’une seule et unique lentille ou loupe très-convexe; le microscope
MI
composé est un tube terminé par deux verres dont l’un, l'objectif, a une distance focale très-petite et dont l’autre, l’oculaire, a une distance focale plus longue. C’est l'inverse du télescope, Quelquefois cet instrument renferme plusieurs oculaires.
Le microscope soLaiRE n’est qu’une application de la lanterne magique ; il est composé d’un miroir qui reçoit les rayons du soleil, et auquel on donne une inclinaison telle qu'il le réfléchit parallèlement à l'horizon sur une grande lentille; cette lentille réunit les rayons sur un objet transparent renfermé dans un tube, audevant duquel est un microscope simple. Les rayons qui partent de l’objet, divergent ensuite en traversant le microscope, et vont peindre en grand, sur un mur blanc placé à quelque distance, l’image de l’objet. Cet appareil doit être établi dans une chambre obscure, de manière que le miroir se trouve en dehors et qu'aucun rayon lumineux, autre que ceux qui traversent le microscope, ne puissent y pénétrer.
Le microscope à gaz, qui depuis quelques années excite la curiosité du public, est simplement un microscope solaire éclairé par la flamme d'une combinaison de gaz en état d’ignition.
MIDI. (454.) C'est le moment où le centre du soleil se trouve dans le méridien. { P’oy. ÉqQuarion pu Temps.)
On nomme quelquefois le sud le rridi. (Foy. Sun.)
MILIEU. Nom que l’on donne en physique aux corps au travers desquels d’autres corps peuvent semouvoir; l'air par exemple est le zailieu dans lequel se meuvent les corps terrestres, les hommes et plusieurs animaux ; l’eau est le milieu dans lequel se meuvent les poissons ; les corps transparens sont les milieux au travers desquels la lumière se meut.
MINIMUN. (4{g.) Voy. Maximum.
MINUTE. {Géom.) C'est la soixantième partie d’un degré. (Joy. ce mot.)
MIROIR. (Catop.) Corps poli , susceptible de réfléchir les rayons de la lumière. (7’oy. Caroprrique.)
MIXTILIGNE. (Géom.) On donne ce nom aux figures terminées en parties par des linges droites et en parties par des lignes courbes.
MOBILE. (Yec.) Un mobile est tout ce qui peutètre mis en mouvement. C’estle terme général dont onse sert en mécanique pour désigner les corps que l’on conçoit soumis à l’action des forces motrices.
MODULE. (44g.) C'est le rapport constant qu'il y a entre le logarithme d’un nombre pris dans un système
quelconque, et le logarithme naturel de ce même nombre. l’oy, Locanrame.
MOINS. Mot que l’on remplace en algèbre, par le
MO
signe — , qui désigne une soustraction. Ainsi, A—B,
signifie À moins B.
MOIS. C’est la douzième partie de l’année. (Woy.