‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 249 sur 430 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

PU 585 pereur Frédéric IT le fixèrent à Vienne. Deux choses parurent alors importantes au jeune professeur pour üirer la science astronomique de l’état où celle se trouvait après tant de siècles d'ignorance et de barbarie: l'exposition d’une bonne théorie du système de l’univers, et des observations faites avec plus de soins et de précision, dans le but de confirmer ou de corriger les hypothèses des anciens ; car déjà l'esprit de critique'et d'investigation se faisait jour dans quelques grandes écoles de l'Europe, et annoncait une ère de rénovation et de progrès. En conséquence, Purbach entreprit de donner une version plus exacte de l’almageste, le meilleur ou plutôt le seul grand ouvrage systématique qu’on possédât alors sur l’astronomie. Ce fut à cette époque que le jeune Jean Muller vint à Vienne, et fut accueilli par Purbach comme celui-ci l’avait été par Jean Gmunden. Il est difficile de séparer les noms de ces deux hommes de génie qu’une mort imprévue enleva tous deux, si jeunes encore, à la science, qu’ils remirent dans lb voie du progrès, et à la gloire de proclamer le vrai système du monde que leurs communs travaux devaient infailliblement leur faire découvrir. En effet, déja Purbach avait imaginé de nouveaux instrumens et rectifié ceux qui avaient servi aux observations des anciens. Déjà il avait tiré de grands avantages de sa manière d'observer, et il avait pu corriger diverses parties des hypothèses de Ptolémée, en introduisant de nouvelles équations dans les mouvemens des planètes. Il avait mesuré plus exactement les lieux des fixes dont la connaissance est si nécessaire pour les mouyemens célestes. Enfin il avait dressé plusieurs tables pour aider les astronomes dans leurs calculs.

Parbach fut encore l’auteur de plusieurs inventions gnomoniques, on lui doit aussi la production d’un instrument connu dans la géométrie pratique sous le nom de quarré géométrique : parait être le premier qui ait employé le fil à plomb pour marquer les divisions On Murrxn) que Purbach, cédant enfin aux instances du

d’un instrument. a vu ailleurs (voy.

cardinal Bessarion, était sur le point de partir pour Rome avec Regiomontanus, afin de s’y perfectionner dans la langue grecque, et de pouvoir donner une version plus exacte de l’almageste., Regiomontanus fit seul ce voyage, Purbach mourut tout-à-coup à Vienne, en 1461. On lui éleya dans cette ville un tombeau dont l’épitaphe atteste les regrets que causèrent sa perte, en rappelant les nobles espérances qui se rattachaient à son telent. On a de Purbach: Theoricæ novæ planetarum, cum notis Reinoldi etc. , 1580 , in-8. — Quelques observations d'éclipses, que Willebrord Snellius a publiées; des tables des éclipses pour le méridien de Vienne(1514).—Un livre du quarrégéométrique(r514). A la suite de sa table des éclipses se trouve le catalogue

PY des manuscrits qu’il a laissés. Grassendi a écrit la vie de Purbach.

PYRAMIDAUX. (4lg.) Nompres prramipaux. Ce sont des nombres formés par les sommes des nombres polygones , comme ceux-ci sont formés par les sommes des nombres en progression arithmétique. (Foy. Pozx-

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