LT
d’où l’on voit que la valeur trouvée est exacte jusqu'à la cinquième décimale. Fn calculant un terme de plus, dans la série, ce terme, qui est 9045, fournit une va-
leur encore plus approchée, car on a
Euler a exposé cette méthode en détail dans son Introduction à l'analyse des infiniment petits, et Lagrange en a fait le sujet d’une des notes de son Traité de la résolution des équations numériques. Nous devons renvoyer à ces ouvrages.
RÉDUCTION. C'est, en général, dans la science des nombres, la conversion d’une quantité eu une autre quantité équivalente exprimée plus simplement. Par
facteurs communs aux deux termes.
exemple se réduit à 2ab en retranchant les
Quelques auteurs ont distingué les réductions, purement arithmétiques, en ascendantes et descendantes. La réduction ascendante est celle qu’on opère lorsqu'on exprime en unités d’une plus haute désignation une quantité donnée en unités d’uue désignation inférieure. Telle est la réduction de 120 secondes en 2 minutes. La réduction descendante est le contraire, telle est celle de 24 pieds en 4 toises. Ces deux espèces de réductions s’effectuent toujours ; la première par des divisions et la seconde par des multiplications. Comme elles sont d’un usage habituel dans les calculs, nous allons en donner quelques exemples.
1. Réduction ascendante. Pour réduire une quantité donnée, dont les unités sont d'une désignation quelconque, en une autre d’une désignation supérieure , il faut préalablement connaître le rapport qu'il y a entre les unités de chacune de ces désignations ; ainsi, par
exemple, pour réduire 155 schellings en livres ster-
lings , il faut savoir qu'un «chelling est la vingtième partie d'uve Livre sterling, ou qu'une livre vaut 20 schellings, car ce rapport étant connu, une simple division suffit pour opérer la réduction. Eu effet, autant de fois 20 est contenu dans 155, autant de fois 153
schellings valent de livres sterlings, et comme ici = 7, reste 15
on trouve, en effectuant la division, que 155 schellings équivalent à 7 livres, plus 15 schellings.
S'il s'agissait de réduire 2563” en minutes, comme la minute vaut 60”, on diviserait 2565 par 60, et l'on trouverait
, 5 : 2, reste 49 600 bé 4
d'où 2565" — 42° 45"
5”. Et de même pour tous les cas.
2. Reduction descendante. Lorsqu'une quantité est exprimée en unités d'une désigaation quelconque et qu’on veut la réduire en unités d’une désignation in-
férieure
il faut évidemment la multiplier par le nombre qui exprime combien la première unité contient de fois la seconde ; car, en admettant qu’une unité de la première désignation soit équivalente à 72 unités de la seconde, A unités de la première désiguation seront équivalentes à 72 fois À unités de la seconde désignation: ainsi, s’il s'agissait de réduire 7 livres sterliugs en schellings, on multiplierait 7 par 20, comme s'il s'agissait de réduire 42° en secondes ; on multiplierait 42 par 60, et de même pour tous les cas.
Les reductions numériques ne sont donc jamais que de simples changemens de forme, et la quantité primitive est toujours équivalente à la quantité réduite. Il n’en est pas de même dans les réductions geéomeétriques, comme nous allons le voir.
Répucrion des fractions à leur plus simple expression. (Foy. COMMUN DIVISEUR.)
Réoucriox. ( Geom.) Réduire une figure géométique, c’est faire une figure seuiblable dont les dimensions soient plus petites. La levce des plans ne se compose que de cette espèce de réduction, car son objet principal est de tracer sur le papier l'image en petit de ce qui est sur le terrain.
Pour réduire le quadrilatère ABCD (PL. 56, fig. G.), il s’agit donc de construire un quadrilatère plus petit et semblable abcd; ainsi avant tiré une droite ab qui soit la moitié, le tiers , le quart , ou en général une partie quelconque du côté AB , on fera aux points a et b des angles égaux aux angles À et B, puis où donnera aux côtés ab et be des longueurs qui aient le même rappoit avec AD et BC, que ab avec AB ; on mènera ensuite la droite de, et le quadrilatère réduit abcd sera construit,
RE
La réduction des figares géométriques s'effectue principalement par la réduction de leurs côtés ; ainsi il est nécessaire de construire préalablement des échelles (Foy. ce mot.) , ou de se servir du compas proportionnel. Cet instrument est composé de deux branches (PI. 25, fig. 5 ) terminées en pointes à leurs deu x extrémités et réunies par un axe mobile, que l’on fixe à l’aide d'une vis (2). Des divisions gravées sur l’une de ses branches indiquent le point où il faut fixer l'axe pour qu’en prenant la longueur d’une droite avec deux des pointes l’ouverture des deux pointes opposées donne la longueur de la droite réduite. Si l’on veut, par exemple, que les côtés de la figure réduite soient le tiers de ceux de la figure donnée , on règle le compas de manière que l’ouverture des plus petits bras soit le tiers de celle des grands bras.
On réduit encore une carte, un dessin ou une figure par le moyen du treillis, c’est-à-dire en divisant l’original , ainsi que le papier sur lequel on doit faire la copie, en petits carrés par des lignes droites, puis en dessinant dans chaque carré du papier ce qui se trouve contenu dans le carré correspondant de l’original. Le nombre des carrés doit être nécessairement le même dans les deux figures; seulement on fait ceux de la seconde plus petits ou plus grands, selon qu'on veut que la copie soit plus petite ou plus grande. La figure 3 de la planche 56 donne un modèle de cette réduction.
R£pucrion des angles au centre de la station. Dans les opérations de l’arpentage, il arrive souvent qu’on ne peut placer exactement le graphomètre au centre des objets pris pour points d'observation, et l’on est alors obligé de réduire les augles observés pour les ramener à ceux qu’on aurait trouvés si l'instrument eût été placé au centre. Cette opération qui ne présente aucune difficulté est décrite dans tousles traités d’arpentage.
RÉDUCTION 4 L'écuiprique. (Ast.) C’est la diffé: rence de l'arc NP, compris entre le lieu P d’une planète (PI. 56, fig. 3 ) et son nœud N, avec l'arc NR de l’écliptique, intercepté entre le nœud et le cercle de longitude de la planète. L'angle d’inclinaison de l’orbite étant donné, ainsi que l’arc NP, on trouve celte réduction en calcuiaut, dans le triangle sphérique NRP, le côté NR, qu'on retranche ensuite de NP.
RÉELLES. (QuanriTés nÉELLES.) En algèbre, ce sont les quantités qui ne contiennent point de racines paires de quantités négatives. On les nomme ainsi par opposition avec les quantités dites imaginaires, qui se composent précisément de telles racines. ( Foy. Imacr- NAIRE.)
RE RÉFLÉCHI. ( Optique.) On donne ce nom à tout rayon lumineux qui a éprouvé un changement de direction par la rencontre d'un obstacle impénétrable
pour lui. (Foy. Rérrextow.)
RÉFLEXIBILITÉ. Propriété qu'ont certains corps de rejaillir, lorsqu'ils rencontrent dans leur mouvement un obstacle insurmontable. La reflexibilité est le caractère distinctif des corps élastiques.
Newton a découvert le premier que les rayons de lumière qui sont de différentes couleurs ont différens degrés de réflexibilité. Il résulte d’autres expériences que les rayons les plus réflexibles sont les plus réfrangibles.
RÉFLEXION. (Méc.) Mouvement rétrograde d’un mobile occasionné par la résistance d’un obstacle qui l'empèche de suivre sa première direction et le fait rejaillir après le choc. La cause de ce changement de direction est le ressort ou l’élasticité des corps, car si les corps n'avaient point de ressort, il n’y aurait point de reflexion. Les corps élastiques sout donc les seuls qui soient susceptibles d’un mouvement réfléchi, mais comme ils n’ont pas tous le même degré d’élasticité, les résultats de la théorie mathématique de Ja reflexion ne doivent être considérés que comme des approximations lorsqu'il s’agit de corps autres que la lumière, l'air et les gaz. (Woy. Cnoc.)
Les lois de la réflexion de la lumière font l’objet de la Carorrrique. (Foy. ce mot.)
REFLUX. Joy. Manées.
RÉFRACTION. ( Méc.} Changement de direction d’un mobile qui passe obliquemeut d'un milieu dans un autre, qu'il pénètre plus ou moins facilement.
Si on lance dans l'air, par exemple, une balle A (PI. 56, fig. 8) de manière qu’elle aille frapper obliquement en B la surface MN d’une pièce d’eau ; cette balle, en pénétrant dans l’eau, ne continuera pas à se mouvoir dans la direction AF, mais elle se détournera pour prendre une direction BE, qui fera un angle avec la première au point de contact des deux milieux ; de sorte que la direction primitive paraîtra comme brisée au point B; d’où vient le mot de réfraction.
Ce phénomène est produit par les résistances inégales que les milieux d’une densité différente opposent au mouvement d'un mobile; on peut aisément l'expliquer à l’aide des considérations suivantes.
Lorsqu'un corps solide , mis en mouvement , passe d’un milieu daus un autre, comme de l’air dans l’eau ou de l'eau dans l'air, ces milieux n'étant pas également pénétrables pour lui, par la différence de leurs
densités, l’un lui opposera plus où moins de résistance
RE 425 que l’autre, et ce plus ou moins de résistance qui ne pourrait que ralentir ou augmenter la vitesse du mobile, sans changer sa direction , s'il rencontrait perpendiculairement la surface de contact des deux milieux, doit nécessairement le faire dévier de sa direction primitive, s’il rencontre obliquement cette surface de contact. En effet, soit MN (PI. 56, fig. 9.) la ligne de séparation des deux milieux, et CIT une perpendiculaire à ceîte ligne; tout corps mu suivant cette perpendiculaire continuerait à se mouvoir dans la direction CH, car en pénétrant dans le second milieu, que nous supposerons ici le plus dense, la résistance qu'il aura à vaincre ne pourra évidemment que diminuer sa vitesse sans changer sa direction, puisque cette résistance agit dans le sens même de la perpendiculaire ; mais si le mobile se meut suivant la droite AB, oblique par rapport à MN, on peut décomposer ia force qui le met en mouvement en deux autres, l’une parallèle à MN, et l’autre perpendiculaire à cette même droite; or, au moment où ce mobile pénètre dans le second milieu, la force qui agit selon la perpendiculaire se trouve diminuée par la résistance plus grande du milieu : ainsi en admettant que les forces primitives soient représentées par BM et BH, de manière que sans l'influence du second milieu le mobile parcourrait la diagonale BG en ligne droite avec AB ; si la force diminuée est représentée par BE, le mobile parcourra la diagonale BF, c’est-à-dire qu'il s’écartera de sa première direction en faisant avec la perpendiculaire CH un angle FBH plus grand que l'angle d'incidence ABC. Le contraire arriverait si le mobile passait d’un milieu plus dense dans un autre moins dense.
La réfraction dépend donc de deux conditions essentielles et sans lesquelles elle n'aurait pas lieu. La première est le passage d'un mobile d’un milieu dans un autre plus où moins résistant, la seconde est l’obliquité d'incidence du mobile. Si donc le mobile passe obliquement d’un milieu rare dans un plus dense, d'un milieu moins résistant dans un plus résistant, il se réfracte en s’éloigaant de la perpendiculaire à la surface de contact des deux milieux, c’est-à-dire en faisant son angle de réfraction plus grand que son angle d’incidence. Tandis que si le mobile passe obliquement d’un milieu dense dans un plus rare, d’un milieu plus résistant dans un moins résistant , il se réfracte en se rapprochant de la perpendiculaire et en faisant son angle de réfraction plus petit que son angle d'incidence.
Les rayons de la lumière qui passent d’un milieu dans un autre se comportent comme les corps matériels en ce qu’ils éprouvent une réfraction, mais cette réfraction s'effectue d’une manière entièrement opposée.
Rérnacrion de la lumière. La déviation qu'éprouve
424 RE un rayon de lumière qui passe d’un milieu dans un autre se prouve par une expérience très simple. Si dans un vase à parois non transparentes et rempli d’eau on place au fond, en C (PI. 56, fig. 10 ), une pièce de monnaie, et qu’on s'éloigne de manière à avoir l’œil en A dans la direction BA du rayon réfracté BC , on apercevra la pièce de monuaie dans la direction AB, comme si elle était placée en D au fond du vase ; mais si on ôte l’eau du vasé, en laissant tout le reste dans les mêmes conditions, on ne pourra plus apercevoir la pièce métallique.
On formule en ces termes la loi générale de cette re-
fraction de la lumière :
Lorsqu'un rayon lumineux passe obliquement d'un milieu transparent dans un autre, il s'écarte de sa direction primitive et subit une réfraction. Si par le point d'incidence où le rayon rencontre le second milieu, on concoit une ligne perpendiculaire à la surface réfractante, le rayon en se refractant s'approchera de cette perpendiculaire, si Le milieu où il entre est plus dense que celui qu'il quitte; et, au contraire, s'il est plus rare, il s’en écartera.
Supposons que O (PI. 56, fig 11 ) soit le point où le rayon de lumière RO passe d’un milieu dans uu autre, soit que la surface qui sépare les deux milieux se trouve plane comme MN, ou concave comme AB, ou enfin convexe comme CD; supposons en outre que le milieu le plus rare soit au-dessus de la surface de séparation, et le milieu le plus dense au-dessous; si l’on élève en O la droite EF perpendiculaire à la surface de séparation, et qu'on imagine un plan qui passe par RO et EF, le rayon réfracté OL reste bien aussi dans le même plan, mais l’augle LOF qu'il fait avec la perpendiculaire EF est plus petit que l'angle ROE que fait le rayon incident RO avec cette même perpendiculaire.
Si du point O comme centre et avec un rayon arbitraire on décrit le cercle EGFL, et que des points Get L où le rayon incident et le rayon réfracté coupent sa circonférence on mène les droites GP et LQ perpendiculaires à EF, ces droites seront les sinus des angles d'incidence et de réfraction ROE, LOF. Or, Descartes a découvert que ces sinus ont toujours un rapport invariable, quel que soit l’angle d’incidence, les deux milieux où la lumière se meut restant les mêmes. (Voy. Ovrique.) Ce rapport constant du sinus d'incidence au sinus de réfraction est la loi fondamentale de la dioptrique; on l’énonce ainsi :
Lorsqu'un rayon lumineux passe d'un milieu dans un autre, ilest réfracté de manière que le sinus de l'angle d'incidence et celui de l'angle de réfraction sont entre eux dans un rapport constant.
Les physiciens nomment ce rapport Le rapport de réfraction. As ont aussi la coutume de désigner les an-
RE
gles ROE ; LOF d’après le nom du milieu où ils sont : l'angle dans l'air, l'angle dans l’eau, dans leverre, ete.
Les rapports de réfraction les plus importans sont ceux qui existent entre l'air et le verre, l’air et l’eau. Le dernier est à peu près celui de 4 à 3; quant au premier, il varie selon la nature du verre; ainsi entre l'air
: , 3 et le verre commun il estenviron -, ou plus exacte- I , 155 ment 1, entre air etle crown glass —, et entre
ï F 58 lairet le flint glass sl
Rérnacrion Armosraémique. Déviation qu'éprouvent les rayons lumineux émanés des astres, en traversant notre atmosphère, et par laquelle ces astres nous paraissent plus élevés au-dessus de l'horizon qu'ils ne le sont en effet.
Supposons T (PI. 56, fig. 12) la terre, € le lieu d'un observateur, et A un astre quelconque d’où part un rayon de lumière. Ce rayon suivra une ligne droite jusqu’à ce qu'il rencontre l'atmosphère terrestre en P ; là il commencera à subir un changement de direction, et pénétrant successivement dans des couches d’air de plus en plus denses, eu approchant de la terre, il viendra frapper l'œil de l’observateur en C après avoir décrit dans l’atmosphère une ligne courbe PC. Mais comme l'observateur ne peut juger de la situation de l’astre sur la voûte céleste que par l’impression qu’il a reçue, au lieu de le rapporter au point A il le rapportera au point À'de la droite CA’, suivant laquelle l’astre a fait impression dans son œil; donc il verra l’astre plus élevé qu'il n’est réellement.
Les détours successifs qu'éprouve uu rayon de lumière, en pénétrant dans l'atmosphère, se font toujours dans un même plan vertical ; ainsi la réfraction n’a pas d’autre effet que de faire paraître les astres plus élevés qu'ils ne le sont. Aussi voyons-nous le soleil, la lune, etc., au-dessus de l'horizon, tandis qu’ils sont encore au-dessous ; et en général le lever apparent des astres précède toujours leur lever réel, tandis que leur coucher apparent ne s'effectue qu'après leur coucher réel.
Les anciens avaient remarqué les effets de la réfraction, mais comme ils n'avaient aucun moyen de les mesurer , ils les négligèrent toujours dans leurs calculs astronomiques. En 1583, Tycho Brahé reconnut qu’elle surpassait 30° à l'horizon et il entreprit de calculer une table pour les différentes hauteurs au-dessus de l'horizon, mais Dominique Cassini est le premier qui ait proposé une hypothèse propre à calculer les ré fractions pour toutes les hauteurs, et la table qu’il en dressa était déjà d'une exactitude remarquable.
Picard reconnut , en 1669, par des hauteurs méri-
RE
diennes da soleil, que les réfractions sont plus considérables en hiver qu’en été; il les trouva aussi plus grandes la nuit que le jour. Depuis on a observé que celles de la zone torride sont plus faibles que celles de nos climats; d’où l’on peut conclure que les réfractions dépendant , en général, de l’état de l'atmosphère, doivent être plusou moins considérables, à mesure que l'air devient plus ou moins dense, et que leurs variations doivent suivre celles du baromètre et du thermomètre.
Les différences desréfractions occasionnées par la différence de la température de l'air, peuvent être négligées dans les calculs nautiques qui n’exigent pas une grande précision; mais leur irrégularité, dans le voisinage de l'horizon où les vapeurs, l'humidité de l'air et les vents sont plus variables que daus les régions plus élevées, doit faire éviter, autant qu'il est possible, d'observer les astres lorsqu'ils sont trop près de leur lever ou de leur coucher.
Les hauteurs correspondantes du soleil ou d’une étoile sont des moyens très-propres à faire connaitre la quantité de la réfraction. Si l’on observe, par exemple, avec un bon instrument la hauteur du soleil à G heures de distance du méridien le matin et le soir , et qu'on la trouve de 9°, tandis qu’en cCalculant cette hauteur observée on ne la trouve que de 8° 54'; la différence 6’ entre l'observation et le calcui sera la quantité de réfraction à g° de hauteur apparente, c’està-dire qu'a cette hauteur Je soleil paraitra plus élevé de G' qu'il ne l’est eu réalité.
C'est à l’aide de cette méthode qu’on a reconnu d’abord que la réfraction horizontale, la plus grande de toutes les réfractions astronomiques, est d’environ 33' dans les zones tempérées, et de 27" dans la zone torride. On s’est convaincu ensuite, par un grand nombre d’expériences , que la réfraction diminue à mesure que la hauteur augmente et qu’elle est nulle au zénith.
Après avoir observé avec soin les réfractions à divers degrés de hauteur, on s’apeiçut enfin que depuis le zénith jusqu’à 80° degrés environ, elles suivent à peu près le rapport des tangentes des distances au zénith; et Bradley, guidé par les recherches de Simpson sur cet objet, fit voir le premier que Les refractions sont proportionnelles aux tangentes des distances au zénith, diminuées de trois fois la réfraction. C'est-à-dire qu’en désignant par r la réfraction correspondante à la distance au zénith z, on a
r= À. tang[z—3r]
À étant une quantité constante pour un même état de l'atmosphère ou pour une même pression et une : même température, TOME HI.
RE A D'après les expériences de MM. Biot et Arago, la
Le
valeur de ce coefficient est 60”, 666 à la pression atmosphérique de 0”, 56 et à la température de la glace foudante, de sorte que la formule de la réfraction, en y modifiant le coefficient de r qui esttrop petit, devient
r — 60”, 666 tang[z:—3, 25r|
Cette formule, indépendante de toute hypothèse sur la constitution de l'atmosphère, n’est valable que pour des hauteurs horizontales qui dépassent 10°; mais lorsque le rayon lumineux fait avec l’horizon un angle moindre, il devient indispensable d'introduire dans la théorie des réfractions la loi que suit la densité de l’air à diverses hauteurs, et comme cette loi n’est point encore suffisamment connue, on ue peut considérer que comme des approximations les résultats obten us par les géomètres ; jusqu'ici les formules de Laplace sont les plus exactes de toutes celles qui ont ététrouvées; c’est d’après ces formules que les tables suivantes ont été calculées.
L'usage de la première est très-facile lorsqu'on néglige la température et la pression, comme le font trèssouvent les navigateurs ; on y cherche le nombre qui correspond à la hauteur donnée diminuée des unités de minutes et de secondes, puis on interpole les parties négligées eu partageant proportionnelleiment la différence qui correspond à 10° de variation de hauteur, Soit par exemple à trouver la réfraction qui a de 12° 34° 18". La table donne 2, pour 12° 30'; et la différence entre 12° 30"
hivu à la hauteur
/! yo" #4 17;
et 12° 40 étant 3°, 4, on posera 10! 54010 488. 37,4 11@
ou, approximativement ,
Ton 4 NS NOTA à dir", 407 On a donc pour 159 30: ste 4 197,0 pour h,3.... — 1, 46
réfraction... ..... 4!15", 74
La partie intercalaire est toujours négative, puisque la réfraction diminue à mesure que la hauteur augmente.
Ainsi, comme il faut retrancher la réfraction de la
hauteur apparente pour avoir la hauteur vraie, un as:
tre qui nous paraîtrait à 12° 34° 18" de hauteur aurait
pour hauteur vraie 12° 34° 18° — 4! 15", 7, ou 12° 30"
nn 2 . 0.
lABLE DES RÉFRACTIONS ATMOSPHÉRIQUES.
Baromètre , 0",76 et thermomètre centigrade, 10°.
Haul. : : Difr. Haut. Réfractio Difr. Haut, xéfracli Diff. Haut. | Réfrac- Diff. |$ xéfra s fractions. à éfraclions. = M s :
appar, RÉRONSUE p. 10 fappar. ou [p.10 appar. | p. 107. | appar. | tions. | p. 10’. tement me | mn a MR (l D M M. S s. D M.| M. S. $, D. M S. S. S. $ \ £ 124,0 14 3. 49,8 ra 39, 0: ‘o*|.33. 11850: 1 7-70. 177 sh LS 1 3. 49, 2,53 39 = l 10 31 to. |. 7. 19,2 | 0° 19 3. 34,3 3m, : 105,0 / 0,0 . : 2,28 2.
0 30 ’ 20 | 7 63 197: 10 3. 20,6 ; e | 97-3 = 6 Ke 9,0 3 85 2,02 0 | 28. 80,8 | 30 | 77 |8: 7 sel 458% ko | 27. 8: 6 4o | 6. 49,6 9 8 2. 57,6 165 fl C 20 | 25 : 4 5o | 6. 41,9 D 19 | 2 477! 48 AR: : + 1. Oo | 24. 7D4 | 8, 0 |6. 34,4 | 7 20 | 2. 38,8 nn 71,0 7,3 1,37 qe he Cie ed ul ne oc L k 2 2 2e 23,2 20 | 22. », G1,5 20 . 20,0 6.9 2 , de 1,11 30. | 21; 1,9 es 30: | 6: “18,1 6 7 3 2% 26,5 1,05 19 > , 4o | %0. 4,8 6 40 de 6,4 65 L 2. 10,2 0,98 50 1Q+ 11,9 3 50 | 5. 90.9 6.3 ] 2 4,3 6:00 A9; [4 53 6 ) ( I 55 9 > O0] 16. 22,2 9. 6 | 5. 953,0 D 96,0 459 6,2 0,53 F 36.3 10 5 47.4 ” 27 0 53,9 19 2° nn. 43,1 F LIT 5,9 8 : 49,2 0,79 ‘ 2 2 2 1,9 | # À + 49, - 20 ne A / 39,5 20 : 4: 8 92,7 ns 1 44 8 0,73 30 10. 135,4 37,4 90. |.9% :39:0 EE 20 . Le ? 0,70 Ë | ’ ETES | x ; 40 15. 36,0 86 go | 5 30,3 | 5,3 30 1e . 0,65 20 1e 0,9 32,8 20 D 002)3 0 5,2 21 1. 22 0,60 3. o | 14. 98,1 10. 0 | 5, 19,8 32 1 1 Le 30,0 91 10 | 13 57,5 28.8 10 | 5. 14,7 so 33 ; 20 | 13. 25,5 de so | 5. 9,7 4 34 5 30 | 13 1,3 de 30 | 5 4,0 55 35 5 2. 356) 7] 4015 o3| 0 | 36 l 40 12. 99,0 nr 0.129 0, A :
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AMOMÈTRE Facteur. Baromèlre. Facteur DT Facteur.
Centigrade. Réaumur.