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des disciples qui défendirent leur cause avec l’entrainement de la conviction et l'autorité que donne le savoir; sous ce rapport Le nom de Gassendi sera toujours cher à la science.
On doit encore à cet homme célèbre une observation curieuse du passage de Mercure sousle Soleil. L'illustre Képler avait averti, dès 1629 , les astronomes de se préparer à observer ce rare phénomène le 7 novembre de l’aunée 1631 ; il annonçait également un passage semblable de Vénus comme devant avoir li u leG décembre de la même année, Gassendi fut assez heureux pour jouir à Paris de la réalisation de la prédiction scienüfique de Képler. Le jour indiqué par ce graud astronome, il tourna son télescope vers le soleil et aperçut une petite tache noire et ronde déjà assez avancée sur le disque de cet astre. Il l’observa avec attention, et ne douta plus, d'après|a rapidité deson mouvement, que ce ne fût Mercure. Gassendi détermina ainsi les circonstances de cette occultation : il trouva que le centre de Mercure était sur le bord du disque solaire à 10 h. 28 m. du matin, et que la conjonctiou avait eu lieu à 7 h. 58 m. daws le 14° degré 36° du Scorpion. Il en conclut le moment de l'entrée à 5 h. 28 m. du matin, et le lieu du uœud voisin au 14° degré 52’ du Scorpion. Képler l’avait placé au 15° degré 20’ de ce signe. Enfin Gassendi estima à 20" le diamètre apparent de Mercure, mais il attendit vainement le passage annoncé de Vénus, qui n'eut pas lieu ou ne fut pas visible en Europe: c’est pour cela qu'il intitula l'écrit daus lequel il rendit compte de son observation, Je Mercurio in sole visu et Venere invisa.
La haute renommée qui s’est attachée à Gassendi comme plulosophe, a diminué l’éclat de ses travaux comme géomètre, mais ils n’en méritaient pas moins d’être recueillis dans l'histoire de la science, Sous le premier de ces rapports la carrière de Gassendi fut brillante, sans doute, et ses doctrines seraient dignes d’un examen approfondi ; mais nous nesaurions nous y livrer ici sans sortir de notre plan. Nous nous bornerons à dire que Grassendi n’a nullement basé d’une nranière absolue ses principes philosophiques sur ceux d'Épicure ; comme on l’a dit tant de fois. La vaste instruction de cet homme célèbre l'avait familiarisé avec la connaissance des philosophies anciennes ; il chercha dans la comparaison d’une foule de systèmes des armes contre l’aristotélisme dont l'insuffisance était démontrée à sa raison. Il n'est donc pas étonnant que la philosophie à priori de Descartes lait eu pour adversaire. Gassendi est en réalité, le véritabie chef de l’école éclectique en France. Il mourut à Paris le 14 octobre 1655. On a de la peine à comprendre l’immensité des travaux de Gassendi, et l'aptitude étonnante
dont il était doué pour les connaissances si diverses sur
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lesquelles il a écrit avec une remarquable supériorité. Voici la liste de ses principaux écrits mathématiques: I: Parhelia, seu soles IF spurit qui cire verum, Roiïnæ Die 20 martis 1629 apparuerunt , etc. Paris, 1630 in-4°. IT Mercurius in sole visus et Venus invisa, Paris, 1631. IUT. Proportio gnomonis ad solstitialem umbram observata Massilia, Paris, 1636. IV. Æpist. XX de apparente magnitudine solis, etc. Paris, 1636, V. De motu impresso à motore translato. Paris, id. VI. Novem stellæ visæ cérea Jovem, Paris, 1643. VIE. De proportione qu gravia decidentia accelerantur , etc., Paris, 1646. VI. Jastitutio astronomica, Paris, 1647. IX. Appendix cometæ, Lyon, 1658. etc. etc.
GÉBER ou GIABER, dont le véritable nom paraît être Aou Moussan Drarar az Surt, est un des plus célèbres alchimistes arabes. On a voulu lui faire honneur de l'invention de l'algèbre, branche de la science à laquelle il aurait donné son nom. Cardan , qui le placeau nombre des douze plus suktils génies du monde, n’a pas peu contribué à accréditer cette opinion. Mais Cardan était lui-même très prévenu en faveur de l’alchimie, et peut-être n’a-t-il fait que partager Penthousiasme des adeptes pour Géber. Les livres qui nous restent de cet Arabe, qui suivant l'historien Aboulfeda vivait dansle VIII* siècle, sont exclusivement consacrés à l’alchimie et à la médecine empirique. On y trouve bien quelques notions d'astronomie, mais rien qui indique la grande découverte attribuée à leur auteur. On a donc pu penser ou qu'il avait existé un autre Géber, ou que l’alchimiste Géber n’était pas l'inventeur prétendu de l'algèbre.
GELLIBRAND (Henri), astronome et géomètre anglais né à Londres en 1597, fut l’ami et sans doute l’élève de Henri Briggs qui le chargea en mourant de terminer son grand travail sur les logarithmes qu’il laissait inachevé. Gellibrand se conforma à ses intentions, et publia cet ouvrage, dont'il a composé tout le second livre, sous le titre de: Trigonometria britannica.
Gellibrand était curé de la paroisse de Chiddingstone,
dans le comté de Kent, lorsqu'il fut saisi tout à coup.
d’une étrange passion pour les mathématiques. Il abandonna la carrière ecclésiastique et vint s'asseoir comme écolier sur les bancs de l'Université d'Oxford. Le zèle avec lequel il selivra à l'étude le fit distinguer par Henri Briggs qui lui fit obtenir la chaire d’astronomie de Gresham. Il est auteur de divers traités sur la navigation et d'un ouvrage mathématique intitulé : Znstitution trigonomélrique , qua été imprimé plusieurs fois. Gellibrand mourut jeune encore, en 1637, probablement des suites d'un travail trop appliqué , car la nature ue l'avait pas fait géomètre. Comme astronome il ne reste rien de Gel-
librand, qui d’ailleurs partisan du systèmede Ptolémée,
traitait celui de Copernic d’absurdité.
GE GÉMEAUX (les). (Æstr.) Nam d'une constellation et du troisième signe du zodiaque, marqné H. #oy. Ba-
LANCE et CONSTELLATION.
GÉNÉRATEUR, GÉNÉRATRICE. En Géométrie, on donne ce nom à toute espèce d’étendue qui, par son mouvement, en engendre un autre, Ainsi on appelle cercle générateur de la cycloïde, le cercle dont un des points décrit la cycloïde. pendant qu’il roule sur une droite, ( Voy, CycLoïne.)
GÉNÉRATION. Ce mot n'a été employé par les géomètres que pour désigner la construction d’une étendue déterminée, par le moyen d’une autre étendue supposée en mouvement. C’est de cette manière qu’on peut imaginer qu'une sphère est formée par la révolution complète d’un demi-cercle autour de son diamètre; ou qu'un cône droit est construit par la révolution d'un triangle rectangle autour de l’un des côtés de son angle droit. Dans ce cas la droite autour de laquelle s'opère le mouvement, preud le nom d’'axe de rotation où de révolution.
Nous nous sommes déjà servis, dans le cours de ce Dictionnaire, du mot génération, enle prenant dans une acception plus étendue, soit en Pappliquant aux nombres, soit.en l’appliquant à l'espace; nous en fixerons le
sens absolu au mot PniLosorme.
GÉOCENTRIQUE (de z}, terre etde seyeroy, centre). Se dit de tout ce qui a rapport aux planètes, en considérant la terre comme le centre de leurs mouvemens, Par exemple, on nomme longitude géocentrique, et latitude géocentrique, la longitude et la latitude d’une planète vue de la terre; ct mouvement géocentrique, le mouvement propre, apparent, d’une planète sur la voûte céleste. Foy. Larrrune, Loscirune et PLANÈTE.
GÉODÉSIE (de y», terre, et de J'ulw, je divise ). Branche de la géométrie pratique qui à pour objet le partage des terres ou des surfaces, où en général, la division d’une figure quelconque en un certain nombre de parties.
On donne maintenant au mot géodesie une acception beaucoup plus générale, en désignant par ce nom la science pratique non-seulement de la division, mais encore de la mesure des terrains; et on lui fait embrasser
‘ainsi toutes les opérations trigonométriques et astronomiques nécessaires pour lever une carte, mesurer la longueur d’un degré terrestre, ete., ete. La géodesre, prise dans ce sens étendu, est proprement la géométrie pratique. Ses procédés font l’objet de plusieurs articles de ce Dictionnaire, auxquels nous renverrons. (Voy. Lever Des puans, Ménipienne, MESURE DE LA rEnnr. Ceux de nos lecteurs qui voudraient approfondir Ja science doivent consulter le Traité de géodésie de Puis