GR
sur la construction des machines pneumatiques ; et sur la théorie des forces vives et du choc des corps en mouvement. La machine pneumatique dut quelques perfectionnemens importans à l’ingénieuse discussion de S'Gravesande, et ses opinions sur la théorie des forces conformes d’ailleurs à celles de Leibnitz, devinrent l’occasion d’une longue et utile controverse parmi les géomètres.
Eo 1717, S’'Gravesande fut promu à la chaire de mathématiques et d’astronomie à l’Université de Leyde, etil posa dans son discours d'introduction les principes de la philosophie qu'il a depuis professée avec éclat. Nous ne le suivrons pas néanmoins dans le développement de ces doctrines , dont l'influence n’a été que passagère. Nous nous bornerons à dire que sous le point de vue pratique de la science, S'Gravesande démontra les avantages de la méthode introduite par Galilée et Newton, et que dans la spéculation, ses opinions auxquelles on a donné le nom de PAïlosophie , ne sont en réalité qu’un éclectisme impuissant des doctrines de Descartes, de Leïbnitz et de Locke. Après avoir refusé de quitter sa patrie pour faire partie des académies de St- Pétersbourg et de Berlin, S'Gravesande mourut le 28 février 1742, des suites de la profonde douleur quelui fit éprouver la perte inattendue de ses deux jeunes fils. Il a laissé dans la science un nom distingué cet plusieurs ouvrages importans, parmi lesquels nous citerons : I. Essai de perspective, dont nous avons parlé, La Haye, 1711. IL. Physica elementa mathematica experimentis confirmata ; sie introductio ad philosophian Newtoniam, 2 vol. in-4. La Haye, 1720, 21-25-42. IL. Mathesos universalis elementa , quibus accedunt , specimen commentarii in arithmeticam universalem Newtoni, ut et de determinandäi form seriei infinitæ ad suntæ regula nova. Leyde, 1727. in-8.
GRAVITATION. Tendance qu'un corps a vers un autre corps par la force de sa gravité. Joy. GRavirÉ.
La physique céleste est fondée aujourd’hui sur le principe de la gravitation universelle, posé par Newton, en vertu duquel toutes les parties de la matière tendent les unes vers les autres avec une force qui varie en raison inverse du carré de la distance. Les démonstrations qui ont été données de ce principe ne laissent rien à désirer, et nous pouvons le considérer comme une des lois générales de la nature. Mais , quoique sa découverte suffise pour immortaliser l'heureux génie auquel la science et conséquemment l'humanité sont encore redevables sous tant d’autres rapports, ce serait être peu justes envers les prédécesseurs de Newton, que de leur refuser une part de l’éclatante gloire dont on Pa environné, Ici, comme pour toutes les grandes découvertes , nous voyons surgir des ténèbres un point lumineux; à peine perceptible à sa naissance, il s’accroit