Les trois côtés &, b, c d’un triangle sphérique
TR quelconque étant donnés, on déterminerait un des angles, À par exemple, à l’aide de l'expression fondamentale (9) cosa-- cosh.cosc sinb.sinc
cos A —
Mais comme cette formule est peu commode pour le calcul logarithmique, on doit lui faire subir une transformation. Substituons cette valeur de cosA dans l’ex-
pression 2 sin? £ À — 1 — cos À nous aurons
cosa — cosb .cosc
2sin LÀ = 1I— - à sinb.sinc
“SIND nee cosc
Mais sinb.sinc + cosb .cosc — cos(b—c) (Sinus, 16), ct ia en général (SiNUs, 17)
cosg — cosp = 2 sin+ (p+g).sin : (p— 9) Ainsi, cos b— c) —cosa == 2 sin (a+b—c).sin ; (a — b +c)
et, par conséquent ,
RUE \/ 15 2 (a+b—c).sin 3 (a—b+c) FEES | sinb.sinc
Eu rendant cette formule homogène et prenant les lo-
garithmes, il vient
+ Log ;
.sin £
{ Lag.sin ? (@+ b — c) (a — b + c) — Log — Loge}
Comme on peut désigner successivement chacun des angles par À , en faisant le côté opposé = a et les deux autres — b, — c, on pourra évidemment calculer de
la même manière les trois angles du triangle.
27. Deux côtés a et à étant donnés avec un angle, la détermination des deux autres angles et du troisième côté dépend de la position de l'angle connu qui peut être soit opposé à l’un des côtés connus, soit compris entre ces deux côtés. Ce cas général se subdivise donc en deux cas particuliers.
I. Soient donnés les côtés 4 et bavec l’angle A opposé à l’un d'eux. La détermination de l'angle B opposé au côté b est tirée de la proportion (20)
sing : sin® : : sinA : sinB, d’où ; sinb.sinA snB — sin a
TR 591 ce qui peut être calculé directement parles logarithmes.
Pour déterminer l'angle G, il faut obtenir une rel1-
tiou entre les côtés a et 2 et l’angle compris C, à l’aide des expressions fondamentiles (g).
Or, la première et la dernière de ces expressions étant mises sous la forme
cosA .sinb.sinc — cosa — cosb.cosc
cosC.sinb.sina == cosc — cosb.cosa, si on élimine cosc entre ces deux équations, il vient cosA .sinc + cosC.sina — cosz.cosb ;
puis mettant dans cette dernière la valeur de
sina.sinc
sin c — = sin À
tirée de la proportion fondamentale
sina : sinc : : SinÀ :
sinC,
on obtient (r) cotA.sinC +- cosC.cosb — cota.sin/
ce qui est la relation demandée. Pour pouvoir tirer de cette expression la valeur de l’angle GC, il faut avoir recours à un artifice de calcul en déterminant un angle auxiliaire + tel qu’on ait
tangp = cosb.tangA ,
car cet angle étant connu , on a
ta tang À — LU 2 sing cosb cosb. cosy ou o5b.
BCE c cos y sin ÿ
Substituant cette valeur de cot À dans (r), ceute équation devient
cos à siu @
cosp.sinC sin ÿ.cosC:! = cota.sinb
mais (Sinus, 16), cosy sin C + sin y. cos C donc définitivement
= sin(C++),
tangb. sin @
Eu EE) = aug a
expression qui fait connaître la valeur de C +9 et par conséquent celle de C.
Aivsi, pour nous résumer, les données étant a, betA,
on commencera par Calculer $ à l’aide de la relation Log tango = Log cosb + Log tang A — 10,
puis on trouvera la somme C++ par celle-ci
592 TR Log sin (C++) = Log tangb + Log sing — Log.tanga.
Quant au troisième côtéc, on le calculera par la proportion entre les sinus des angles et les sinus des côtés opposés qui donne
sin a.sinC
sinc = —— sin À