‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 419 sur 430 · VEMENT · texte numérisé non relu

VEMENT

La largeur de l'aile ne doit pas surpasser le + de sa longueur. Elle en est ordinairement le ? ou le £ On doit plutôt diminuer langle des élémens avec le plan du mouvement que l’augmenter.

Si, renonçant à la figure rectangulaire , on veut former l’aile de manière qu'en employant la même surface de toile le moulin transmette la plus grande quantité d'action , la figure qui réussit le mieux en grand est celle d’une aile élargie (PI. 40, fig. 2) formée en plaçant à l’extrémité du rayon un barreau égal au + du rayon, et partagé au point où il le coupe dans le rapport de 3 à 2. Les inclinaisons des élémens transversaux doivent être réglées d’après la table précédente.

2° Vitesse des ailes par rapport à celle du vent. Tes ailes étant disposées de l’une ou de l’autre manière indiquée ci-dessus, on doit, pour en obtenirle maximum d’effet, maintenir leur vitesse de rotation dans un rapport constant avec celle du vent. Cette vitesse de rotation à l'extrémité de l'aile doit être égale à 9, 7 ou 2, 6 fois celle du vent. (Ce résultat, établi par Smeaton d’après les expériences en petit, s'accorde exäctement avec les ob servations de Goulomb, sur les moulins de la Belgique.)

3 Quantité d'action transmise par les ailes. Les ailes étant disposées comme ila été dit ci-dessus, et leur vitesse maintenue par rapport à celle du vent dans le rapport qui vient d'être énoncé, la quantité d'action transmise est proportionnelle à l'aire des ailes. Elle croit. un peu moins rapidement que le cube de la vitesse du vent , en sorte que, la vitesse du vent devenant double, il s’en faut de = que la quantité d’action | transmise devienne octuple. Négligeant cette différence, TOME Al,

tangulaires ; la figure la plus avantageuse est celle de l'aile dite à la hollandaise, offrant au vent une surface légèrement concave et dont les élémens transversaux ont les inclinaisons suivantes.

Le rayon de l'aile étant divisé en 6 parties, le premier élément en comptant de l’axe est désigné par r. Celui correspondant à l’extrémité de l'aile est désigné par 6 (les nombres expriment des degrés sexagésimaux.)

milieu de

BA extrémité.

l’aile.

ou écrira entre la quantité d’action transmise en une seconde par une aile de moulin et les élémens de cette quantité, l’équation 2,27 v.P —nov laquelle, pour satisfaire aux expériences de Goulomb et de Smeaton, doit devenir 2,27.V.P = 0,130s:.

équation dans laquelle a est l’aire d’une aile exprimée

en mètres carrés ;

v la vitesse du vent exprimée en mètres ;

P l'effort exercé sur une aile par l’action du vent, dans le sens du mouvement circulaire , supposé appliqué

à l'extrémité de l'aile, exprimé en kilogramme ;

ñ un coefficient numérique, déterminé par l’observation.

Cette détermination néglige la considération de la variation de la densité de l’air atmosphérique, à laquelle on n’a pas eu égard davs les observations.

3. Les moulins à vent à axe horizontal offrent divers inconvéniens, dont les principaux sont: 1° la nécessité de faire varier leur vitesse quand celle du vent varie; 2° la nécessité de les orienter; 3° le danger qu’ils courent quand la vitesse ou la direction du vent change brusquement.

On peut remédier aux inconvéniens de la variation de la vitesse par les moyens connus , employés pour faire en sorte que des axes se transmettent le mouvement de rotation avec des vitesses dont les rapports puissent varier . Les moulins sont souvent disposés de mauière à s'orienter d'eux-mêmes. On emploie à cet effet une queue placée dans le prolongement de l'axe

CE di

du volant , et portant un plan vertical, sur lequel le vent agit comme sur une grrouette. Un moyen plus avantageux consiste dans l'emploi d'un petit moulin, placé aussi à l'extrémité d’une queue, dans le plan vertical passant par l'axe du volant. Ce moulin auxiliaire, toutes les fois qu'il n’est pas dans la direction du vent, fait tourner un axe , et par suite un pignon engrenant dans une crémaillère circulaire fixe. Il en résulte le mouvement nécessaire pour orienter le système mobile doat le volant et le petit moulin font partie. On remédie aux effets de la violence du vent, en serrant la toile dont les ailes sont couvertes. On pourrait employer des dispositions d’après lesquelles cette manœuvre serait opérée par le mouvement même du moulin, lorsque la vitesse dépasserait une limite donnée.

4. Des moulins à vent à axe vertical. Les dispositions de ces moulins sont plus variées que celles des précédens. On peut distinguer :

1° Ceux dont les ailes sont formées de plusieurs volets mobiles sur des axes verticaux , lesquels présentent leur largeur au vent quand ils doivent recevoir son action, et leur épaisseur quand ils doivent s’y soustraire.

2° Ceux dont les ailes sont fixes et protégées dans leur retour contre l’action du vent par une enveloppe cylindrique. Ils doivent être orientés comme les moulos à axe horizontal.

3° Les moulins dits panermores , dont la surface des ailes est une sorte de conoïde préseutant alternativement à la direction du vent sa concavité et sa convexité. Le mouvement est imprimé au moulin en raison de Ja différence de l’action du vent sur les deux faces des ailes.

Chacune de ces dispositions offre divers inconvéniens, et toutes, à dimensions égaies, ne peuvent transmettre qu'une faible partie de la quantité d'action qui serait transmise par un moulin à axe horizontal. On n’a pas publié d'observations propres à faire apprécier exactement leurs effets.

5. Parmi les moulins à vent à axe vertical , on peut distinguer le suivant (PI. 40, fig. 3) , dont la disposition ingénieuse n’est point décrite dans les traités de mécanique ou collections de machines connues. L’axe passe au travers d’un cylindre vertical susceptible de tourner, et portant à son extrémité supérieure une roue dentée, Ce cylindre est fixe pendant que le moulin travaille. L’axe du moulin porte quatre bras. Les ailes sont fixées sur les roues extrêmes. Ces roues ont un diamètre double de celui de la roue fixe. Le diamètre des roues intermédiaires est arbitraire. Les situations des ailes entre elles et par rapport à la direction du vent étant une fois fixées, le mouvement du moulin ne les changera pas. On orientera facilement le moulin, et on réglera l'effort qu'il pourra recevoir du vent, en faisaut tourner le cylindre auquel la roue dentée fixe

VE est adaptée. Cet appareil, inventé par J. Jackson, est décrit dans le Xeportory of arts, tom. 8, 1806.

Il est reconnu que la vitesse du vent la plus favorable pour le travail des moulins est de 18 à 26 pieds par seconde. D'après les expériences de Borda, on peut poser comme principes , 1° que les impulsions du vent sont proportiounelles aux carrés des vitesses ; 2° qu’elles croissent dans un plus grand rapport que les aires des surfaces exposées à l’action du veut; 3° que la pression du vent qui parcourt 20 pieds par seconde , contre une surface plane d'un pied carré placée perpendiculairement à la direction du courant, est équivalente au poids d’une livre; 4° que l'impulsion contre un plan double en surface est plus que double du poids observé.

Voyez pour tout ce qui concerne l'emploi du vent comme moteur mécanique : Description de l'art de construire les moulins, par Beyer; Collection des machères approuvées par l'Académie, tomes 1 ,Get 1; Annales des arts et manufactures, tomes 20 et 41 ; et

le Traité de la composition des machines, par Borgnis.

VENTILATEUR. (Meéc.) Appareil qui sert à renouveler l’air dans les lieux bas et fermés. Le ventilateur proprement dit n’est qu’un soufflet, mais on obtient aussi le renouvellement de l’air à l’aide de fourneaux d'appel qui établissent un courant. Voy. les Mémoires de l’Académie des sciences, 1768; l'Art d'exploiter les raines de charbon de terre, par Morand; et les 4nnales des mines, 1802.

VÉNUS. (4st.) C'est la plus brillante des planètes de notre système et la seconde dans l’ordre des distances au soleil. On la désigne par le caractère Q.

Vénus est située eutre Mercureet la terre. Elle décrit autour du soleil une orbite presque circulaire dont l'excentricité n’est qu'a peu près la sept millième partie de son demi grand axe. La constitution physique de cette planète doit se rapprocher beaucoup de celle de la terre, car ces deux corps offrent des points frappans de ressemblance dans leurs volumes , leurs densités et la durée de leurs rotations.

Le diamètre de Vénus est de 3138 lieues de 2000 toises, et par conséquent diffère peu de celui de la terre. Si pour exprimer en nombres les rapports des dimensions de Vénus aux dimensions de la terre on prend cette dernière pour unité, on trouve que le diamètre de Vénus est 0,97 et son volume 0,93 Sa masse, déduite de la théorie, étant représentée par 0,88, il en résulte que sa densité moyenne est égale à 0,95 ou qu'elle est à peu de chose près égale à la densité de la terre. Véuus est en outre entourée d’une atmosphère dont la puissance réfractive ne parait pas différer de:

VE

celle de la nôtre et sa rotation sur elle-même s'effectue en 23h 21" 7”, 2.

L'orbite de Vénus étant renfermée dans celle de la terre, cette planète nous présente les mêmes apparences que Mercure (voy. ce mot), c’est-à-dire qu’elle semble osciller autour du soleil dont elle ne s’écarte jamais de plus de 48°. Sa plus grande distance angulaire ou son élongation varie entre 45° et 48°

Vénus a des phases comme la lune. On la voit quelquefois passer sur le disque du soleil où elle projette une petite tache noire. (Foy. Passage.)

Voici ses élémens rapportés au premier janvier 1801.

Demigrand axe, celui de la terreétant 1 0,7233316 Excentricité en partie du demigrand axe 0,0068607 Diamètre équatorial , celui de la terre

CLANL IT choses cienesesese 0,9750000 Période sidérale moyenne en jours

MOYENS... soso eee cet... 2245,7007869 inclinaison de l’orbite...........,... 3°923'a8”, 5 Longitude du nœud ascendant...... MTRODLLIL,E T9 Longitude du périhélie............. 199 043 59; Longitude moyenne de l’époque...... 11 33 30,0

VERNIER, espèce de division employée dans les instrumens de mathématiques pour obtenir les subdivisions exactes des degrés du cercle. On lui donne commuuément le nom de Nonius, mais c’est par erreur. Le procédé de Nonius diffère complètement de celui de Pierre Vernier, adopté aujourd’hui généralement. Tous les graphomètres et tous les cercles destinés à la mesure des angles portent un vernier, dont l'usage est si simple que nous ne croyons pas avoir besoin d'en donner ici l'explication.

VERRE ARDENT. (Opt.) Verre convexe des deux côtés, qui a la propriété de rassembler les rayons du soleil en un petit espace qu’on nomme son foyer. Si l’on expose à ce foyer des corps inflammables, ils s’y embrasent promptement, et lorsque le verre est très grand et qu'en même temps il fait partie d’une plus petite sphère , on peut obtenir par son moyen un degré de chaleur capable de fondre les métaux. (Joy. Diopri- QuE et LENTILLE.)

VERSE. (Poy. Sinus vEnsE et COSINUS VERSE.)

VERSEAU. (45t.) Nom du onzième signe du zodiaque , représenté par le caractère == , et d’une constellation composée de 48 étoiles. Nous avons expliqué ailleurs pourquoi lesconstellations zodiacales ne correspondent plus avec les signes qui portent leurs noms. (Poy. BALANcGE.)

VERTICAL. (Géom.) Se dit en général de ce qui

VI 611 est perpendiculaire à l'horizon, ou parallèle à la ligne d’aplomb.

En astronomie, on nomme cercle vertical le grand cercle de la sphère céleste qui passe par le zéuith, par le nadir et par un point quelconque de l’horizon. C’est l’arc du cercle vertical compris entre l'horizon et le centre d’un astre qui mesure la hauteur de cet astre. (Foy. HAUTEUR.)

VESTA. (45t.) Nom d'une des quatre petites planètes découvertes depuis le commencement de ce siècle.(Foy. C£rès, Junon et ParLas.)

Ayant déjà donné, aux mots auxquelsnousrenvoyons, des détails historiques sur ces quatre nouvelles planètes, nous nous contenterons ici de dire que Vesta a été découverte par Olbers le 29 mars 1807.

Vesta a l'apparence d’une étoile de cinquième ou de sixième grandeur et peut être vue à l'œil nu lorsque le ciel est pur. Sa lumière est plus intense et plus blanche que celle des trois autres. Son orbite coupe l'orbite de Pallas, mais non pas dans les mêmes points où elle est coupée par l'orbite de Cérès.

D'après les observations de Schroeter, le diamètre apparent de Vesta est seulement 0”,438 ; c’est la moitié de ce qu'il a trouvé pour le diamètre apparent du quatrième satellite de Saturne.

M. Burckart a émis l'opinion que Le Monier avait observé cette planète comme une étoile fixe. Il est de fait qu’une petite étoile portée dans le catalogue de cet astronome ne s’est plus retrouvée depuis à la place qu'il lui avait assignée.

Voici les élémens les plus récens de Vesta. Ils se rapportent au premier janvier 1920.

Demigrand axe, celui dela terre étant 1 2,3678700

Excentricité en parties du demigrand

NC eee EN elec eiete cola te 0,0891300 Période sidérale moyenne en jours

IMOVENS Se Soie pre nie (loose le eleleseieiele 1325;,743100 Tnclinaison de L'OMDICAS +... ere 7° 5° g”,0 Longitude du nœud ascendant........ 109 13 19, 2 Longitude du périhélie.,..........." 240 33 24, 4 Longitude moyenne de l’époque...... 278 30 0, 4

VIBRATION. (Meéc.) Mouvement régulier d’un corps qui oscille autour d’un centre. (Foy. Lame ÉLAs-

TIQUE, PENDULE. et OsciLLATION.)

VIERGE. (4s4.) Nom du sixième signe du zodiaque marqué np, et d’une constellation composée de 110 étoiles. (Foy. Barance.)

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