‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 42 sur 430 · BR · texte numérisé non relu

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R étant le ravon des tables de sinus, nous aurons pour l’espace cherché

2 (60,314)sin? G6",47) 5

Pour obtenir cette valeur en mètres il faut la multiplier par le rayon équatorial de la terre qui est de 6376466 , et elle devient

2(30,314). 6376466. sin (16"47).pe — 4,89 mètres.

Aivsi la force centripète de Ja lune est la même que la force de lagravité, c'est-à-dire, procède du même principe. Donc la lune pèse vers la terre, etréciproquement celle-ci pèse sur la lune, ce qui est confirmé d’ailleurs par le phénomène des marées. ( V’oy. Marérs.)

Le même raisonnement peut s'appliquer aux autres planètes, et il en résulte que la gravité est une force universelle. Foy. PESANTEUR.

CENTRE DE GRAVITÉ. Voy. CENTRE.

GRÉGOIRE DE SAINT VINCENT (le Père). Reigieux de l'ordre de Jésus et célèbre géomètre du XVII siècle. Le problème de la quadrature du cercle a été l'objet constant des travaux de ce savant mathématiien, mais il n’y a de commun que cette prétention malheureuse, entre lui et la plupart de ceux qui ont eu en vue le même ubjet. Lelivre du père Grégoire : opus geometricum quadraturæ circuli et sectionum cont, (Anvers 1647) qui, d’après son titre, semble spécialement destiné à l’explication de la prétendue découverte qu'il croyait avoir faite d’une solution, si inutilement cherchée, contient une foule de découvertes réelles et im- 2ortantes. C’est, dit un historien des mathématiques, an vrai trésor, une mine riche de vérités mathématiques. On y trouve en effet un grand nombre de théorènes curieux et exacts sur les propriétés du cercle, et de hacune des sections coniques, la sommation géométrijuement déduite des termes et des puissances des ternes des progressions; des moyens sans nombre de arrer la parabole et de mesurer les solides de cir- TOME IL

GR 19 convolution des sections coniques, etc., ete. La publi cation de ce livre fit beaucoup de bruit dans le monde savant, il devint bientôt l’objet d’une polémique animée entre les géomètres. L’illustre Huygens prit la plume pour combattre la solution erronée du problème que le père Grégoire donnait comme décisive ; mais ce dernier trouva de nombreux défenseurs. Son savant adversaire rendit hommage à sen mérite et n’hésita pas à le placer au rang des géomètres les plus distingués, ce fut aussi l’opiuion de Léibnitz qui est consignée dans les Æcta eruditorum de Yannée 1695. Grégoire de Saint-Vincent était né à Bruges en 1524 ; il professa les mathématiques à Rome et à Prague. Il était dans cette dernière ville lors de la célèbre bataille qui la livra aux Suédois. Entrainé par son zèle à porter des secours spirituels aux soldats de sa communion, sur le champ de bataille, il v fut dangereusement blessé, et malheureusement il perdit tous ses manuscrits, fruits de cinquante ans de travaux scientifiques, au milieu des dévastations dont les protestans vainqueurs accablèrent cette cité. Le père Grégoire de Saint-Vincent est mort en 1667.

GREGORY (Jacques), né en 1636 à New-Aberdeen en Ecosse, doit être mis au nombre des grands géomètres qui ont illustré ce prodigieux XVII® siècle, si fertile en grands hommes. Après un voyage en Italie, entrepris dans le but d’enterdre les profe:seurs célèbres que ce pays possédait alors, il revint dans sa patrie oùil fut promu à la chaire de mathématiques du collége universitaire de Saint-André. Il remplit ses fonctions avec une distinction remarquable, et s’acquit en même temps par ses travaux une réputation européenne, Grégory devança, en effet , le grand Newton dans l'invention du télescope à réflexion. Il exposa sa découverte dans un ouvrage où on trouve un grand nombre d'idées neuves et hardies. Peut-être aurait-il attaché son nom aux perfectionnemens de l'optique qui ont augmenté les titres de gloire de Newton, s’il n'avait mis une importance trop grande à résoudre l’un des problèmes les plus difficiles de cette scienc®, c’est-à-dire à chercher les moyens de remédier à l'incurvation des images dans les verres ou les miroirs sphériques , et s’il n'avait ainsi perdu beaucoup de temps en essais infructueux. Grégory publia ensuite ses Exercices géométriques , dans lesquels il a démontré la quadrature de l’hyperbole donnée par Mercator ; il y réduit à cette quadrature la figure des Secantes , dout dépend l'accroissement exact des méridiens dans les cartes réduites. La suite qu’il donne dans cet ouvrage pour exprimer la circonférence circulaire, est d’un usage très difficile. Il résulte de sa correspondance avec Collins qu'il avait découvert l’origine de l’expression d’une des suites que Newton avait trouvées pour le cercle ; il en envoya la continuation à ce géomètre , avec la suite nouvelle qui exprime l’arc

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