‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 2)Chapitre 43 sur 430 · GR · texte numérisé non relu

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par le sinus , et qui lui appartenait entièrement, On voit encore dans cette correspondance que Gregory était en possession de la méthode du retour des suites ; et qu'il l'aurait publiée, s’il w’en avait été empêché par son respect et son admiration pour Newton, qui se proposait lui-même à cette époque de publier la sienne. (Commercium Epistolicum , édition in-4.}

Dans un autre ouvrage sur la vraie quadrature du cercle et de l’hyperbole, Grégory entreprend de prouver que cette quadrature est impossib'e, et qu’on ne peut résoudre ce problème que par approximation. [y annonce la découverte d’une propriété des polygones inscrits et circonscrits aux sections coniques; mais elle fut contestée par beaucoup de géomètres, et notamment par Huygens. Enfin dans un traité de géométrie universelle, Grégory a donné un recueil dethéorèmes curieux et utiles pour la transformation et la quadrature des figures curvilignes, pour la rectification des courbes, la nature de leurs solides et de leurs circonvolutions , et qui sont d’une grande élégance.

Grégory était pauvre; il refusa les bienfaits de Louis XIV, à qui il avait été désigné par l’Académie des sciences, comme un des savans étrangers qui en éteit le plus digne; mais les motifs de son refus qu’il exprime dans une de ses lettres à Collins, font honneur à sa modestie : « Je suis content de ma situation, lui disaitil, quelque peu avantageuse qu’elle soit; j’ai connu bien des savans , fort au-dessus de moi à tous égards, aveclesquels je ne voudrais pas changer de condition. » Une mort subite et imprévue vint tout-à-coup briser les nobles espérances que Grégory avait fait concevoir , au mément où, dans toute la force de l’âge et du génie, ses travaux pouvaient être si utiles au progrès de la science. Il mourut à 39 ans, en 1675. Les principaux écrits mathématiques de Grégory qui ont été imprimés sont : £, Optica promota, seu abdita radiorum reflectorum el refraclorum mysteriæ geomcetricè enunciata. Lond. 1663, in-4. Il. Exercitationes geometricæ , Padoue, 1666, in-4. IT. Vera circuli et hyperbolæ qua- 1667, universalis , id. 1663, in-4.

dratura, Padoue, in-4, IV. Geomelricæ pars

GRÉGORY (Davin), neveu de Jacques Grégory fut un mathématicien distingué, mais iln’atteignit pas dans la science le rang élevé oùs’était placé son oncle, quoiqu'il se soit exercé dans les mêmes branches des mathématiques, ou peut-être à cause de cela. Il était médecin et professeur d'astronomie à l’université d'Oxford , où il eut du moins la gloire d'expliquer publiquement, lun des premiers, les doctrines de Newton, qui l'honorait de son amitié. Né à Aberdeen en 1661, il mourut à Maidenhead dans le Berkshire, le 10 octobre 1702.

Voici la liste-de ses ouvrages : [. Æxercitalio geome-

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trica de dimentione figurarum ; sive specimen methodi generalis dimitiendi quasvis figuras. Edimbourg, 1654, in-4. IT. Catoptricæ sphericæ elementa, Oxford, 1695. Le docteur Browne a traduit en anglais cet ouvrage estimé , et en 1735, Desagulier en a donné une édition plus complète. IT. 4stronomicæ, physicæ, et geometricæ elementa, Oxford, 1702. in-fol. On doit encore à David Gregory une traduction en latin dela théorie de la lune, par Newton; une excellente édition d'Euclide avec le texte grec et sa traduction latine en regard. Oxford, 1703, in-fol. , eteufin un grand nombre de dissertations insérées dans les Transactions philosophiques du temps.

GUERIKE (Orro pe), l'an des plus célèbres physiciens du XVIL' siècle, naquit à Magdebourg en 1502. C’est à lui qu’on doit la première idée de la machine pueumatique. Guerike fut aussi un des astronomes les plus distingués de son temps. L’un des premiers il annonçÇa qu’on pouvait prédire avec exactitude le retour des comètes; l’expérience et les progrès de la science ont confirmé cette opinion. Il n’en est pas de même de celle qui lui faisait supposer que les taches du soleil w’étaicut autre chose que des petites planètes, dont la révolution avait lieu dans un cercle trop rapproché de cet astre, et dont par conséquent il était presque impossible d’en mesurer la distance. Quelques astronomes ont pensé néanmoins que cette hypothèse n’était pas dénuée de fondement. Guerike, qui était en correspondance avec tous les savans de l'Europe, mourut à Hambourg en 1686. Ses travaux et ses principales observations ont été recueillis et publiés sous ce titre : Ææxperimenta nova, ul vocant, Magdcburgica, de pauco spatio, ab. ipso authore perfectiüs edita, varüsque experimentis aucta ; quibus accesserunt certa quædam de aëris pondere circà terram, de virtutibus mundanis et systemate mundi planetario , sieut et de stellis fixis ac spatio illo d immenso. Amsterdam , 1672. fig. in-fol. |

GUILLAUME IV, surnommé le Sage , landgrave de Hesse-Cassel, né le 14 juin 1532, l’un des princes les plus éclairés de son temps, s’est rendu illustre non-seulement par la protection qu’il accorda aux sciences , mais. encore par ses propres travaux. L’astronomie lui doit surtout beaucoup; il fit construire à Cassel un des premiers observatoires qui aient existé en Europeetle mu-.

nit des instrumens les plus perfectionnés qu’on possédait de son temps. On a de lui un grand nombre d’observas tions importantes qui ont été recueillies et publiées par Snellius en 1618. Il s’adjoignit ensuite Rothman et Justes Byrge, deux astronomes estimés de cette époque qu'il ne cessa de combler de ses faveurs. Ce fut également ses pressantes sollicitations que Tvycho-Brahé dut Ie avantages que lui accorda le roi de Danemarck. Gui laume mourut en 1592, Le landgrave Maurice son fil

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et son successeur, imita son exemple ct partagea ses goûts scientifiques.

GULDIN (le père Paur), religieux de l’ordre de Jésus, dans lequel il entra après avoir abjuré la foi protestante, naquit à Saint-Gall en 1577. Ce géomètre s’est rendu célèbre par sa défense de la réforme du Ca-

HA 15 lendricr grégorien, qu’il entreprit contre Calvisius, mais plus encore par une méthode d’appréciation du centre de gravité, qu’il a exposée dans un ouvrage intitulé : De centro gravitalis trium specierum quantitalis continuæ. Viennæ-Austriæ, 1635, 1640-41-42. Il ést

mort en 1643. Foy, CENTROBARIQUE.

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