Quant à la femme , on tient généralement
qu'elle n'a pas besoin de l'autorisation de son mari pour reconnaître valablement l'enfant qu'elle a en iivant son mariage.— Loiseju, ToulL, Dur., D.A. 8. 627, n. 2.
41. — La parenté , même la plus rapprochée , ne donne pas le droit de faire une reconnaissance pour un autre, fùt-il absent. Ainsi de ce qu'un particulier a présenté un enfant à l'état civil , l'a reconnu au lieu et place de son fils décédé au moment où il devait épouser la mère de cet enfant, enceinte des œuvres du défunt, de ce qu'il lui a donné son nom et celui du défunt, la élevé dans sa famille, et enfin, de ce que par un acle fait sous la loi do lTt2 , en présence de témoins , il a reconnu cet enfant pour son petit-fils, il ne résulte ni reconnaissance de paternité ni adoplion de cet enfant par son aïeul naturel
II juill. 1820. Req. Paris Manié. U.P. 20. 1.
42. — Il esl sans dilBcullé qu'un mandataire peut valablement reconnaître un enfant pour le père. '
43 —Mais dans quelle forme sera donnée la procuration?—Duranton, t. 3, n. 222, distingue -la procuration doit être spéciale el authentique , dil-il ,si la reconnaissance est faite devant l'oificier civil, ."si elle est faile devant notaire, uu simple pouvoir spécial, même par lettre, suffit. — c./if/vi, Dallez, qui pense qu'elle doit toujours être authentique , ce qui nous paraît bien rigoureux.
44.— Jugé que celé faite par un fondé de pouvoir, en vertu d'une procuration passée en 'iiyvet devant notaire esl valable. — 1" fév. 1812. Pans Chrétien. D.A. 8. OIS, n. 1. D.P. 22. 2. 182, et I8i, n. 3.
43— Et la reconnaissance faite en vertu d un pouvoir sous seingprivé du père, est valable, si, plus lard, le père, décédé sons le code , l'a qualifié de son Bis naturel dans un legs qu'il lui a fait par testament authenlique.— 2 janv, ISIO. Paris, Coinpigny. D.A. 8, 014, n. t. D.P. 2. 302, et 19. 2. 19.
46. — Mais il a été juge, même à l'égard d un enfant né avant le code civil que la reconnaissance fa le par un tiers dans un acle authentique, en vertu d'une lettre du père qui lui en donne le droit , «si nulle, encore que celle lettre ait été annexée à 1 acte de reconnaissance, et que le père soit décedo sous la loi du 12 brum. an 2. -a6fév. 1817. Riora. Destaing. D.A. 8. 644. D.P. 18. 2. 5. . .
4".- La circonstance qu'un enfant aurait aeja eie reconnu par un individu ne fait pas obstacle a ce qu'il le soit par un autre.