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Du reste, l’article 2102-4° subordonne le privilège du vendeur non payé à la possession de son acquéreur, Sans distinguer si cette possession a été transmise à quelqu'un ignorant ou connaissant le défaut de paiement. A plus forte raison, la règle est-elle la même pour laction en résolution dont les conséquences seraient autrement graves pour le possesseur actuel que l'exercice da privilège.
L'erreur de droit va constituer la bonne foi aussi bien que l'erreur de fait, car nulle part la loi n’établit de distinction entre l’une et l’autre. Cependant, il sera important de tenir compte de la cause d'erreur en ce qui concerne Ja preuve. L'article 2268 pose une règle qui n’est que l'application à la prescription d’un principe bien plus général dominant tout le droit, La mauvaise foi ne se présume point, et c'est à celui qui conteste l'erreur, base de la bonne foi, à prouver que cette erreur n'existait pas. Mais, si l'erreur invoquée est de droit, ce principe sera mis en échec, et l’ordre des preuves renversé. L'erreur de droit est l’ignorance d’une disposition législative annihilant des prétentions. Or, nul n’est censé ignorer la loi : ce sera donc au possesseur qui prétendra s'être trouvé dans cette ignorance exceptionnelle à létablir {.
Ces diverses preuves s’administreront de toute façon, par témoins et surlout par présomptions, la nature seule de la bonne ou de la mauvaise foi rendant toute preuve écrite impossible.
La nature du fait à prouver produit une autre con-