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proche des actions divisoires. L'action qui doit faire respecter la possession contre les atteintes portées par un tiers, doit être une action personnelle intentée contre ce tiers. Tel est, en effet, le principal caractère de l’interdit Utrubi, caractère commun avec tous les interdits, et voilà comment notre interdit a une certaine analogie avec les actions ex delicto. Ici, le délit qui donne ouverture à l’action, c’est la vis contra edictum. Savigny avait donc un bon point de départ, lorsqu'il assimilait l’interdit à une action ex delicto.
Mais Savigny a abusé de cette idée en refusant à l'interdit Utrubi un second caractère ; je veux dire un caractère réel. — Il faut bien lui reconnaitre aussi celui-là, lorsqu'il est intenté par un possesseur ancien contre un nouveau possesseur qui n’a pas reçu la possession du premier, mais bien d’un possesseur intérimaire. Le nouveau possesseur dont la possession a, nous le supposerons, toutes les qualités voulues, succombe uniquement parce que sa possession est inférieure en durée, pendant l’année qui précède l'émission de l’interdit, à la possession de l’ancien possesseur. L'ancien possesseur ne se base done sur aucun délit, sur aucune violence, pour intenter l’mterdit. Sur quoi se base-til donc? — Sur son droit absolu à la possession qu'il réclame, qu'il suit entre les mains d’uu tiers possesseur : donc, c’est une revendication de la possession, une véritable action réelle qu'il intente.
À la fois personnel et réel, linterdit Ufrubi est double comme les autres actions mixtes : (familiæ erciscundæ, communi dividundo, finium regundorum),
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c’est-à-dire qu'il peut entrainer condamnation contre l’une ou l’autre des parties : l’une ou l’autre sait d'avance qu'elle sera ou victorieuse ou condamnée : pas de milieu. Et c’est très logique, car, si l’une d'elles revendique à tort la possession, cet exercice intempestif d'une action possessoire constitue, vis-àvis du possesseur actuel, une sorte de trouble qui demande réparation; et, d'autre part, une juste réciprocité exige que, si c’est le possesseur actuel qui intente mal à propos l’interdit, lui aussi encoure une peine. Nous verrons plus loin comment, au moyen de sponsiones in judicio, on donnait au juge les pouvoirs suffisants pour arriver à ce résultat.