Quest
ant ASE TR Ce jurisconsulte, en effet, voyait avec peu de faveur les avantages entre époux (1). Il voyait d’un mauvais œil, notamment, la convention de bagues et joyaux et appréciait trop injustement, selon nous, les sentiments qui, disait-il, animaient les femmes lors de leur mariage. Le passage suivant en est un exemple : « La veuve n'en a que faire, si ce n’est pour trouver un nouveau mari; et n'est pas bienséant qu'elle en recouvre un aux dépens du défunt, ni qu'elle se pare pour plaire à autre qu’à son mari, qui les lui a donnés. Disait Sapho, en l’épitre faite par Ovide :
« Cui color infelix, aut cui placuisse laborem ; « Ille mei cultus unicus auclor abest, »
Ce jugement plein de malice sur les femmes, du spirituel auteur que nous venons de citer, n’est pas exact. Estil bien vrai que la femme qui se marie pense aux tristes augures du veuvage et nourrisse la prévision d'une seconde union ?
Ne faut-il pas dire plutôt que la future épouse, en stipulant un préciput, veut conserver des objets auxquels le plus souvent sont attachés de tendres souvenirs ; ces objets, la plupart du temps, elle les avait déjà étant jeune fille, ou elle les tient de l'affection de son époux ou de ses proches. Ils lui sont donc chers à plus d’un titre, et lui conservent le doux souvenir des jours heureux de son union, ou de sa jeunesse.
Il serait douloureux pour la veuve de les voir passer, à la dissolution du mariage, en mains étrangères.
4, Ibid, 17.