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pris par ceux de ses lecteurs qui ne sont pas des savants, Sylvester n'oublie jamais que c'est pour le S^-rand public qu'il écrit. Chaque fois que la périphrase dont Du Bartas enveloppe lobjet qu'il désigne, n'a pas chance d'être immédiatement pénétrée parle lecteur, Sylvester révèle l'enig-me en employant le mot courant :
La fleur Oenotrieiine (174; devient The flowr of Italy (16) Le peuple Atraniitain (285) » Arabians (26)
Aux champs des Druydes (532) .» At Dreux (50) L'oiseau digère-fer (oOi) » The mighty Estridge (46)
Les laboureurs cornus (426) » Thy buUocks i 185)
C'est toujours la même préoccupation qui guide le traducteur lorsqu'il développe une image employée par le poète français. C'est que cette image lui a paru trop concise et trop peu claire. Le mot ecrevisser, dans les vers suivants lui a semblé rentrer dans cette catégorie.
« Puisqu'auec vn seul mot tu fais des fleuues sourds (Grand vicaire de Dieu) escreuisser le cours » (1).
«. Thou makest Rivers the niost deafly-deep
To lohstarize (back to their source to creep) » (2).
D'autres fois Sylvester se trouve partagé entre le désir d'être fidèle au texte et celui de se faire entendre de ses lecteurs. La marge lui vient alors en aide.
« Geste Antiperistase (il n'y a point danger De naturalizer quelque mot estranger :