‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 119 sur 234 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

G. Voir les critiques de Sainte-Beuve, on. cit.

Ashton 13

« Seigneur, c'est le Serpent, ouurage de tes doigts, Qui m'a, dit Eue alors, fait transgresser tes loix » (1).

L'apposition du premier vers, pour discrète que soit l'allusion, n'en renferme pas moins une parole assez audacieuse à l'adresse du Créateur. Nous pensions bien que le poète puritain atténuerait la franchise un peu rude du Huguenot :

« Lord (answers Eve) the Serpent did intice My simple frailty to this sinfull vice » (2).

L'humilité de cette réponse paraît d'autant plus touchante^ quand on la rapproche de l'attitude d'Eve dans le poème de Du Bartas. Que Sjlvester se soit parfaitement rendu compte du contraste, c'est ce qu'il n'est pas possible de nier; obligé par l'ensemble du texte à traduire littéralement une réponse analogue d'Adam, Sylvester a bien soin de montrer en note le caractère impie et odieux de l'accusation qu'il porte contre Dieu. Il a écrit en marge : « Adam's reply excusing himself and covertly imputing his Guilt to God ». De l'ensemble de ces rapprochements de texte et de traduction se dégage cette question: est-ce bien du traducteur qu'on a pu écrire : « He overcharges instead of softening » ? (3).

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