‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 12 sur 234 · Brit. Mus., Cottonian MSS., Nero. B. VI, folio · texte numérisé non relu

Brit. Mus., Cottonian MSS., Nero. B. VI, folio

2. Chambers, Domestic Annals of Scotland. Edimbourg et Londres, 18.08, pp. i-]l\ 176.

sur le [toint de partir quand l'ambassadeur l'a écrite. Palma Gayet est évidemment inexact. Nous croyons donc que Du Bartas est arrivé en Ecosse vers la fin du mois de mai iBSy et que c'était sa première visite. Il est certain qu'il se trouvait en Ecosse à la fin du mois de juin, puisqu'à ce nionient-là il a visité Saint Andrews, en compagnie du roi (i). A cette époque le Collège de Sainte Marie avait comme Président, Andrew Melville, chef du parti presbytérien et principal adversaire du roi. Son neveu, Andrew Melville, après nous avoir appris que Du Bartas « fut bien reçu selon sa mérite » nous donne, sur la visite à Saint Andrews, de« détails qui montrent que l'intimité était grande entre le roi et Du Bartas. Ce dernier assista, avec le roi, à des discussions religieuses, u The King with M. du Bartas came to the Collège Hall where I

causit prepared and hâve in readiness a banquet

whereat his Majesty campit very merrily a gude while and thereafter went to his house. But M. du Bartas tarried behind and conferrit with my uncle and me a whoie hour and syne followed after the King ». Le roi demande l'opinion du poète sur les discours qu'ils venaient d'entendre et approuve son jugement. Le sieur Du Bartas prit congé du roi au temps de la moisson, (« was dismissed in the harvest, to his Majesty's great praise sae long as the Frencli tongue is used and understood in the world »).

La citation qui précède nous donne une idée de la

I. Chambers, Domestic Àiinals of Scotkuid, Edimbourg- et Londres. i858, pp. 17/1-176.

durée de la visite. Du Barlas partit dans l'automne de launée 1587. Hamilton indique la date du 3o août 1087 (i) : « Du Bartas is vis day to tak his leave of his Ma*'^, to relurne to y^ Rochell bie y"^ vessell att Dunbartone. He bas bene verie honorablie used l>ie bis Hienes during- his abode, and one of y'^ best ships in vis country sent onlie for his sure Iransporting, his Ma*'® bas yesterday made him knii^bt : g"ivin him a chain weying a thousand crounes, & two thousand crounes of y® sone also ; et to everie one of his coinpanie a somme of money w^ a tablelt of g"old, having in itt bis M. pourtraict ; by a number of backneys, & other présents, made to him bie some of y^ nobilitie & courteours ».

Toutes les autorités sont d'accord pour montrer le brillant accueil qu'on fit à Du Bartas en Ecosse (2).

L'amitié de Jacques VI lui procura bien des avantages dans sa mission. Melville s'exprime ainsi : « Monsieur du Bartas qualities wer sa gud and his crédit sa gret with his Maiestie, that it apperit gif the ambassadouris bad not alreddy maid saill, that ther voyage suld bave bene stayed for that seasoun, The chanceler assured Mons'. du Bartas, as he schew me, that the mariage of Denmark suld not tak elTect.... »

1. Lodge, Illustrations of Brifis/i Histori/. Londres, i7()i (Brit. Mus., 9502 h. 6). II, p. 352.

2. Voir Scev. de Sainte-Marthe, op. cit. Chambers, Domestic Armais . .. I, p. 174-176. Sir James Melvill of Halhill, o/j. rit. Teulet. Michel, De Thou, Colletet, o/i. cit.

Du Bailas [)arait avoir alleudu le retour tlu Danemark des ambassadeurs. « L'ou m'a dict, Sire » écrit l'ambassadeur de l'Aubespine Chàteauneuf « que led. du Barlaz est pour s'en aller incontinent après l'arrivée des ambassadeurs qui sont allez en Dannemarck et qu'il se doibt embarquer es costes d'West dans un navire que ce roy a commandé estre equippé pour luy... »

Scevole de Sainte Marthe rapporte avec quel regret Jacques VI vit partir Du Bartas, après avoir essayé, mais en vain, de lattacher à sa personne. Le roi écrit à Henri la ItUlre suivante (i) :

« Monsieur mon frère je n'ay vouleu laisser passer l'occasion du partement du sieur du Bartas sans par la présente vous tesmoigner le ^rand contentement que j'ay receu par sa compagnie ce tens passé et com- , bien son absence me seroit déplaisante sy autiement se pourroit faire. Vous avez certes g'rand occasion de louer Dieu et vous estime très heureux d'avoir le service et conseil d'un si rare et vertueux personnag-e. Je cesse d'en dire d'avantage puisque ses mérites publient ses louang-es et vous prie de croire tant luy que ce g-entilhomme mon serviteur qui l'accompagne comme moy-mesme en tout ce qu'ils vous diront de ma part. Cependant je fais fin en priant Dieu, Monsieur mon frère, de vous donner tel succès à toutes vos affaires que vos actions méritent et vostre cœur pourra souhaiter.

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