‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 13 sur 234 · I. Larroque, op. cit. Notes à la vie de Du Bartas · texte numérisé non relu

I. Larroque, op. cit. Notes à la vie de Du Bartas

De Falklande ce vingt et sixième de septembre 1587.

Votre très affectionné frère

Jacques.

A Monsieur mon très cher frère le Roy de Navarre ».

Si l'on en juçe par son dernier poème, Du Bartas passa dans la tristesse les quelques années qu'il vécut après son retour d'Ecosse. Peut-être y a-t-il de l'exagération poétique dans l'expression de cet état d âme, cependant, nous ne pouvons mettre en doute la sincérité de ces quelques paroles mélancoliques, que Du Bartas a laissé se glisser dans un cliant de triomphe (i) :

« Mon front, serene toy, et vous, tristes pensées, Dans vn gouffre profond de soucis enfoncées, Reguindez vous au Ciel. Et vous, trois fois trois sœurs, Qui depuis quelques ans, chiches de vos douceurs Laissez ma langue à sec...

Xe souffrez que mon œil, dolent, trouble de pleurs L'alegresse publique et qu'entre tant d'orphees Ingratement muet, ie taise ces trophées ».

Nous ne pouvons affirmer si Du Bartas assistait, ou non, à la bataille d'ivry, qu'il célèbre dans ce poème. Larroque (2) croit qu'il n'y assista pas, et M. Pellissier (3), se fondant sur une lettre de Du Bartas, arrive à la même conclusion.

Les détails précis qu'il donne de la bataille dans son « cantique » feraient croire qu'il en fut le témoin. Mais, dit M. Pellissier : « Rien n'empêche... qu'il ait

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