II, Laïc, p. 171. 9. Id., p
Dans la traduction de la Seconde Semaine, Sylvester paraît traduire avec assez d'aisance les bizarreries de l'orig-inal. Dès la 2® partie du 2" jour {Babylon^ il semble atteint — qu'on nous permette l'expression — d'une véritable crise de mots-composés.
Voici une liste de ces mots, recueillis dans la première moitié de la page 124 de notre édition in-f» (64 vers) :
Soûle- charm
lieav'n-deer ' Daunt-earth " Heav'n-adorning
Green dry
Heav'n-tuned
Glory-wingod
Wit-wondrous
Grace-followed
All-divine
Withr'd-springing Gold mouthed Voyce-matcht Hearfs-king
Heav'n-faU'n
Bashfully-bold
Modest-brave
Grave-sweet
Choice-tearm'd
Alîection-stirrer
Soul-charm
De tous ces mots composés, trois seulement — que nous avons marqués — existent dans l'original. Il est arrivé à Sylvester d'imaginer des composés qui n'ont pas leurs pareils parmi les plus hardis de Du Bartas. Par exemple l'aig-le est nommé Sun-fixt-gazing Fowle (r) ; le monde, the store-seed- World (2). Il faut dire, cependant, que les cas où Sylvester dépasse ainsi les pires hardiesses de l'original sont exceptionnels.
On aurait tort de considérercomme autant de fautes tous les mots qui figurent sur la liste ci-dessus. Ce mode de composition, en effet, estéminemment anglais. Sylvester a montré sur ce point comment il pouvait utiliser les ressources d'une langue dont il possédait