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C'est-à-dire : la poésie contemporaine

5. Doraments lilusfrati/if/ Elicabethan Poetry, Ed , Laurie Mag-nus, London, 1906, An Ap'jlofjy for Poetry (Sir Philip Syd-

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C'est à pareille école (jiie Sjlvesler fait son apprentissage de la poésie, poui' aborder immédiatement la traduction dune œuvre telle que celle de Du Bartas ! Peul-on dès lors s étonner de trouver chez lui des défauts de style et de goût, qu'il ne faisait que puiser dans son milieu : Est ce que ces défauts fournissent un motif suffisant pour lui dénier le titre de poète ?

Pour nous résumer, disons qu'en général la traduction est bonne, rarement surchargée et moins souvent encore abrégée. Ce que le traducteur a ajouté, il Ta fait dans le but de rendre son livre plus intelligible. Quand il retranche, c'est encore par considération pour le lecteur dont il veut ménager l'intérêt ou les sentiments.

D'ailleurs il ne touche qu'à des détails de peu d'importance pour l'ensemble, et il le fait avec une réserve infinie. Payant cité que des passages remarquables pour quelque particularité, il nous a été difficile de faire connaître suffisamment la fidélité de cette traduction, où l'on ne relèverait peut-être que trois contresens (i). Nos citations démontrent, nous osons le croire, la supériorité de la traduction de Sylvester

ney), pp. loo loi. Cf. Weblje. A f/iscourse of Eiifjù's/i Poetry, Idetn, p. 220. « I scorn and spue out ihe rakehclly roui of our rasTî^ed Rhymers (for so theinselvcs use to hunt the LeUer which without learniiii^ lioasl, wiliiout judgment jang^lc, withoul reason ras^e and fume », etc.

I. Du Barlas I. p. 3oi, Mulets. Sylvesler, p 27, Deasts, au Heu de Mufps. Id.. I. p. 897, Malailes esprits, id., p. 35. the Sick, au lieu de demented. Id., II, p. 3i8, La clarté guide peine, id., p. i4o, yriefe-guiding day , au lieu de labour- g iiiding day.

sur ct'llos de ses corilemporinns et même sur celle cruii moderne. Elle [)eiit leur être préférée, non seulement en tant que traduction, mais même lorsqu'on la considère au point de vue de sa valeur artistique.

Ce n'est pas non plus une mince preuve de l'excellence de cette version que ce soit par elle que l'œuvre de Du Barlas soit devenue pendant ([uelqne temps vraiment populaire sur le sol anglais.

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