‹ Du Bartes en AngleterreChapitre 156 sur 234 · P. 281. II. Colonies · texte numérisé non relu

P. 281. II. Colonies

lion de la Genèse et de VExode^ovia <( Liiiien God and seruen hini ay ».

Chaucer dans le Monlis Taie écrit a An ydolaster was lie ay ». Shakespeare s'en sert avec une certaine force dans cette phrase : « Let this pernicioiis hour stand aye acciirsed in the kalender » (i). Comme l'œuvre de Sylvester fut une des premières lues par Millon, nous admettons que le jeune poète ait pu ajouter ce mol à son vocabulaire d'après Svlvester; mais nous tenons plus aux ressemblances g^énérales qu'à l'usag-e d'un seul mot, qui, d'ailleurs^ n'est pas particulier au traducteur de Du Bartas.

Dunster mentionne ég-alement l'adjectif « glassy » appliqué à l'eau. Sylvester à écrit :

' « 0 King of grassie and of glassie Plains » (2) . ■

Dunster donne encore à l'emploi du mot « glassy » une importance exagérée. Tout d'abord l'idée d'appliquer cet adjectif à l'eau n'exigeait pas une puissance poétique particulière. De plus, Dunster n'a pas réfléchi que la Bible aurait pu donner cette idée à Milton bien avant sa lecture de Du Bartas. La traduction de Rev. XV, 2 (Coverdale, i535), nous offre le texte suivant « And I sawe as il were a Glassy e see niinglcd withjîre » . La version de Wyclif avait déjà « a glassen see » et la traduction de i6ii, « a sea o/glass » Greene dans son Menaphon (lôSg, Arber, 40 se sert de la même expres-

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